MONASTERES DES CI.ERCS
.voyiSTcniA clericorvm.
On nommait monastères des clercs, monasleria clencorum, les constnictions religieuses établies auprès des églises cathédrales et collégiales, pour loger les" chapitres et collèges des chanoines. Les apôtres et leurs di.sciples vivaient et priaient en commun avec les fidèles, mais bientôt les ecclésiastiques séculiers jouirent chacun de leurs revenus. Vers le milieu du IV' siècle, saint Eusèbe, évêque de Verceil (saint Amhroi.se, Epist. (ï3), et, vers la même époque, saint Augustin, évêque d’Hippone, rassemblèrent auprès d'eux les clercs en commun et formèrentee qu’on appelait le prcsbyteriiim; mais les malheurs des temps firent abandonner ces premières institutions. Ce fut en 767 que Chrodegand, évêque de Metz, rétablit parmi eux la vie commune; un capitulaire de 78g confirme cette institution; en 8i3, le concile d'-Ai.x-la-ChapclIe, convoque par Louis le Débonnaire, fit rédiger par Amalarius une règle fixe pour les chanoines; on s’en occupa au concile d’Arles, en 816. Le concile de Paris, tenu en 8ag, ordonna que les chefs des cxmimunautés séculières et régulières pourvussent aux besoins de ceux qui les composaient, et de cette époque dati'rent les prébendes canoniales. Ou appelait alors chanoines les clercs qui étaient inscrits dans le canon ou la matricule de l’église.
Les anciennes institutions de saint Eus(';bc et de saint .Augustin durent donner naissance aux premières léunions d’ha bitations canoniales et, par. conséquent, aux monasleria clericorum. Un plan de la cathédrale de Strasbourg, dont la construction est attribuée à Clovis, a été publié par Specklin.
INSTRUCTIONS
autour (lu xvi' siècle, dans ses Collectanées ; il n’en indique pas la source'. Ce plan, reproduit par Schadaeus et Scliiltor, au .xvir siècle, fait voir au sud, à l’orient et au nord d’une cour commune, située derrière l’église cathédrale, un édifice continu destiné au.v habitations et cellules de l’évèque et de.s chanoines. Ce plan très-vague n'indique aucun détail.
OCf.lDEST
A. Les demeures, habitations ou cellules de l’cvêquc et des religieux.
B. Cour commune. .