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E'. ÉCUBIERS DES CHAINES D'ANCRE

280. iXécessilé de quatre écublers. — Sauf sur les tout petits navires tels que des torpilleurs, des canonnières ou de petits avisos, les ('cubiers prop7*ement dits, ceux des chaînes d'ancre, doivent toujours être au nombre de quatre ; deux de chaque bord. En général, on délivre aux navires de combat quatre grosses ancres : deux ancres de bossoir, destinées au mouillage et pourvues d'appareils spéciaux pour la manœuvre, appelés bossoirs, et deux ancres de veille, appelées à compléter par mauvais temps la tenue des ancres de bossoir. Il est évident que quatre écubiers sont alors indispensables. Mais il arrive souvent, surtout pour les bâtiments cuirassés qui s'écartent peu des côtes de France, qu'on se contente de mettre deux ancres de bossoir et de délivrer une troisième ancre de même calibre que les deux premières. Cette ancre qui n'est pas disposée sur des supports extérieurs au navire est, à bien prendre, une ancre de rechange. 11 n'est pas nécessaire alors de faire d'installations spéciales pour la manœuvre de cette ancre et de ses chaînes, il sufQt de s'arranger pour pouvoir la mettre rapidement sur les supports de l'une des autres ancres. On réalise ainsi une notable économie de poids qui est très rationnelle, une longue expérience ayant montré qu'il sufQt de trois ancres dans les mers d'Europe.

Cependant \[ convient, même alors, de mettre quatre écubiers parce que le navire doit pouvoir prendre un corps niorl (*) sans cesser d'avoir deux ancres prêtes à mouiller. Il serait imprudent de ne pas se ménager celte faculté pour le cas où la chaîne du corps mort viendrait à rompre.

Lorsqu'il y a des ancres de veille, on peut se servir de l'écubier d'une de ces deux ancres pour faire rentrer à bord la chaîne du corps mort, sans cesser d'avoir en mouillage (*) un nombre d'ancres suffisan^. Mais, s'il n'y a pas d'ancres de veille, on doit pratiquer, de chaque bord, une ouverture supplémentaire pour n'avoir jamais à désemparer une des ancres de bossoir de sa chaîne. Ce sont les écubiers les plus rapprochés de l'axe qui servent pour les ancres de bossoir ; les plus éloignés sont réservés aux chaînes d'ancres de veille ou de tenue sur le corps mort.

f*) I^ corps mort est un flotteur quelconque, grand coffre ou bouée, émergeant à la sartace de l'eau, au bout de chaînes solidement tenues au fond de la mer par des ancres ou par tout autre moyen. Prendre le corps mort est l'opération qui consiste à relier le navire à ce coffre à ou cette bouée, et par suite aux chaînes dont le point fixe est au fond ae l'eau.

(S) C'est-à-dire prêtes à être mouillées en cas de besoin.

CIïAP. XXVIII.

t£00* f:]iiip]aconienl des cciibîers. — Les écubiers doivent être places le plus près possible de l'avant. Lorsque le bâtiment est maintenu à un posie déterminé, l'ancre ayant mordu dans le fond, la chaîne qui relie l'nnciie au navire fait un tour mort sur une pièce, en saillie au-dessus du pout, qu*on appelle une hitie, La bille supporte à peu près en totalité l'effort de la clifitne au mouillage.

Dans ces conditions, il est évident que la position d'équilibre du navire fious Faction du courant et du vent dépend de remplacement de l'écubier. Si la ligne de lecubier à la bitte coïncide avec Taxe du navire, le bâtiment resle dans une direction parallèle au courant et la traction sur la chaîne fe-l iiLintriium. Si la ligne de l'écubier à la bitte était perpendiculaire à l'axe, lYeubjer étant par le travers du bâtiment, le navire pour être en équilibre devrait se mettre en travers du courant, la traction sur la chaîne serait maximum. Si on donne à l'écubier une position intermédiaire entre lex- Irème avant et le travers, la fatigue sur la chaîne au mouillage est d'autant plus petiti^ que l'écubier est plus près de l'avant.

Ainsi, Técubier doit être placé le plus possible sur l'avant pour faciliter févilnge. Ce{>endant il ne faut pas le mettre trop près de Tétrave, car on doit s^a franger pour que le bec h de l'ancre {fiQ' 443) ne vienne pas crocher

Fig. 443

la quille. Comme le /a^ s'élève à peu près en tangentant la muraille, il sullît pour que la condition précédente soit réalisée que la demi-ouverlun* / = cE du bâtiment, suivant la section normale à l'écubier, soit supérieure à la demi- envergure (*)/' = ah de Tancre. Toutefois, comme l'ancre n'est jms maintenue d'une façon rigide contre le bord, on admet pour plus de sécurilé que c'est la demi-largeur Et/, comptée dans le sens transversal, qui ne doit pas élre inférieure à la demi-envergure.

Pouracliever de déterminer approximativement la position de lecjfbier, il ne resle ([u'à fixer les conditions qui règlent la hauteur à lui donner au-dessus de Teau. L'écubier doit être placé de telle façon que la ci-

*J On nomui»^ envergure ou croisée la distance entre les deux becs.

DIRECTION A DONNBR A l'aXË D£S ECUBIERS 203

gale (*) de Tancre puisse être amenée suffisamment hors de Teau pour crocher le capon (*). Jl faut qu'un homme puisse aller faire cette opération sans danger.

Avec certaines ancres spéciales dont la verge rentre dans Técubier h Ja suite de la chaîne, il n'y a pas à caponner Tancre. Mais il convient néanmoins de placer Touverture assez haut pour éviter que le tube, formant dans ce cas le prolongement de l'écubier, ne débouche sur un pont situé trop peu au-dessus de Teau.

]l est très difficile de rendre la fermeture des écubiers bien étanche. Le navire met le nez dans la plume au tangage, en outre il y a presque toujours à Tavant une vague plus ou moins haute qui monte le long du bord, les écubiers ont donc besoin d*ètre placés aussi haut que possible pour ne pas se trouver immergés à certains moments, ou du moins pour l'être moins longtemps et moins profondément.

291. Direction à donner à Taxe des écubiers. — Quand le navire est au mouillage, son axe tend à venir dans la direction que prend la chaîne à la sortie de Técubier : il est donc bon que, à son passage dans Técubier, la chaîne puisse se placer sans brisure parallèlement à Taxe du navire.

D'autre part, l'axe de l'écubier ne doit pas faire avec la muraille un angle trop aigu, car il importe que la chaîne vienne se replier sur la muraille avec le moins de fatigue possible, lorsque le navire court sur son erre au moment du mouillage.

En conséquence, soit E le centre d'un écubier {/îg. 445), EX une parallèle à l'axe du navire, EN la projection de la normale à la surface exté-

(1) On nomme ciçale la manille C (fig. 444) qui sert à relier l'ancre à la chaîne. Une manille est une maille démontable qu'en peut ouvrir ou fermer pour assembler ou dësassembler deux bouts de chaîne, une chaîne et une ancre, etc. C'est une pièce de fer arrondie, recourbée sur elle-même, terminée à ses ^^

deux extrémités par des oreilles, renforts de métal percés ^3) \ ^"

d'un trou nnni» 1a nae«flcrn An hnninn nn\ nAmnl^fA i>Atip \ f **

d'un trou pour le passage du boulon qui complète cette maille démontable.

(*) Dans les installations ordinaires, lorsqu'on a élevé l'ancre jusqu'au contact de l'écubier, il faut avant de *'*^'

l'amener à son poste de mouillage la saisir par sa cigale au moyen d'un croc appelé capon. Le capon est suspendu à l'extrémité du bossoir de capon, grue extérieure placée un peu sur l'arrière de l'écubier. Le capon étant croche, on file la chaîne pour permettre de relever l'ancre au-dessus de l'écubier en embraquant le garant du capon ; l'ancre est ainsi hissée à bloc. Si l'axe de l'ancre ou verge doit être disposé verticalement, il suffit de tourner le bossoir de capon pour amener l'ancre contre la muraille au poste qu'elle doit occuper. Si, au contraire, la verge doit être placée horizontalement, un second bossoir analogue à celui du capon et désigné du nom de bossoir de traversicre sert à traverser l'ancre, c'est-à-dire à la placer la verge horizontale et la cigale tournée du côté de l'écubier. Le bossoir de traversière est installé plus sur l'arrière que le bossoir de capon.

CHAP. XXVlil. OUVERTURES AU-DESSl'S DE LA FLOTTA liàOX

rieure au point E, on prendra pour l'axe de l'écubier la direction moyenne* EA obtenue en tra(;ant la bissectrice de l'angle X'EN.

Toutefois en choisissant cette position pour Taxe, il est facile de s'arranger de manière qu'il reste entre la direction de la chaîne parallèle k l'asc du navire et les bords de récubier, tant à Texlérieur {ju^ii rintérieur, au moins une demi-largeur de chaîne {fig. 446). On évite ainsi de faire faire à la chaîne une brisure qui la fatiguerait beaucoup et IV-xpose rail mime à

Fi g. 445

Fig. 4W

rompre à cause des violentes secousses qu'elle est sujette à recevoir au mouillage.

D'un autre côté, pour accroître l'angle que tend à faire la chaîne à la sortie quand elle s'applique sur Tarrière en prenant une directiutî telle que n m au moment où le navire a encore de la vitesse^ on fait former à la partie du manchon contre laquelle porte alors la chaîne une forte lèvre l.

On arrondit également la portion inférieure de l'écubier alin de soulager la chaîne en donnant ainsi de la continuité à la brisure* L*axe de l'écuhier doit avoir une certaine inclinaison vers la mer. Cette inclinaison varie un peu suivant la hauteur au-dessus de la flottaison. La pente qui (jarait la plus convenable est d'environ 12**; elle correspond à rinolioaison moyenne de la chaîne tirant sur son ancre, étant donné qu'on a Thabitude de filer une longueur de chaîne égale à trois fois Ja hauteur dti fond.

202. Manchons cl*écubicrs. Construction ol insinlliition. — Les manchons qui garnissent les écubiers étaient autrefoH en fonte; aujourd'hui, on les fait en général en acier moulé. Les dimensions

MANCHONS d'kOCBIERS. CONSTRUCTiON ET INSTALLATION

réglementaires, en foncUon du calibre de la chaîne (*), relatives au manchon en fonte sont les suivantes :

Ancres de bossoir. .

Ancres de veille . .

Diamètre intérieur du manchon . Épaisseur de la matière à l'extérieur Diamètre intérieur du manchon .

Épaisseur de la matière à lextérieur

Le trou d'écubier est d'abord entouré par un tube étanche en acier rive sur cornières. La fig. 447 permet de se rendre compte de la façon dont ce tube est installé et de la manière dont est constitué le manchon proprement dit.

Cooffô AB

Fig. 447

Celui-ci se compose nécessairement de deux pièces introduites Tune par l'extérieur, l'autre par Tintérieur. Les pièces doivent être très })ien ajustée» pour venir s'appliquer exactement sur les deux faces de la muraille du navire. Si le portage est bien fait, il suffît d'interposer une bonne couche de minium au placage de deux pièces pour assurer rétanchéité. L'attache des pièces sur la muraille est faite en se servant de boulons : dans beaucou|i^

(») C'est-à-dire le diamètre du fer qui sert à constituer la maille.

CHAP. XXVIll. — OUVERTURES AU-DESSUS DE LA FLOTTAISON

de cas il serait difficile d'appuyer convenablement des rivets. D'ailleurs des rivels ne permettraient pas de reprendre le serrage pour remédier à un défaut d'étanchéité, tandis que cela est facile lorsque la tenue est réalisée au moyen de boulons. Les boulons ont l'avantage de permettre un serrage progressif, capable de remédier aux défauts d'ajustage des pinces ou aux irré<*ularités d'épaisseur de la couche de minium, et, si le joint n'est pas étanche, le démontage est bien plus facile et le serrage peut être repris plus aisément.

Lorsque l'écubier est peu élevé au-dessus du pont, on peut supprimer le tube en tôlerie et relier solidement par des pattes le manchon d'acier moulé a une plate-forme en tôlerie, en interposant une cale pour faciliter le mon-

Fig. 448 tage et pour donner une longueur convenable aux boulons. Telle est la disposition représentée fig, 448.

203. Tubes d'éeublers pour ancres MarreL — La verge des ancres sans jas, système Risbec-Marrel, rentre dans le manchon à la suite de l'écubier. Une fois l'ancre au poste de mer, les pattes viennent porter contre la coque du côté de l'extérieur. Au lieu du manchon d'écubier ordinaire, on emploie alors un tube d'acier moulé constitué d'une façon analogue et dont les pinces extérieures sont appliquées contre le bordé de carène, tandis que les pinces intérieures sont fixées sur le bordé en tôle du pont des gaillards.

On voit que, en dehors de l'inclinaison plus grande, la principale différence consiste dans le développement donné au manchon d'écubier. Celui-ci au lieu d'avoir pour longueur à peu près la largeur de la membrure des hauts doit être beaucoup plus développé, puisque la plus grande partie de ia verge vient se loger à son intérieur.

TAPES, JJAXTELETS d'ÉCUBIERS ET GATTES 207

Lii fig, iiO représente l'écubier d'une ancre Marrel installé comme on le

Kig. 449

fait en général sur les paquebots ; la fig, 450 montre un écubier du môme «^enre qui est prolongé au-dessus du pont des gaillards par un col de

Yue de côU

Vue de l'A

cygne servant à guider la chaîne et à Tempécher de faire une brisure trop accentuée.

20 J. Tapes, mantclels créciibîer et gattes. — A la mer, les écubiers sont fermés par une tape, sorte de cône en bois creusé d'une entroujure {)our le passage de la chaîne (voir fig, 451). Lorsque Técubier est voisin de la floUaison, cette tape ne suFfil pas pour assurer une élanchéilé satisfaisante. L'eau pénètre entre la tape et le manchon et surtout par Ten-

goujure, bien qu'on prenne en général la précaution de faire un calfatage sommaire pour diminuer rinfiltration de Teau. L'étanchéilé est toujours difficile à faire au passage d'une chainc.

A Textérieur on place d'ailleurs un petit mantelet en tôle, formant clapet, qui subit le premier TefTort de la mer et empêche que la tape en bois ne soit repoussée à l'intérieur .

Un peu sur l'arrière de l'écubier on installe une sorte de barrage vertical nommé galle. On constitue ainsi une sorte de petite auge triangulaire étanche, limitée au fond par le bordé de pont, sur les côtés par le bordé de carène et sur l'arrière par le barrage en question. On désigne souvent cette auge elle-même du nom de gatte.

Lorsque le bâtiment est haut de franc-bord, la gatte a simplement pour but de localiser l'eau apportée par les mailles de la chaîne au moment où on relève l'ancre, on rejette ensuite cette eau avec la pompe à incendie pour vider cette eau vaseuse.

Sur les bâtiments ras sur Teau où les écubiers sont nécessairement peu élevés au-dessus de la flottaison, l'eau rentre par l'écubier et arrive dans la gatte dès qu'on a un peu de vitesse. Alors le barrage dont nous avons parlé est quelquefois développé jusqu'à devenir une véritable cloison étanche à travers laquelle la chaîne passe dans une fenêtre fermée au moyen de volets, si bien que, quand tout est en place, il ne reste que la petite ouverture nécessaire pour le passage d'une des mailles verticales de la chaîne, passage qu'il est plus facile d'étancher qu'un grand trou d'écubier. Quant à l'eau de la gatte, elle est envoyée au moyen d'un dalot d (PL.X), soit dans le drain, soit à une caisse spéciale dans laquelle aspire une pompe à grand débit ou un éjecteur.

Avec les ancres Marrel, il est souvent inutile de se préoccuper de fermer l'écubier. Sur beaucoup de navires où il n'existe pas de pavois à l'avant, l'eau qui pénètre par l'écubier arrive sur le pont des gaillards dans une partie où il y a à la fois un fort bouge et une forte tonture, elle retombe alors naturellement à la mer. Dans tous les cas, l'écubier débouchant beaucoup plus haut, les rentrées d'eau sont moins à craindre, et, d'autre part, il est plus commode de faire la fermeture étanche puisqu'on n'est pas gêné par Id mer. Cela est particulièrement facile quand l'écubier est limité au pont et que la verge dépasse le manchon. Il sufût de placer sur les côtés du bord intérieur de l'écubier deux petits volets présentant une échancrure égale à la demi-section du point de la verge qui vient se placer au niveau du pont. Une fois qu'on a fermé, suiffé et calfaté, l'eau ne peut plus passer, la section de la verge étant pleine. Dans le cas d'une ancre Marrel la lape extérieure en tôle est naturellement supprimée.

205. P'ernieturc étanche cFéciibler. — M. l'Ingénieur de la Marine Bonvalel à étudié une fermeture étanche dispost^e à peu près comme celle installée sur la cloison de gatte de bâtiments ras sur l'eau. Seulement

FERMETURE ETAXCHE D ECUBIER

la porte, au lieu d'être reportée sur une cloison établie à l'intérieur, est placée directement sur IVcubier, ce qui a Tavantage de prévenir l'introduction d'eau dans un petit compartiment étanche, Télanchéité étant faite sur Técubier lui-même. Ce dispositif est représenté fig^ 451. 11 peut s'appliquer, soit qu'on emploie des ancres ordinaires, soit qu'on se serve d'ancres Marrel.

L'écubier est terminé à l'intérieur par une partie plane aussi verticale que possible ; la chaîne est disposée de manière à avoir un maillon placé

Coupe If N

Fig. 451

dans un plan vertical (*), Taxe de Tétai étant situé dans le plan qui termine l'écubier. Une porte à deux volets r, tournant chacun autour d'un axe a ]>erpcndiculaire au plan de la face JR de l'écubier, embrasse le maillon. Cette porle peut être fixée sur l'écubier par des écrous à oreilles o, elle est serrée contre le maillon m au moyen de boulons b. En garnissant de cuir tout le pourtour des volets, le serrage des boulons et des écrous à oreilles j)roduit l'étancliéilé entre l'écubier et la chaîne et prévient la rentrée de

(i) On pourrait également avoir à cet endroit un maillon horizontal; la condition à réaliser, comme il est facile de s'en rendre compte en lisant la description suivante, est que le maillon qui traverse la porte soit toujours placé dans le même sens, ce qui est facile à obtenir.

JI

l'eau à bord. Le serrage est rendu possible en ménageant un jeu assez fort entre les axes des volets de la porte et leurs charnières, aussi bien dans le sens vertical que dans le sens transversal.

On pourrait d'ailleurs, comme Ta proposé M, Bonvalety faciliter le contact des volets avec Tétai en mettant dans le maillon m sur lequel doit se faire la fermeture un étai à faces planes.

Le cuir vaut mieux que le caoutchouc pour une fermeture de ce genre. En présence de Teau de mer le caoutchouc se détériore rapidement : le cuir dure plus longtemps, se détériore moins facilement, et, s'il durcit, on peut lui rendre sa souplesse en l'imbibant d'huile de poisson ; il est d'ailleurs bon de Tenduire de suif avant de procéder à la fermeture.

Bien entendu, cela ne dispense pas de prendre les précautions précédemment décrites : on continue à chasser par l'intérieur une tape en bois, dans le but d'atténuer les chocs de Teau sur la porte ; on installe derrière la porte une petite gatle avec des dalots pour l'évacuation de l'eau ; enfin si la verge de l'ancre ne rentre pas dans l'écubier, la tape extérieure en tôle est conservée.

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