GLACIS
Les cylindres en tôle qui constituent le tambour ou le platelage sont réunis par des cornières, au pied avec le platelage du pont blindé, et à la léte avec le bordé du pont de batterie, le haut de l'entourage en tôle servant de surbau à l'ouverture pratiquée dans ce pont.
Des portes élanches sont ouvertes dans ces tambours pour donner accès aux échelles des panneaux. Leur seuillet, plus élevé que le surbau cuirassé, est à 30 centimètres au moins au-dessus du pont. Les porles sont d'ailleurs fermées au combat, et la communication des entreponts supérieurs avec le fond du navire se fait alors par les tambours sans qu*on ait à, passer sur le pont principal qui sera totalement abandonné au combat, à moins qu'il n*y ait encore à cette hauteur des tubes lance-torpilles et qu'on croie devoir s'en servir.
En résumé, on voit que nous retrouvons, à propos des ouvertures pratif]uées dans le pont blindé principal, un nouvel exemple des précautions qu'il convient de prendre pour se garantir contre les inconvénients résullaat de l'irruption de l'eau sur ce pont, irruption qui se produira fatalement au combat à cause du peu de hauteur du pont blindé des cuirassés au-dessus de la flottaison.
307. Glacis. — Sur les navires à protection cellulaire, on est naturellement conduit à adopter des dispositions du même genre. Tous les panneaux découpés dans le pont blindé, sauf ceux qui sont fermés au combat, sont défendus, soit par un surbau blindé, soit par un glacis. Le glacis {fig, 465) est un blindage un peu plus épais que celui du pont, dis-
Coupo cd
Fig. 465
posé de manière à former un angle aigu avec l'horizontale; la hauteur du glacis est ordinairement réglée de telle sorte qu'un projectile arrivant à 45* du travers sous un angle négatif de 10^ et rasant la crête du glacis ne pénètre pas au-dessous du pont cuirassé.
Le glacis est généralement appuyé sur de petits taquets en tôle et cornières, rivés sur le pont et le surbau. Il est vissé au moyen de prisonniers dans les cornières supérieures des taquets. Toutefois, lorsque le glacis
CHAP. XXIX. — OUVERTURES PRATIQUEES DANS LES FONTS
a peu de hauteur, cetle disposition exige un travail coûteux et compliqué et la tenue peut laisser à désirer. Dans ce cas, il vaut mieux remplacer les taquets par des cales massives solidement boulonnées sur le pont ; la tenue est un peu plus lourde, mais elle est moins chère et meilleure.
308. Cofferdam. — Sur les navires protégés le surbau en tôle monte naturellement au-dessus du pont qui limite la tranche cellulaire à sa partie supérieure. Très souvent on prend même la précaution d'entourer d'un cofferdam les panneaux les plus importants sur toute la hauteur de la tranche. Au cas où le surbau en tôle serait percé par quelque projectile, la présence d'un cofferdam, divisé en cellules par un certain nombre de cloisons, permettrait de prévenir ou d'arrêter Tinvasion de Teau dans Técoulille en venant bourrer dans le cofferdam de la toile, des hamacs, etc., de manière à boucher la brèche.
L'emploi de semblables cofferdams autour des panneaux est un complément indispensable de la protection cellulaire de la flottaison.
La fig. 466 montre un cofferdam de ce genre, la tôle extérieure du caisson reçoit Taboutissement d'un glacis très incliné, formé de deux tôles.
Fig. 466
Quant au petit panneau à charnière, placé à l'intérieur du cofferdam et mobile autour d'une charnière placée dans langle intérieur, sa présence tient simplement à ce que nous avons pris pour exemple un panneau de chaufferie. Lorsqu'on se sert du tirage naturel, le mantelet est relevé et maintenu par un tourniquet contre la face intérieure du cofferdam. Si on veut marcher au tirage forcé, on rabat le mantelet comme l'indique la figure et on le fixe au moyen de petits boulons à oreilles.
300. Passages divers. — Ce que nous venons de dire de la protection des panneaux à travers le pont blindé s'applique à toutes les ouvertures, même les plus petites, par exemple aux mâts militaires, aux manches d'aérage, aux passages des monte-charges, aux tubes qui entourent la base des tourelles mobiles de moyen calibre {fig. 467). Toutes