PASSAGE DE CHAINES ET DE CABLES
On peut alors installer un presse-étoupes à soufflet {fig. 493 et 494). La boite à éloupes B est reliée à la cloison C par des bielleltes hb de manière à pouvoir se déplacer suffisamment dans le sens transversal ; chacune de ces bielleltes est articulée en o' avec la boîte à étoupes et oscille autour d'un axe o relié d'une façon rigide à la cloison par des boulons. Une hraie en cuir, tenue sur la cloison d'une part, sur le pourtour do la boite à étoupes
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d autre part, assure Tétanchéité et ne laisse à Teau d'autre passage possible qu'entre la bielle et la boile à étoupes. Il devient alors facile de boucher cette issue au moyen d'un presse-garnitures ordinaire/?.
Comme le montre la figure, la botte à étoupes et le presse-garnitures sont chacun en deux pièces, afin qu'il soit possible de les enlever sans démonter la bielle. Les deux morceaux sont réunis comme à l'ordinaire par des boulons de serrage qui traversent des oreilles et la jonction se fait dans le plan diamétral.
328. Passade de chaînes et de cables. -— La commande de beaucoup d'appareils se fait à distance au moyen de chaînes et de câbles en fil d'acier. Ces transmissions ne reçoivent d'ailleurs qu'un mouvement de va-et-vient et ne se déplacent par conséquent que d'une certaine longueur. Il n*y a donc qu'un bout relativement court qui passe à travers chacune des ouvertures, et, en tenant compte des petites variations dues à l'allongement et au mou que prennent au bout d'un certain temps les chaînes et les câbles, il est facile de déterminer exactement la longueur de la transmission qui est appelée à traverser l'ouverture dans le mouvement de va-etvient.
Si on emploie des chaînes, on tâche de s'arranger pour que la transmission
soit recliligne sur une certaine longueur au voisinage des cloisons ou des ponts qu'elle rencon Ire. Rien ne s'oppose alors à ce qu'on remplace,sur la longueur voulue, la chaîne par une tige cylindrique passant dans un presse-éloupes. Les presse-étoupes ne doivent pas être trop serrés sans quoi la transmission deviendrait trop dure. Au cas où Ton est forcé de conserver la chatoe, le mieux est de visser sur lacloison, au moyen d'une rondelle d'acier, une petite braie en cuir qui forme une poche dont l'autre extrémité est serrée sur la chaîne au point de croisement de deux maillons; la braie est fixée à cet endroit au moyen d'un amarrage appelé rousture. On n'a pas uneétanchéilê parfaite, mais il ne peut passer qu'une faible quantité d'eau.
Si la drosse est en fil d'acier, on peut également employer la disposition que nous venons de décrire; mais il est facile de réaliser une élanchéilé absolue en bouchant les petits interstices qui se trouvent à la superficie du câble et en enveloppant ensuite cette partie de plusieurs tours de toile bien serrés sur lesquels on vient rousturer la braie. Il va sans dire que, dans l'un et l'autre cas, la poche en cuir doit être plus longue que la demi-course de la drosse.
Lorsque l'organe de transmission est un câble en fil d'acier courant à peu de distance de la flottaison, une drosse de gouvernail par exemple^ on se contente le plus souvent de disposer, autour du trou par où passe le cùble* un petit manchon de diamètre assez faible pour qu'il reste très peu de jeu entre la drosse et lui. Au lieu de rechercher une étanchéité parfaite, on se borne donc à limiter l'invasion possible de l'eau à de simples suintements. Cela n'a pas grand inconvénient puisque l'eau ne peut filtrer à cet endroit que sans pression et lentement.
320. Passages de cables électriques. — Lorsqu'on a à faite traverser une cloison par un ou plusieurs fils électriques, il faut non
seulement que le joint soit étanche, mais que l'isolement du câble soit convenablement assuré. On obtient ce résultat en disposant uniquement du caoutchouc et du bois au contact immédiat du fil, ou encore en isolant de la cloison, au moyen de cuir ou de caoutchouc, les parties métalliques qui pourraient venir à toucher le câble.
Premier dispositif, — La fig. 495 montre l'un des dispositifs employés; on perce dans la tôle des trous ayant une fois et demie à deux fois le diamètre du câble et on place dans chacune des ouvertures ainsi pratiquées une rondelle de caoutchouc. Ces rondelles, comprises entre deux morceaux de bois disposés sur l'une et l'autre face de la cloison, sont fortement comprimées au moyen de boulons.
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