B. OGIVES RAPPORTÉES SOUS LA QUILLE A L'ARRIÈRE
336. Rôle et eonstruelion. — Nous avons indiqué à différentes reprises quelle importance nous attachions à la suppression ou tout au moins à la diminution du plan mince de Uextrême arrière.
Nous nous abstiendrons à dessein d'indiquer les procédés à la fois coûteux et compliqués auxquels on est fatalement conduit sur de petits navires, quand on lient à conserver jusqu'à Tétambot de semblables plans. Ces constructions rapportées n'offrent qu'une solidité médiocre et elles sont tout à fait nuisibles au point de vue de la vitesse.
Sur de grands navires l'inconvénient est le même à ce dernier point de vue; mais le plan en question ayant alors une forte largeur peut être établi avec beaucoup moins de difficulté. Il fait partie intégrante de la coque, sa construction ne mérite donc aucune mention spéciale.
Il n'y a pas lieu de s'arrêter à la critique que peut soulever la suppression du plan mince relativement à l'importance de répartir convenablement la surface du plan de dérive entre Tavant et l'arrière. Sur les bâtiments sans voilure, la surface du plan de dérive n'a pas besoin d'être grande, et il est facile de balancer la répartition de ce plan entre l'avant et l'arrière du navire, en relevant également la quille sur l'avanL D'ailleurs l'expérience a prouvé que des bâtiments ainsi dessinés se comportaient très bien à la nier et il n'y a aucun inconvénient à faire la quille courbe.
La seule objection qu'on puisse faire à la diminution du plan mince est de rendre difficile la tenue du gouvernail. Elle n'est pas bien sérieuse, car i\ y a deux moyens très pratiques pour la résoudre.
Si on désire installer un gouvernail d'une grande hauteur, rien n'empêche de percer dans le plan mince de l'arrière une large ouverture de manière à laisser passer l'eau librement entre les deux hélices.
Si on préfère les gouvernails à aileron, b3aucoup moins hauts, que nous
CUAP. XXXI. PIECES BÂPPOBTKES SUR LA COQUE
avont^ déjà mention oés à propos des étambots et que nous aurons Toccadon de décrire plus longuement au chapitre relatif aux gouvernails, on est naturellement conduit à donner moins de hauteur à Tétambot que dans le cas jir^^'cédent et par conséquent on est amené à relever la quille sur Tarrièreen diminuant le plan mince.
Dans les deux cas, le relèvement de la quille conduit à donner à la partie arrière des lignes d*eau une forme aplatie qui n'a peutr-étre pas une ^Tûnde influence sur la marche, mais qui peut en avoir. Sans bien connaltns le chemin que suit l'eau en filant le long du navire, on est habitué à considérer que les lignes d'eau doivent se terminer à l'arrière sous un angle 1res aigu, aûn de mieux guider les ûlets liquides. Rien n*est plus simple que de réaliser cette condition en rapportant dans la portion où la
Coupe ef
Coupe hi
Fig. 506
quille se relève une ogive en tôlerie semblable comme construction aux qailtes de roulis. La fig. 506 montre la disposition d'une ogive de ce genre,
Niilijrellement cette ogive est rapportée directement sur la coque; il n'y a plus de fausse-quille dans cette partie. La fausse-quille ne présente aucune utilité dans une portion où la quille se relève et qui n'est pas exposée h. porter on cas d'échouage.