‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 153 sur 290 · VENTILATION DES ENTREPONTS SUPERIEURS · texte numérisé non relu

VENTILATION DES ENTREPONTS SUPERIEURS

à i''^'°,S, par exemple, eo le portant à 85° eavlron. L'air aiosi comprimé est brusquement détendu à la pression atmosphérique. Cette détente abais* serait sa température à moins de 10^ ^ Tair était pairfaitemiMAt sec ; comme il est toujours plus ou moins humide, il sort à uneteflapérature voisine de zéro. En injectant une quantité suffisante d'air ainsi retcoidi dans les soutes^ on peut ramener la lem,pérature à ne pas dépasser 20^.

Nous n'avons .pas à entrer ici dans le détail de ces machines, nous nous contefiiopons d^indic^uer qu'elles se C0mpo63nt easeaiieillement d'un cylindre moteur à vapeur, d'un cylindre compresseur et d'un cylindro détendeur. Il est bon de provoquer autour du cylindre compresseur une circulation active deau froide qui passe dans une chemise entourant ce cylindre avant d'être rejetée à ia mer.

371. Ventflalion des doubles Tonds. — Si la bonne aération des soutes à poudres exigeait de temps à autre l'emploi de ventilateurs mus à bras» on trouverait à bord, au moins sur les grands navires, les engins nécessaires. On délivre, en effet, aux cuirassés deux petits ventilateurs à bras qui peuvent rendre des services quand on a à pénétrer dans les doubles fonds ou dans les compartiments cellulaires. Ces locaux, bien entendu, ne sont pa? aérés à l'ordinaire ; il serait absolument inutile qu'ils le fussent. Mais, lorsqu'on y pénètre, il est bon de renouveler l'air qui y est absolument vicié ; lorsqu'on a à les repeindre, c'est indispensable.

Les petits ventilateurs aspirent dans des manches qu'on visse sur deç raccords placés sur les robinets d'air ; l'air entre par les trous d'homme ouverts pour permettre l'accès, et l'aération se fait facilement.

On utilise ces ventilateurs dès le début de la construction, car on peut leur faire rendre les mêmes services pendant le montage des drains, et peadant les travaux de peinture toujours très pénibles. Il va sans dire que, durant cette période, on supprime la dépense de main-d'œuvre occasionnée par le mouvemeni à bras en installant des transmissions par câbles.

C VE!?îTrLAT10N AU DESSUS DU POî^T 'BLINDÉ

372. V^eatilatton des <stj^epoiits supérieurs. — Le pont du spardecky le pont des gaillards et le pont de batterie sont percés de nombreux panneaux à travers lesquels descend l'air frais, appelé dans les fonds par le tirage naturel des foyers et des conduits d'évacuation formant che* minée d'appel, et par les ventilateurs du compartiment des machines, ainsi que par ceux des chaufferies au tirage mécanique. La honne aération des hauts est la conséquence nécessaire du bon fonctionnement de la ventilation des conipartiments au-dessous du pont blindé.

Rappelons à ce sujet que les sections des panneaux des ponts supérieurs

sont beaucoup plus grandes que les sections des panneaux ouverts dans le pont blindé. Comme on le sait, il est indispensable qu'il en soit ainsi pour Fbygiène du bord. Dans nos climats, la vitesse de l'air, dans les hauts, ne doit pas dépasser 50 centimètres à la seconde, sous peine de créer des courants d'air nuisibles à la santé de l'équipage, coucbé dans les entreponts. L'emploi de mancbes à vent et d'aspirateurs, servant à Tintroduction de l'air frais et à l'évacuation de Tair vicié, peut rendre de grands senices pour l'aération des locaux qui ne se trouvent pas sur le trajet suivi par Fair neuf descendant dans les fonds. Sur les nouveaux cuirassés nous avons vu que le pont principal se trouvait en quelque sorte isolé du reste du navire, les panneaux du pont étant entourés de tambours qui vont déboucber sur le pont de batterie. On peut alors établir un certain nombre de manches à vent pour amener Tair à la partie inférieure des cloisons d'emménagement, étanches au pieJ, qui subdivisent cet entrepont. A la partie supérieure de ces cloisons, un grand conduit collecteur peut prendre Tair vicié et l'amener soit à des aspirateurs, soit, ce qui est préférable, à des conduits débouchant dans les mâts, ou entourant les cheminées d'air chaud qui partent des compartiments inférieurs.

373. Procédés employés pour combattre réchauffement de la muraille en fer du bâtiment par le soleil. -

La ventilation des hauts a pour but, entre autres choses, d'enlever l'air échauffé par le rayonnement du soleil sur les murailles en fer.

Pour que réchauffement des murailles soit moindre, on place à l'intérieur des revêlements de diverses natures destinés à diminuer la conductibillti^ des parois. L'emploi d'un vaigrage en abord est le procédé le plus efficace. Ce vaigrage, qui peut être constitué de manières bien différentes, forme un matelas d'air moins conducteur que la tôle et bien préférable par conséquent. Il est facile d'améliorer encore ce système en perçant, à chaque eatrepont, deux petits oriûces dans chaque maille, l'un en bas dans le revêtement intérieur, l'autre en haut à travers le bordé. Bien entendu, celle disposition dans laquelle on pratique de petits trous à travers la muraille ne saurait convenir que pour des ponts placés assez haut au-dessus de l'eau, les gaillards ou le spardeck par exemple. On munit l'orifice extérieur de pelils bouts de tuyaux formant maugères pour empêcher la pluie de pénétrer par l'ouverture. On voit que l'air échauffé se renouvelle alors de lui-même.

Citons aussi les rideaux de car^ène, grands prélards en toile qu'on étend du bord où donne le soleil, et qui préviennent réchauffement des parois en iôk-

Pour les ponts, on borde en bois le pont supérieur ; en outre le navire reçoit des tentes pour se préserver du soleil. Il reçoit aus^^i des iauds pour lii pluie. La tente est placée horizontalement à une hauteur de 2°*,00 h 2™, 50 au-dessus du pont supérieur. Elle est amarrée sur une filière en acier, fixée sur des montants installés en abord du pont. Dans Taxe du navire, la tente, qui est fractionnée en plusieurs morceaux, est accrochée à

••^■■wsi» s * r^~~

NECESSITE DE MAINTENIR l'iNTÉGRITÉ DES COMPARTmENTS ETANGHES 293

un collier sur chaque màt, à des pitons sur les cheminées. Dans Tin tervalle elle est soutenue par des araignées (') partant des mâts.

Les lauds sont installés d'une manière analogue. Toutefois, comme ils sont spécialement destinés à garantir contre la pluie, on leur donne une certaine pente depuis l'axe jusqu'en abord. Ils forment une toiture inclinée pour l'écoulement de l'eau.

On doit s'arranger pour que les lentes ou les tauds puissent être établis ensemble. Dans les pays chauds, c'est en se servant à la fois de tentes et de tauds qu'on arrive le mieux à se garantir de la chaleur du soleil. Ce n'est pas seulement comme écrans qu'agissent les rideaux de carène, les tentes et les tauds; mais le renouvellement de l'air^ si difficile à obtenir par temps calme dans les pays chauds, est certainement un peu amélioré par rinstallation simultanée de ces écrans.

Page 1