‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 18 sur 290 · NUMEROTAGE DES COMPARTIMENTS DANS QUELQUES CAS SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

NUMEROTAGE DES COMPARTIMENTS DANS QUELQUES CAS SPÉCIAUX

205. Manière d'appliquer les principes g^énéraux du numérotage des compartiments dans quelques cas spéciaux. — Il est facile de se rendre compte que le nouveau procédé de numérotage, tel que nous venons de le décrire sommairement, peul, dans quelques cas spéciaux, soit paraître incomplet parce qu'il ne fournit pas les éléments nécessaires pour désigner certains compartiments déterminés, soit prêter à des confusions en amenant à employer exactement la même désignation pour deux locaux différents.

Nous prendrons, comme premier exemple, un entrepont cellulaire limité par un pont courbe, en admettant qu'il existe en abord, au-dessus de ce pont, deux hauteurs de compartiments étanches dans le même étage. G*est le cas dans lequel se trouve le croiseur que nous avons décrit au début du chap. XI. Les compartiments inférieurs sont alors, à proprement parler, des onglets ou des cofferdams, on les désigne de la façon suivante :

à bâbord

onglet II 12 cofferdam E 14

à tribord

onglet II 11 cofferdam £ 13

Autrement dit : on remplace purement et simplement le chiffre des centaines par la désignation caractéristique d'onglet ou de cofferdam, et les compartiments placés au-dessus dans le même étage sont numérotés à la façon ordinaire.

Voici maintenant un exemple d'un cas où des compartiments très rapprochés peuvent être susceptibles de recevoir le même numéro. Supposons qu'il y ait, à la hauteur du troisième entrepont à partir du pont blindé, une tranche H compartimentée à bâbord, comme le montrent les figures ci-contre. En suivant les règles ordinaires, le numérotage devrait se faire

^ fc

Tranch

eH

fe..

Tranchi

Fig. 311

comme l'indique la fig, 311, mais alors il y aurait deux compartiments portant le même numéro 322. Pour tourner la difficulté, on suppose la cloison longitudinale partielle a h prolongée de ô en c ; les compartiments en abord recevront alors au lieu du chiffre 2 comme cote en largeur le chiffre 4 qui représente la cote immédiatement supérieure. 11 n'y a plus deux nombres semblables et le numérotage est celui qui est indiqué/?//. 312. II 3

34 CHAT. XJUl. BCPCBAGE I>KS COMPAHTUICTIS ÉTAXCH£S

En agissant d'une manière analogue dans les dirers cas particuliers, on imagine des solalions simples qui penneUenl d'éviier toule amlwguifcé sans allérer l'économie générale du système. 11 faut, d'ailleurs, bien se pénétrer de cette idée qu'il est essentiel de n'admettre, dans le numérotage des eompartimenks, aucune complication inutile. C'est ainsi que les guériieSj sortes d'antichambres qui donnent accès dans les soûles à munitions on les couloirs qui tiennent lieu de guérites, biaii que formant en générai de petits compartiments étanches séparés, doivent être considérés au point de vue du numérotage comme ne faisant qu'un aTec la soute. Poussé à Textréme, le numérotage, déjà suffisamment compliqué, risquerait de devenir une entrave plutôt qu'un auxiliaire pour le serviee.

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