REPERAGE DES COMPARTIMENTS DANS CHAQUE TRANCHE
d'exposer avait la grande qualité d*être assez simple ; mais il avait rinconvénient de ne pas mettre en évidence la destination de certains compartiments spéciaux telles que les cellules de la double coque et du double fond. Pour quelqu'un qui connaît encore mal son bateau comme cela peut arriver au début d'une période d'armement, il avait le défaut de ne pas désigner suffisamment l'étage auquel se trouvait le compartiment visé. Etant donné qu*on avait à aller dans le compartiment F^, on savait qu'il fallait se rendre dans la tranche F du côté de bâbord, mais si on ignorait la disposition des lieux, on ne pouvait pas se rendre compte de Tétage auquel se trouvait ce compartiment, ni de sa position dans le sens de la longueur. F^ pouvait soit désigner une cellule du double fond, s*il y en avait une au bas de la tranche F, soit représenter un compartiment latéral situé à la hauteur de la cale, une soute, un lavabo, etc.. placés audessus du faux-pont, une chaufferie si la cale était occupée par de vastes chambres de chauffe.
199. iXouvelles règles de numérolage des compartiments. — Dans le nouveau système, réglementaire depuis le 28 août 1893 pour les navires en construction ou en armement, on a remédié aux inconvénients précédents, en acceptant la complication apparente qui résulte de l'emploi d*un plus grand nombre de lettres.
Les nouvelles règles ont, en outre, l'avantage de permettre le repérage des subdivisions si importantes de la tranche cellulaire.
4^00. Désignation des tranches. — Les tranches séparées par des cloisons étanches continues, s'étendant de la carlingue au pont principal, sont désignées comme auparavant par la suite naturelle des lettres A, B, C... de l'avant à l'arrière. La modification essentielle porte sur le numérotage des compartiments par tranches.
!201. Repérage des compartiments dans chaque tranche. — Occupons-nous d'abord des compartiments proprement dits, abstraction faite des doubles-fonds et de la double coque, et voyons comment on déûnit actuellement les trois coordonnées, hauteur, longueur et largeur d'un compartiment élémentaire situé dans une tranche.
1** Position en hauteur. — Un navire est presque toujours divisé dans le sens de la hauteur en un certain nombre d'entreponts bien déûnis, limités par des ponts. Gî»s ponts sont d'ailleurs interrompus ou supprimés sur différents points, par exemple dans les chambres de machines et de chaudières; mais on admet qu'ils sont continués fictivement dans toute la longueur du navire. Grâce à cet artiQce qui multiplie le nombre des subdivisions, on voit qu'un compartiment quelconque pourra toujours être considéré comme appartenant à un entrepont quelconque, fictif ou réel, mais bien déterminé.
SO CHAP. XXII. — REPERAGE DES GOMPARTlMEIfTS ETANGHES
Ces çntre|X>n(s sont désignés par les nombres i, 2, 3 en partant du pont principal, c'est-à-dire du pont cuirassé supérieur pour les navires qui en ont deux, et en allant vers les fonds dans le sens de la descente. Autrement diU sM y a trois entreponts, un faux- pont, une plate-forme de cale et la cale» lo faux-pont aura le numéro 1, la plate-forme le numéro 2, et la cale te numéro 3.
On conçoit que, sur les navires modernes, un système de numérotage qui luisserait de côté la tranche cellulaire située au-dessus du pont blindé serait Incomplet. Il est de la plus haute importance de numéroter aussi les com^i^LL^timents étanches de cet entrepont qui joue le principal rôle dans la protecljon du navire. On considère l'entrepont cellulaire comme divisé en tranches fictives par les grandes cloisons transversales inférieures supposées prolongées, et dont les traces sont peintes à Thuile sur la muraille. Le chiffre assigné à cet entrepont cellulaire comme cote de hauteur sera le numéro zéro.
Etant donné qu'on a besoin de trois chiffres pour définir les trois coordoonuL's de chaque compartiment, le système de numérotage comprendra trois chiffres. Le chiffre 0, 1, 2 ou 3 représentant la cote en hauteur sera ie cliilTre des centaines dans le nombre de trois chiffres qui définira la positiosi d'un compartiment intérieur dans chacune des tranches.
2** Position en longueur, — La position en longueur est comptée à partir do la cloison avant delà tranche en allant vers l'arrière, elle est désigîJéo parles chiffres 1, 2, 3.... suivant que les compartiments sont placé» iinmédialement derrière la cloison ou en sont séparés par un ou deux autres compartiments.
Ces cliiffres sont ceux des dizaines,
Z° Position en largeur. — La position en largeur est comptée à partir du plan diamétral en allant en abord, elle est désignée par la suite natu* reîla fhs chiffres en réservant comme précédemment les chiffres impairs pour tribord, et les chiffres pairs pour bâbord. Pour les compartiments qui se tjeniipnt à cheval sur Taxe, la cote de largeur est zéro. Ces chiffres sont ceux des unités.
Si, piîr extraordinaire, il y avait plus de quatre ou cinq compartiments d'un même bord, comme on ne dispose pour la cote de largeur que de 4 chiffres k bâbord et de cinq à tribord, on donne au cinquième ou au sixième compartiment le même numéro que celui du compartiment adjacent dans le sens de la largeur en affectant le chiffre des unités de l'indice bis ou ter.
Pour la désignation d'un compartiment, le hombre de trois chiffres qu conbljluf ses coordonnées est toujours placé à la suite de la lettre indicatrice de la tranche comme dans l'ancien système. Ainsi H 2i0 voudra dire que le compartiment dont il s'agit est situé dans la tranche H sur le deuxiôrïie pont au-dessous du pont blindé principal, que c'est le quatrième compartiment en arrière de la cloison qui sépare la tranche H de la
DÉSIGNATION DES CLOISONS éTANCHES
tranche G située Immédiatement sur l'avant, et enfin, grâce au chiffre zéro, on se rendra compte que ce compartiment est situé dans l'axe du navire.
Si un compartiment occupe en hauteur plus d'un entrepont, ou est à cheval sur deux entreponts, on admet qu'il appartient à celui dans lequel se trouve la porte d'accès principale, si cette porte est sur une cloison verti-
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Fi}j. 310
cale, et à celui dans lequel se trouve sa partie supérieure si l'entrée est sur. la face horizontale. De même, si un compartiment occupe en longueur plusieurs tranches fictives ou réelles, il est toujours considéré comme appartenant à la tranche dans laquelle est sa porte d'accès.
202. Compartimenta du double fond et de la double coque. — L'expérience a montré qu'il était indispensable de doter les compartiments du double fond et de la double coque d'un numérotage
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32 CHAP. XXll. REPERAGE DES COMPARTIMENTS ÉTAXCHES
simple qui les différencie à première vue des autres compartiments du navire.
Commençons par bien déQnir ce qu'on entend, dans ce cas, par compartiments du double fond et de la double coque- D'après la nouvelle instruction, ces compartiments sont ceux compris entre le bordé extérieur et le vaigrage étanche, que ce vaigrage soit appliqué sur les membrures comme dans les fonds du bâtiment ou qu'il se relève en abord sous forme de cloison longitudinale, distante de la membrure, comme cela a lieu sur certains navires. Mais si le vaigrage reste fixé sur les membrures jusque sous le pont principal, tout compartiment limité en abord par des cloisons longitudinales rentre dans le numérotage ordinaire.
Les compartiments du double fond et de la double coque, ainsi déQnis, reçoivent un numérotage de deux chiffres seulement, précédés toujours de la lettre de la tranche à laquelle ils appartiennent. Us sont ainsi différenciés des autres à première vue. Leur numérotage ne compte pas de cote en hauteur. Le chiffre des dizaines donne la cote en longueur et le chiffre des unités la cote en largeur par rapport au plan diamétral en remontant le long du bordé jusqu'au pont principal. Abstraction faite de la cote en hauteur, les règles suivies pour ce numérotage sont d'ailleurs les mêmes que pour les autres compartiments.
Prenons, par exemple, le chiffre E 13, il désigne un compartiment qui se trouvera dans la tranche Ë, immédiatement sur l'arrière de la cloison qui sépare la tranche E de la tranche D, et ce sera le second compartiment du côté de tribord qu'on rencontrera en parlant de la carlingue centrale.
!^03. Désignation des cloisons étanciies. — Les cloisons qui limitent les tranches sont désignées par les deux lettres des tranches qu'elles séparent : AB, BG, CD, etc.. S'il existe, entre ces grandes cloisons étanches transversales, d'autres cloisons étanches qui ne montent pas jusqu'au pont principal et qu'il y ail intérêt à les désigner d'une façon spéciale, on les appelle du nom de la petite lettre de la tranche à laquelle elles appartiennent, avec ou sans indice : a, a', a\ 6, 6', h\ etc. ; mais il résulte de ce qui a été dit plus haut que le numérotage des compartiments est tout-à-fait indépendant de l'appellation des cloisons secondaires.
204. Inscriplions relatives au numérotage. — La lettre caractéristique de chaque tranche est peinte d'une manière apparente sur la cloison avant de cette tranche. Le signalement de chaque compartiment est marqué dune façon très visible sur la porte ou le panneau d'accès, ou bien, s'il s'agit d'un trou d'homme, il est gravé sur le bouchon du trou d'homme ; il est également gravé sur le robinet d'épuisement qui permet d'assécher ce compartiment par les procédés que nous étudierons plus loin.
La fi,g. 310 montre l'application du système de numérotage précédent au compartimentage d'un navire de combat.