A. SERVICE D'EAU SUR LES NAVIRES ANGLAIS
41 9. Economie générale da service d*eau sar les navires de guerre anglais. — Nous avons représenté PL XI la disposition d'ensemble du service d'eau d'un navire anglais. Comme installation générale, le service d'eau sur les navires anglais présente au premier abord quelque analogie avec celui des bâtiments français. Cependant il est moins centralisé; il y a plus d'indépendance entre les didérents organes, notamment en ce qui concerne le remplissage. Cette différence de principe a pour conséquence l'ouverture d'un plus grand nombre de prises d'eau et exige l'emploi de dispositions spéciales afin de ne pas développer le tuyautage^ d'une façon immodérée.
Les dispositions adoptées dans ce but présentent par suite un certain intérêt et nous allons les étudier avec quelque détail.
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430* Pompes à. vapeur* — Les pompes à vapeur comprennent comme sur les navires français des pompes à vapeur à double effet servant à l'épuisement et à riacendie et les pompes de circulation. Toutefois celles-ci, contrairement il ce qui se fait en France, sont installées de manière à pouvoir épuiser soit à la cale, soit au drain. En outre, certaines pompes à vapeur à double effet servent spécialement pour l'incendie sans concourir à l'épuiseipent. Sur les navires construits jusqu'à ces dernières années on trouve de plus des éjecteurs d'une grande puissance. La liste suivante relative à un navire de la classe Admirai permet de se rendre compte de rimportance respective des diverses pompes à vapeur installées sur ces bâtiments :
2 pompes de circulation 1200 ^x
2 grandes pompes à incendie 150
2 pompes auxiliaires pour l'épuisement et Tincendie 150
4 pompes de cale 120
4 éjecteurs Friedmann 1200
Puissance totale des pompes à vapeur 2820
Dans la coupe longitudinale PI. XI, les pompes auxiliaires pour l'épuisément et l'incendie sont représentées en T et les éjecteurs en E.
Sur les navires récents on a renoncé à l'emploi des éjecteurs qui dépensent trop de vapeur et on demande davantage aux autres pompes. Les pompes de circulation des nouveaux cuirassés débitent environ 800 tonnes à l'heure.
4Stl. Pompes à. bras* — Les pompes à main sont des pompes Downion, dans le détail desquelles il est inutile d'entrer, car elles ressemlent beaucoup aux pompes Thirion à triple effet représentées fig. 539. Les plus grandes pompes à bras ont 27 millimètres de diamètre et débitent 25^'',5 environ à Theure. Les quatre pompes indiquées par la lettre p sur la PI. XI sont du système Downton. Il existe, en outre, deux petites pompes Downton pour fournir Teau aux lavabos, aux bains, etc.
422. Dispositirs permeltant de faire commuiiiquer Taspiration d'une pompe avec divers compartiments. -
a) Boîtes à clapets, — Les grandes pompes ne sont pas seulement installées pour aspirer au drain ou dans un puisard unique placé dans le compartiment situé au-dessous d'elles. Elles peuvent prendre Teau dans divan compartiments.
A cet effet, on dispose près de la pompe une botte à soupapes {fig. 532), reliée à Taspiration de la pompe par- un tuyau e\ des tuyaux de moindre section partent de cbacun des compartiments à desservir et aboutissent à chacune des soupapes contenues dans la boite ; la manœuvre de ces soupapes est commandée par une série de manettes m. Pour mettre la pompe en communication avec un compartiment donné, le compartiment 2 par
NAVIRES ANGLAIS. BOITES A CLAPETS ET PLAQUES d'aSPIRATION 349
exemple, on soulève la manette n^ 2, la soupape n"" 2 se soulève, les aulre$ restent fermées et la communication se trouve établie.
On remarquera que, rien ne s'opposant à ce que, quand la soupape est soulevée, la circulation d'eau se fasse en sens inverse, le même tuyautage peut servir pour le remplissage des diverses cellules, tout aussi bien que pour leur épuisement.
De semblables boîtes sont représentées en B sur les coupes XY, X'Y' (PI. XI de Tatlas). On les fait aujourd'hui en acier moulé.
Les soupapes employées dans ces boites présentent exactement la disposition représentée plus loin {fig. 560). Le clapet est fixé d'une manière in-
TmT^
Fig. 552
Fig. 553
variable à une tige filetée qu'on fait monter et descendre en la vissant dans un écrou flxe. C'est une variété d'un système plus général très employé comme soupape de retenue et que l'on voit représenté sur la fig, 553.
Dans cette dernière figure, le clapet S au lieu d'être invariablement relié à la tige T est fou sur cette lige : supposons qu'on soulève la tige T d'une certaine quantité sans que l'écrou qui la termine à la partie inférieure vienne porter contre le fond hb du couvercle de la boite qui surmonte le clapet. On voit alors que le clapet fonctionne comme une soupape de retenue. L'eau qui arrive par la tubulure A pourra passer dans la capacité supérieure et s'évacuer; au contraire, si l'eau arrive au-dessus de S, elle pressera sur le clapet, le fera tomber et le collera sur son siège. On peut d'ailleurs ouvrir la communication en grand en soulevant à bloc la tige T ou bien fermer hermétiquement, en faisant descendre la tige jusqu'à ce que l'écrou porte contre le clapet en aa. En imaginant la boîte réduite de manière qu'elle n'ait comme hauteur que celle de l'écrou, on a, non
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plus un clapet de retenue, mais un clapet ordinaire, comme ceux de Tune des boîtes B dont nous venons d'expliquer le rôle.
b) Plaques d'aspiration, — Un autre dispositif très employé ^alemeDi consiste à installer au-dessus de la flottaison une plaque circulaire {fig, 554) du centre de laquelle part le tuyau d'aspiration de la pompe, les tuyaux provenant de compartiments à vider viennent aboutir à une série d'ori- Gces 00 0 numérotés 1, 2, 3, etc., tous de même section et percés à une égale distance du centre ; ces ouvertures sont fermées en temps ordinaire par des tapes vissées dans la plaque. La bouche centrale porte un bout de tuyau coudé t qui, en tournant, peut venir s'adapter à l'un quelconque des oriûcesO. Pour mettre l'aspiration de la pompe en communication avec le compartiment 2, on dévisse la tape n^ 2 et on fixe à la place au moyen d'un écrou le bout de tuyau coudé.
La même plaque permet à la pompe d'aspirer à la mer; il suffit, en effet, que le tuyau qui aboutit à l'orifice considéré 0 vienne, non pas d'un compartiment interne, mais d'une prise d'eau à la mer.
L'inconvénient de ce système par rapport au précédent, c'est que cet espèce de revolver doit être ])lacé au-dessus de la flottaison pour éviter toute chance de rentrée d'eau à l'intérieur du navire par un tuyau communiquant avec la mer, ou venant d'un local dans lequel il y aurait une voie d'eau. La place qu'elles occupent a fait donner à ces plaques le nom de plaques de pont, parce qu'on les place le plus souvent au-dessus du pont blindé.