Service d^épuiseinent par le grand drain
a) Grand drain. Quoique les dispositifs précédents étendent les moyens d'action de chaque pompe, ils ne peuvent remplacer au point de vue de l'épuisement le grand collecteur qui permet d'aspirer en un endroit quelconque avec une pompe quelconque. Aussi installe-t-on dans le double fond un grand drain formé de deux tuyaux DD, situés de part et d'autre de la carlingue centrale; ce drain ne règned ailleurs, à proprement parler, que dans la région du double fond ; au delà il se prolonge par des branchements c d'un diamètre beaucoup plus faible.
Sur les navires récents, le Bar fleur entre autres, les drains disposés exactement de même sont reportés au-dessus du vaigrage afin d'éviter les avaries en cas d'échouage. Ce sont les mômes raisons qui ont conduit en France à mettre le drain au-dessus du vaigrage sur le Carnot. Nous avons indiqué plus haut les avantages et les inconvénients plus sérieuï encore de cette disposition.
b) Vannes pour l'épuisement, — Pour épuiser les grands compartiments de la cale en cas de voie d'eau, on dispose au-dessus du vaigre, à
NAVIRES ANGLAIS. SBBVIGE d'ÉPUISEMBNT PAR LE GRAND DRAIN 351
la naissance des bouts de tuyaux branchés sur le drain, des vannes horizon» taies S (Pi. XI) qui se manœuvrent du pont blindé au moyen d'un système de tringles. Les cellules latérales du double fond envoient directement leur eau au drain au moyen d'un tuyautage établi dans la double coque.
c) Soupapes de retenue pour V assèchement, — Sur les navires anglais» le drain n'est pas seulement un organe de sécurité destiné à fonctionner seulement dans le cas d'une importante voie d'eau. Bien au contraire, il est disposé de manière à évacuer à la mer les faibles quantités d'eau qui se trouvent journellement accumulées sur les parquets des machines et des
Fig. 555
chaufferies ; des soupapes J (PI. XI) permettent d'envoyer cette eau au grand collecteur.
La seule différence entre ces soupapes, représentées fig, 555, et celles décrites précédemment à propos du système d'épuisement des bâtiments français consiste dans l'adjonction d'un clapet J s'ouvrant du côté du drain. Ce clapet permet à l'eau du compartiment desservi par la soupape de se déverser dans le collecteur d'épuisemept en allant du compartiment au drain dans le sens de la flèche, et empêche au contraire l'eau contenue dans le drain de passer dans le compartiment, l'eau qui afflue du côté du drain ayaot pour effet de coller la soupape sur son siège.
La présence du clapet ne saurait, bien entendu, dispenser de la fermeture ordinaire à vis S; car le fonctionnement de ce clapet peut être entravé par du sable, de la vase, une saleté quelconque, ou simplement un léger défaut de portage. Telle est une des dispositions des soupapes connues en Angleterre sous le nom de non-return valves.
On a employé autrefois de semblables organes sur certains bâtiments français, le Fulminant entre autres, pour évacuer de fortes quantités d'eau provenant de grands compartiments. Mais puisqu'on se borne à faire du drain un tuyautage d'épuisement, ne devant fonctionner que dans des cas tout à fait exceptionnels, il vaut mieux ne pas mettre de pareils clapets. L'installa-
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tion des caisses à clapets est lourde, encombrante et coûteuse, et comme l'idée qu'on se fait en France du rôle du grand collecteur, à tort ou à raison, s'oppose à ce qu'on vérifie au moyen d'essais à l'eau le bon fonctionnement de ses accessoires, il n'y aurait pas beaucoup à compter sur le clapet îomme organe de sécurité. Au contraire, on conçoit que ce système de clapet de retenue présente de l'intérêt pour une installation destinée à fonclionner quotidiennement.