CHAP. XXIII. — CONSTRUCTION DES CLOISONS ETANCBES
d'épaisseur (\), 2 millimètres à 2"*™, 5, qu'on assemble à clin dans les deux senBf suivant Je bord horizontal et le bord vertical.
Dès que répaisseur est un peu plus forte, la disposition à clin simple présente le même inconvénient que dans le cas d'un bordé de carène ; on «sL conduit a interposer des cales triangulaires entre le montant et la i(Vle de la cloison. Si on veut faire l'économie d'un couvre-joint, il vaut mieux employer le système à double clin; les cloisons étanches sont alors disposées par virures horizontales à double clin dans le sens de la hauteur»
Les dJsiK>sîtifs à clin ne sont guère employés que sur de petits navires ; Bur les autres, le bordé des cloisons est ordinairement à franc-bord. Dans ce cas, on a très souvent disposé les tôles verticalement, en faisant tomber les joints verticaux sur les montants en acier à T (fig, 313).
Fi<r. 313
Lorsque la panne du montant ne permet de placer qu'un seul rang de rivets de chaque côté du joint, il est indispensable de mettre de l'autre t^itè de la tôle une bande ou un second acier à T formant double
(1) Il y aurait grand avantage pour économiser du poids h faire certaines cloisons de torpillt'UPS avec un alliage léger d'aluminium en assemblant les tôles a. franc-bord afin de simplifier le travail. L'exemple des cloisons du VendenessCy le premier bateau fojisli'uit t^n alliage d'aluminium à grande résistance, nous permet de garantir la Boliditc!' de semblables cloisons. 11 ne serait peut-être pas prudent de faire toutes les cloisons avec ce métal; dans les compartiments où la température est élevée, comme les c bail ife ries, la grande dilatation de semblables cloisons ne serait probablement pas iiana inconvénient sur un navire bordé en acier.
CLOISONS SIMPLES PLANBS
couvre-joint (A, fig, 314), autrement Tétanchéité ne serait pas assurée quand la cloison fléchit. On préfère le plus souvent supprimer le second couvre-joint et employer un acier profilé dont la panne permette d'établir deux rangs de rivets (B, fig. 314). Ces deux lignes de rivets ont pour eiïet d'encastrer, en quelque sorte, la tôle au droit des montants. En matant le
Ji
joint a, on pourrait à la rigueur se contenter de river serrées les deux files i et i' et espacer les rivets sur les files 2 et 2', ce qui permettrait d'avoir une plus grande résistance de la cloison dans son plan, à condition naturellement que la panne de l'acier profilé soit plus épaisse que la tôle. Mais ce n'est pas là le point important, ce qu'on doit rechercher avant tout.
c'est Tétanehéité : aussi l'on rive les quatre lignes à 4 diamètres ou 4 diamètres et demi et on mate des deux côtés du joint. Les tôles sont d'une seule longueur, autant que possible, sur toute la hauteur de la cloison. 11 n'y a donc pas, en général, de joints horizontaux ; s'il en existe, on réunit les deux tôles contiguës par un couvre-joint simple à un rang de rivets.
CHAP. XXIII. — COirSTRUCnON DCS CLOISONS ETANCHES
Ajoutons d'ailleurs que sur certaîus narires on a coDslitué les doisons au moyen de fenilles de i6le verticales, tenues sur des montanls en acier à U ; le joint yertical tombe alors en maille et est constitué par un douMe oouvre-joint {flg. 315).
En€n un dernier procédé de construction des cloisons planes, formées par une simple épaisseur de tôle, consiste a répartir les tôles par virures
Coume ef.
Fig. 816
horizontales, en les assemblant encore à franc-bord. On emploie dans ce cas des tôles d'épaisseur décroissante depuis le pied de la cloison jusqu'à sa partie supérieure ; cette diminution des échantillons est absolument justifiée puisqu'on cas d'invasion d'un des compartiments adjacents, la pression va en décroissant dans le même sens. Les couvre-joints horizontaux placés du
CLOlSOTtS SIMPLES PLANES
côté de la cloison opposé aux montants forment des armatures très efficaces pour résister à la flexion dans le sens de la hauteur. Cette disposition, qui permet de réaliser une économie de poids très rationnelle et d'augmenter la rigidité de la cloison, est de beaucoup supérieure aux précédentes ; elle a en même temps l'avantage d'être d'une exécution facile et peu coûteuse. Les cloisons de la plupart des grands navires anglais {fig. 316) sont établies dans le système à franc-bord à virures horizontales ; seulement, an lieu d*employer comme en France de simples bandes de tôle pour former
Fig. 317
les oonvre-joints, on constitue ces derniers au moyen de robustes aciers à T avec on rang de rivets de chaque côté du joint. Les montants ordinaires sont des ooraîères ; mais pour donner encore plus de rigidité aux grandes cloisons qui limitent les compartiments dns machines et des chaudières, on remplace de distance en distance ces cornières par des aciers en Z {fig, 317). La même disposition est également en usage sur certains navires
Fig. 318
français^ torpilleurs ou croiseurs. La seule différence est que l'armature horizontale est formée par les tôles elles-mêmes, dont les bords supérieur et inférieur sont tombés à la presse, normalement au plan de la tôle. Les deux bords ainsi tombés sont rivés ensemble. Comme il s'agit, en général, de tôles, minces, Tétanchéité est réalisée, non pas en matant, niais en interposant du papier enduit de peinture entre les bords des deux tôles avant rivetage. La fig. 318 représente un morceau d'une cloison ains^
Clt\r. XXIII. — CONSTHUCTION DES CLOISONS ETANCHBS
con?iliLiiéi\ Si on disposait le cadre en cornière du côté opposé au bord lombp, sans pr^^iidre la précaution de boucher le vide triangulaire conrjpris entrr les l>onis tombés et celte cornière, ce vide constituerait un petit canal par lequel l'eau qui pénétrerait dans l'un des compartiments adjacents filerait dans Tiiufre. Il est donc nécessaire de boucher hermétiquement le vide en y refoulant une cale de forme convenable ou lardon et en matant; on pourrai l aussi boucher avec du mastic de fer, mais un lardon vaut mieux. Seulement, pour que ce système soit efGcace, il faudrait que Taile de la cornière cadre fût beaucoup plus large qu'elle ne Test en réalité. On
peut donner une longueur suffisante au lardon en plaçant les bords tombés ^h I de la cloison du même côté que la cor-
nière cadre or, et en rapportant derrière une petite cale b qu'on fait aussi large à ] qu'il est nécessaire ; c'est cette cale qui
est représentée en poi util lé (/î^. 318 6w). Dans les cloisons des navires américains, les tôles sont encore disposées d^i ne Façon analogue; maison réalise souvent une économie de poids et on diminue le travail de perçage et de rivetage par un artifice qui consiste ù épauler le bord supérieur ab de chacune des virures de manière à lui faire recouvi ir le bord inférieur de la tôle située immédiatement au-dessus.
Fig. 3i8 bis
Fig. 319
Ijes^monlanls sont naturellement placés du côté opposé, c'est-à-dire du côté où les faces des tôles restent dans un même plan. La fig, 319 montre un morceau d^ine cloison établie de celte manière.
I^n résumé, ta meilleure règle à adopter pour la construction des cloisons étanchea est la suivante : répartir les tôles par virures longitudinales en
CLOISONS PL1SSEE8
faisant décrotlre leur épaisseur, depuis 8 à 10 millimètres au pied jusqu'à 3 ou 4 millimètres à la tète sur un grand navire ; appuyer ce bordé à francbord sur des montants formés par des aciers à grand moment d'inertie, c'est-à-dire des aciers en U, en 1, ou en Z. Enfin si les ponts qui rencontrent les cloisons sont très espacés, on constituerst les couvre-joints horizontaux au moyen d'aciers à T, ou bien, dans le cas où il s'agit de petits bateaux sur lesquels l'économie de poids a une importance capitale, on réalisera un assemblage aussi solide mais moins lourd, en tombant les deux bords de chaque tôle et en rivant ensemble ces deux bords tombés. Si au contraire les lignes d'encastrement sont suffisamment rapprochées, on se contentera de réunir les tôles soit par des bandes de couvre-joints, soit simplement en épaulant les bords supérieurs des tôles de chaque virure.
La fig. 320 représente un barrage en tôle plane ; on voit que la construc-
,Ponl de baiUrie
ponl blindé Fig. 320
tîon est celle d'une cloison simple à virures horizontales, dont on n'a laissé subsister que la virure de tôle inférieure.
207. Cloisons plissées. — Au lieu d'employer des tôles planes appliquées contre des montants, on a quelquefois construit les cloisons de la cale en se servant de tôles verticales formant de grandes ondulations [fig. 321); les montants sont naturellement supprimés. Ce dispositif, plus coûteux que les précédents, est incomparablement plus rigide et a l'avantage de constituer un épontillage des plus sérieux; il est en même temps très léger. Il a été employé pour la première fois sur les cuirassés du type Psarra, construits en France pour le gouvernement grec. La flèche des ondulations était d'environ 40 centimètres, les tôles avaient uniformément 4 millimètres, sauf au pied des cloisons où l'épaisseur était de 6 millimètres, sur une faible portion de la hauteur. Les inconvénients de ce système sont de faire perdre un peu de place, et d'exiger un façonnage un peu compliqué de la cornière de pied quand on a affaire à une cloison trans-