‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 211 sur 290 · TBANSMISSION HYDRAULIQUE ACTIONNANT UNS TRAVERSE · texte numérisé non relu

TBANSMISSION HYDRAULIQUE ACTIONNANT UNS TRAVERSE

Cest la disposition qui a été employée sur les deux bâtiments chinois, le Ting-Vuen et le Tschen-Vuen, construits dans les chantiers allemands Vulcan à Stettin, Le cylindre hydraulique est placé dans un des tunnels d'arbres porte-hélice. Des deux côtés du piston, les tiges portent des œils dans lesquels se Gxent les chaînes qui, guidées et supportées au moyen de réas et de galets convenablement disposés sur le parcours, vont s'attacher au chariot du gouvernail.

Cette disposition nous semble offrir un léger inconvénient en service courant. L'étanchéité est moins facile h réaliser qu'avec un piston hydraulique à simple eiïet et, s'il est souvent nécessaire de placer les pistons dans le sens de la longueur parce qu'on n'a pas de place en travers, il nous pa« ratt bien préférable de remplacer dans ce cas le cylindre unique à double effet par deux autres à simple effet. Le poids est évidemment un peu plus grand, mais l'entretien en service courant est bien plus sûr.

464. Commande par deux pistons à simple effet actionnant une traverse. Olympia. — Une disposition du genre de celle que nous venons d'indiquer a été réalisée sur le beau croiseur américain YOlympia.

La fig, 610 représente la disposition d'ensemble de la manœuvre du gouvernail, y compris la roue à bras arrière et les dispositions spéciales pour embrayer cette roue. La fig. 611 montre la commande hydraulique proprement dite, dégagée de la transmission de la manœuvre à bras au sujet de laquelle nous donnerons quelques détails complémentaires dans le chapitre suivant.

Les cylindres C^ et C, sont à simple effet ; l'eau pénétre à l'arrière, du côté opposé aux tiges, et tout autour du piston l'étanche est fait comme à l'habitude par une garniture de cuir embouti; les tiges ^i et t^ sont invariablement reliées aux patins P^ et P, qui coulissent sur les glissières GG6. Chacun de ces patins est relié par deux bielles à une traverse T clavetée en tête de la mèche. Ainsi le patin Pi est réuni à l'axe O^, monté sur la traverse T, par les deux bielles B|B'i dont l'une passe en dessus et l'autre en dessous du cylindre Ci.

Dès lors la manœuvre est facile à comprendre. Si on introduit de l'eau sous le piston de l'un des cylindres, C, par exemple, le patin P, va marcher vers l'avant en tirant l'axe 0,, et le gouvernail s'orientera d'un certain angle à bâbord. Le piston du cylindre Ci étant en même temps entraîné par l'axe Oi recule sur l'arrière et l'eau comprimée qui se trouvait derrière lui au fond du cylindre s'évacue en partie. On voit que les bielles travaillent isolément et toujours dans le sens de la traction. Nous avons déjà vu que c'était la disposition qui méritait la préférence.

La fig. 612 représente une coupe par le travers des cylindres Ci et Cj. Quant à la partie qui se trouve sur l'avant de la fig. 611, elle indique le dispositif d'asservissement du servo-moteur hydraulique, qui d'ailleurs

Fig. 610

rappelle des dispositifs très connus, qu'on rencontre notamment sur beaucoup de marteaux-pilons.

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Dans le système de leviers a^FY^e, Taxe F est le seul qui soit Qxe dans

Fig. 611 Tespace, tous les autres axes correspondent à des articulations. Si, le tam-

CHAP. XXXVl. — GOUVERNAILS. ORGANBS DE TRANSMISSION

bour t une fois embrayé, on fait tourner par son intermédiaire la vis r» Taxe e va marcher dans un certains sens. Les points F et ^ étant Exes, le premier parce qu'il l'est toujours, le second parce qu'à ce moment il

se trouve retenu par les forces passive qui maintiennent en place le gouvernail et les liges de commande, il suit de là que Y est fixe et S également. Donc puisque e se déplace, le levier / va tourner d*un certain angle autour du point fixe 8, et en tournant il entraînera par l'articulation p la tige s du tiroir S du servo-moteur. Aussitôt que le tiroir sera ouvert, l'eau accédera sous l'un des pistons Cl ou C, et le gouvernail entraîné ^^' se déplacera légèrement. Mais dès que le

gouvernail ou, ce qui revient au même, dès que le patin P, marche, il déplace le point a et, grâce au système de levier «p, Py Y^ ^^ ^» *^ ^ trouve que le point p est ramené à sa position première, et le tiroir fermé. On voit donc que le gouvernail ne se déplace qu'autant que le timonier agit, et s'arrête dès qu'il cesse de manœuvrer le manipulateur.

Ce système d'asservissement, très usité pour toutes sortes d*usages, est dit en Amérique à levier flottant parce que le levier s 8 flotte en quelque sorte dans 1 espace.

En laissant de côté ce détail de mécanisme, que nous avons décrit incidemment parce que l'occasion se présentait et que nous le jugeons bon, mais auquel on pourrait évidemment en substituer d'autres, nous retiendrons ce point important qu'il est possible de disposer d'une façon très pratiques deux cylindres hydrauliques à simple effet dans le sens de la longueur du navire.

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