‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 210 sur 290 · TRANSMISSION HYDRAULIQUE ACTIONNANT UNE BARRE · texte numérisé non relu

TRANSMISSION HYDRAULIQUE ACTIONNANT UNE BARRE

moieur. On conçoit aisément qu*on peut se servir dans ce but, soit de iransmissioDs hydrauliques, soit de transmissions rigides, dont Ja disposition peut être variée à l'infini. On trouve des transmissions de ce genre sur un certain nombre de navires de guerre et de commerce.

Les transmissions hydrauliques présentent un certain avantage économique sur les navires où on se sert déjà de l'eau comprimée, soit pour la manœuvre des canons, soit pour celle des embarcations. Il est évident, en effet, que dans ce cas on n'a pas à se préoccuper d'installer des pompes et des accumulateurs spéciaux pour la manœuvre du gouvernail, on profite des appareils existants. Nous ne nous occupons, bien entendu, pour le moment, que de la transmission qui va du servo-moteur à la mèche ; la supériorité des transmissions hydrauliques sur les drosses ordinaires sur les navires de combat, au point de vue de la protection, sera indiquée plus loin quand nous traiterons non plus des appareils destinés à produire la force relativement considérable qui est nécessaire pour manœuvrer le gouvernail, mais des transmissions qui agissent sur la tige du tiroir du servo-moteur.

Nous employons ici le mol d'eau comprimée parce que c'est le terme ordinairement usité. 11 va sans dire que dans les pays froids ou même en hiver dans les climats modérés, on substitue à Teau un liquide susceptible de ne geler qu'à température basse. Ce peut être par exemple un mélange en proportions convenables d'eau et de glycérine.

46!2« Commande par deux pistons à simple effet actionnant une baPPe. {Hirondelle), — Pour concevoir comment une transmission hydraulique peut agir directement sur la barre, il suffit de se représenter deux pistons plongeurs à simple effet, invariablement reliés l'un à l'autre, et actionnant la barre {fig, 608). Ces pistons, à garniture étanche, glissent dans des cylindres qui communiquent par des tuyauxdrosses avec deux autres cylindres plus grands, situés sur le même axe et placés symétriquement, de part et d'autre d'une cloison C qui leur sert défend à tous les deux ; les pistons se meuvent dans ces derniers cylindres sous l'action d'une vis commandée par le volant de manœuvre Y. Si on manœuvre le volant V, on comprimera Teau sous le piston 2 par exemple ; la pression se transmettra à l'un des pistons 1 ou 1', au piston 1 qui est situé à trîberd dans le cas de la fig, 608, et ce piston sera forcé de se déplacer eD entraînant la biuve. £n même temps le piston l'^rigidement relié au piston A , comprime Teau dans son cylindre et par suite dans la drosse bâbord ; Teau passe sous le piston 2' et vient occuper l'espace libre dans le cylindre correspondant entre le fond et le piston. L'équilibre de pression s'établit dans les drosses liquides ; car les deux pistons 2 et 2' ayant même diamètre et étant invariablement reliés, le volume augmente sous le piston 2' exactement de la quantité dont il a diminué sous le piston 2.

Lorsqu'on doit se servir de la transmission, l'eau est comprimée dans les drosses à 20 atmosphères ; on met le gouvernail bien droit et on établit la

communication entre les tuyaux-drosses des deux bords en ouvrant un robi net. Puis, au moyen d'une pompe à bras, on charge les tuyaux-drosses après avoir ouvert, au besoin, des soupapes de purge pour faire évacuer

Tair, s'il en reste dans les cylindres et les conduits. Quand on est arrivé à 20 atmosphères, on ferme la communication des tuyaux entre eux et avec la pompe, et l'appareil est prêt à fonctionner. Pour permettre de bien charger à une pression déterminée, on installe sur le trajet de l'eau sous pression des soupapes comprimées par des ressorts à boudin. £n cas de coup de mer sur le safran, ces soupapes se soulèvent en faisant fléchir leurs ressorts. Le système précédent a été appliqué sur T/firon» délie.

463. Commande par un piston unique à double effet aettonnant une ban«*

Ting-Yuen et Tschen-Yuen, — La conslruelîon de l'arrière ne permet pas toujours d'atteler deux tiges de piston directement sur la tête de la barre. "^ Lorsque l'arrière est trop fin pour qu'on pnis5e

*°* adopter celte solution, on peut recourir à un appa-

reil hydraulique qui consiste en un cylindre unique disposé comme l'indique la fiff. 609. Le mouvement est transmis à la barre par riutermédiaire d'une drosse en chaînes.

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