‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 228 sur 290 · G. BARRES FRANCHES · texte numérisé non relu

G. BARRES FRANCHES

484. Barres de fortune. — Nous avons vu que, sur les navires modernes, toutes les dispositions sont prises pour permettre de continuer à se servir du servo- moteur s'il y a une avarie dans la transmission, de la drosse principale si l'accident est arrivé au servo-moteur, enGn de la barre à chariot si c'est cette drosse qui a cassé ou le tambour qui est hors de service. La barre à chariot a le double avantage d'être placée au-dessous du pont blindé, à l'abri des coups de l'ennemi, et d'être à poste prête à manœuvrer. Aussi on ne renonce à s'en servir que si elle est elle-même hors d'état. La barre supplémentaire appelée barre de combat ou barre franche est destinée non pas, comme pourrait le faire croire sa première dénomination, à assurer la manœuvre du gouvernail pendant le combat, mais simplement à servir de rechange en cas de rupture de la barre à chariot, et le bâtiment qui serait forcé d'y avoir recours au moment de l'action serait bien compromis.

C'est essentiellement une barre de mauvais temps, qu'on utilise seulement dans des circonstances où elle constitue la ressource suprême et dans des conditions de fatigue très grande. Le mieux, si on le pouvait sans trop de gène, serait de placer la barre de combat à demeure sur la mèche ; mais cela n'est pas en général très pratique. Il y a trop peu d'espace entre la barre à chariot et le pont protecteur pour pouvoir y loger la barre franche ;

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