‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 229 sur 290 · CHAP. XXXVII. GOUVERNAILS. INSTALLATIONS POUR MANŒUVRER A BRAS · texte numérisé non relu

CHAP. XXXVII. GOUVERNAILS. INSTALLATIONS POUR MANŒUVRER A BRAS

d'ailleurs comme la manœuvre de cette barre sera trop lente pour permettre au navire de continuer la lutte, il n'y a plus beaucoup à sepréoccuper de la protection ; on préfère avec raison installer la barre franche daos I un compartiment séparé de la barre à chariot. En effet, la rupture de la

L] barre à chariot est bien improbable dans les circonstances ordinaires ; ce

p qu'il y a le plus à redouter, c'est l'explosion d'une torpille à l'exlrème

i , arrière, déterminant à la fois l'envahissement du compartiment de la barre

' par l'eau et la mise hors d'état des organes de manœuvre. Dans ce cas, la

manœuvre de la barre à chariot serait rendue impraticable. H peut alors ^ être très utile d'avoir à sa disposition une barre de combat placée au-dessus

du pont blindé, car il est encore possible de s'en servir pourvu que le gouvernail et la mèche n'aient pas été faussés.

L'emplacement que cette barre doit occuper se trouve, en général, utilisé pour former le carré des officiers ou le salon du commandant ; on comprend que la présence d'un grand levier qui se promènerait constamment duo bord à l'autre, en suivant les mouvements du gouvernail, rendrait ces locaux inhabitables. Elle serait non-seulement une cause d'inconvénients de tout genre, mais même de danger pour les personnes qui seraient appelées à habiter la chambre en question. Aussi, au lieu d'atteler la krrp franche sur la mèche, on se contente de la disposer à proximité, en la dissimulant sous des caissons, et on ne la met à poste qu'au moment du besoin. Pour emmancher la barre de combat il est indispensable d'immobiliser U mèche au moyen d'un frein convenablement disposé et de faire à l'avance toutes les installations nécessaires pour pouvoir soulever la barre, Famenef au-dessus de la mèche et la descendre à poste. On conçoit dès lors Timportance qui s'attache à avoir une barre manœuvrable^ Sur un grand cuirassé la barre franche arrive à peser 4^^,500 et même plus. Aussi, pour faciliter la mise en place, on a quelquefois diminué les dimensions de la barre aGn de réduire son poids. Cela est peu logique, étant donné les circonstances dans lesquelles on doit se servir de cet engin.

Le procédé lo plus pratique nous parait être de diviser la barre en deux pièces réunies par un manchon ; non seulement les poids à soulever sont moins lourds, mais la manœuvre ellc-mènie est bien facilitée. Il est extrêmement long et pénible d'emmancher sur la mèche un appareil d'une seule pièce, tenue en tétc et en queue par de gros palans. Au contraire, si la barre est en deux pièces, la partie arrière, qui doit s'emmancher sur le six-pans de la mèche, étant assez courte, on n'a besoin que d'un seul palan croche sur les barrots du pont pour tenir ce bout et le mettre à poste. U jonctiond es deux parties de la barre est un peu plus longue à effectuer. Mais la difficulté et la perte de temps nécessitée par cette manœuvre ne sont pas comparables à celles qui résultent de l'emmanchement d'une lourde barre d'une seule pièce.

La barre de combat étant placée au-dessus du pont protecteur, il est nécessaire de rendre étanche le passage de la mèche ou de la barre à travers

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