CHAP. XXXVII. GODVERNAILS. INSTALLATIONS POU» MANŒUVRER A BRAS
concentriquement à l'axe de la mèche. Ce système est défectueux, d'abord parce qu'il est presque impossible d'enfoncer la goupille au moment où b deux logements passent rapidement en face l'un de l'autre et ensuite pute que la goupille est toujours trop faible. Etant placée à peu de distance de Taxe, il faudrait, pour qu'elle pût résister, qu'elle eût un diamètre beaucoup plus considérable que celui qu'on peut lui donner pratiquement. Dans
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Fig. 631. — Frein à friction.
la disposition représentée fig, 634, ce frein n'est qu'un complément à ud frein hydraulique qui sera décrit plus loin.
Au lieu d'une goupille on a également employé une clavette en forme de coin (fig. 630). Le collier fixé à la mèche et la pièce fixée à la coque présentent chacun une mortaise ; quand on veut arrêter le mouvemenl du gouvernail, on glisse la clavette dans la mortaise du collier. Il &rrive un moment où le gouvernail, dans ses oscillations, amène la clavette en regard de la mortaise de la pièce fixe, on la pousse alors, ou bien elle tombe par son propre poids. C'est le même système que précédemment, simple
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ment un peu plus robuste et en même temps d'une manœuvre un peu moins difûcile à cause de ia (orme de coin donnée à la clavette.
Outre les inconvénients précités tous ces systèmes ont le défaut d'agir par arrêt brusque. Il est dangereux d'opposer subitement un obstacle iniiranebîssable au gouvernail, on risque d'avarier la mècbe ou le safran ; il est bien préférable d'exercer un serrage très puissant mais progressif, capable d'éteindre peu à peu la force vive du gouvernail.
487. Freins à friction. — Tous les systèmes de freins agissant par friction peuvent être adoptés presque sans modification ; ils remplissent parfaitement les conditions requises.
Ainsi on peut installer un tourteau calé sur la mècbe, et contre lequel on vient coincer plus ou moins fortement une couronne fixée à la coque par des articulations : cette couronne (fig, 631} est formée par deux mâ-
Fig. 632
choîres mobiles autour de charnières, et qu'on vient serrer graduellement contre le tourteau en agissant sur une vis.
On peut également se servir d*un frein muni de sabots en bois ; c'est la disposition du Sfaœ (fig. 632). Une lame en acier, fixée à la coque par un
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bout, portant à Tautre extrémité une vis de serrage, agit en frottant sur des sabots en bois fixés au tourteau claveté sur la mèche.
Le dispositif à friction représenté {fiff. 633) a été employé depuis quelques années sur beaucoup de croiseurs français, où faute d'espace on a été conduit à reporter le frein sur la fausse-mèche. Nous n'avons pas besoin de
■ Coupe longiludinale par l'axe de la fauftse mèshe
fYoJeetloD konzonl«]« du frein
Fig. 633
dire que c'est une disposition qu'on emploie seulement quand il est impossible de faire autrement. On préfère avec raison immobiliser la mèche elle-même de façon à pouvoir agir sur le gouvernail même dans le cas où l'avarie se produirait dans la partie de la transmission située entre les deux mèches. Si cependant on doit installer le frein sur la fausse-mèche, 1^