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I. Barre avec mèche intermédiaire et barre articulée

Dans le système de commande dit à barre renversée les dimensions de la barre AO (/îg. 653), attelée sur la mèche, se calculent comme à Tordinaire ;

Fig. 653

les conditions d'équilibre entre cette barre et la barre à chariot permettent de déterminer les forces qui sollicitent la barre à chariot^ et, par suite, la fausse-mèche, ainsi que TeiTort à produire sur la drosse.

La barre à chariot se prolonge en O'A au delà de la mèche intermédiaire <y et vient s'articuler à l'aide d'un boulon A à l'intérieur d'un coulisseau qui se déplace dans une rainure rectiligne portée par l'extrémité de la barre OA , attelée directement sur la mèche [voir fig, 598, p. 401). •

Supposons les barres^ la mèche et le boulon du coulisseau réduits à leurs axes et posons :.

(Pâ = 3'

au' = d

Soit Mt le moment résistant du gouvernail, F l'effort transmis par la drosse, i.a barre OA exerce sur le coulisseau un effort normal N, cet effort donne naissance à une résistance de frottement ^N dirigée suivant l'axe de la barre. On doit avoir pour l'équilibre

fil

478 CHAP. XXXVII. — APFBNDICB

OU P/ = N (o' Cos co -h /-rf sin a)

Dès qu'on se donne do' l et Fangle de barre x les autres éléments sont déterminés ; on doit donc pouvoir évaluer les forces en jeu en ne consenant comme variable que Tangie « ; il faut pour cela éliminer des felatuns wécéden4ies S et (o.

Or, dans le triangle OO'A

OA = Op — Âp ce qui peut s'écrire

= cf Cos a — i/s'* — d* sin»

8 = d fCos I

: = .i[Cosa-^(2;;si„^«]

liais en se servant du triangle O'Ap pour évaluer Ap, on a également 0 = rf Cos a — 8' Cos u> Les équations qui donnent N et P deviennent par suite

[Cos,-y/(y'sin^«]

Mf croit quand Tangle a augmente, il en est de même des facteurs de M^ dans les deux relations précédentes ; N et P vont donc en croissant à mesure que l'angle de barre devient plus grand. Il convient ici encore de calculer les valeurs de N et de P pour Tangle maximum de barre, c'est-à-dire en général pour 35®.

En se reportant à la figure précédente on remarquera que la longuear ô' doit satisfaire à la conditiont d'être pins grande que à sia a. Si on réalise Tangle de 3bo, on devra avoir au moins

8'=0,57rf

DR09SBS 47^

J. Drosses

La section de la drosse doit être calculée de manière que Teffort maximum à produire sur la barre le long de la tamisaille puisse être obtenu avec une sécurité absolue. Désignons cet effort par F ; l étant la distance de la tamisaille à la mèche, on a dans le cas d'une barre ordinaire

La. section S de la drosse doit être proporLionnée à cet effort maximum J

(2) RS = KF 'i

R est la charge de sécurité qu'il convient d'admettre pour une drosse de nature donnée. Le coefficient K dépend de la nature de la drosse, du nombre de cordons, des résistances passives développées sur la longueur de la transmission.

Les drosses se font ordinairement en chaînes à maillons courts sans étai,. dont la résistance peut être prise égale à 8 kilos; on se sert beaucoup également d'aussières en fil d'acier rompant à 150 kilos en moyenne par millimètre carré et que Ton peut alors faire travailler à 25 kilos en service courant.

Auparavant la portion de drosse qui s'enroulait sur la barre au lieu d'être comme aujourd'hui en fer ou en acier était faite avec, un cuir de fabrication spéciale. Les drosses en cuir présentaient peu de raideur et une grande élasticité ; mais leur charge de rupture était très faible, elle ne dépassait pas 5 kilos par millimètre carré pour les drosses neuves^ commises en aussières et séchées sous tension ; pour les drosses un peu usées ou ayant séjourné plusieurs années en magasin, la charge de rupture s'abaissait à 2'',5, et comme,, par mesure de sécurité, on ne faisait supporter à la drosse que le sixième environ de la charge de rupture, la valeur admise pour R était seulement de 0S4 («).

La seule quantité qui reste à déterminer dans la relation (3) est la valeur de K. Considérons la disposition la plus générale à n cordons {fig, 654}. La dros&e £ait dormant en A sur la muraille, s'enroule suivant le circuit

(M Au lieu de se servir de la résistance par millimètre de section, on a l'habitude, quand il s'agit d'une drosse en ouir, de rapporter, comme pour les cordages, la résistance à la circonférence : 0^,4 par °uii> correspond à 0,033 c', c étant la circonférence de la drosse évaluée en millimètres*

Cl! A p. XXXVII. APPENDICE

AB CD EF GH, les poulies D et H étant fixées en abord. Dans le cas d'une drosse en chaîne on peut admettre qu'à chaque poulie il y a une perte de

10 % sur la tension. Cette réduction est d'ailleurs un maximum ; elle dépend du rapport du diamètre des réas à celui de la drosse et diminue quand cr^ rapport augmente. Admettons cette valeur comme bonne et désignons par T la tension sur le cordon AB de la drosse, on aura pour les tensions successives :

sur AB

sur CD

TXI.IO

sur EF

sur GH

sur le n« brin T X i,iO»-*

Ces brins peuvent être considérés comme parallèles sans grande erreur, les forces s'ajoutant pour entraîner la barre, en sorte que Ton a

T (1 + l,iO -4- MO* -f- ... -+- LIO»-*) = F

Conutiissant T par cette relation, on en déduit immédiatement TefTort auquel doit résister le dernier brin menant GH, effort qui est égal à T x l,iO""*- Si on agissait dans la direction de ce brin pour tirer la drosse, le coefficient cherché K aurait pour valeur

i,iO»-'

Mais il y a en général deux retours à angle droit en H et en I avant d'arriver au tambour, il en résulte que le brin l qui arrive au tambour, support'* un effort un peu supérieur à T x 1,10**"* ; dans le cas d'une drosse en chaln*' la perte due à chacun de ces retours ne dépasse pas 1,07, la valeur à asygner à K est donc environ

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et la section de la drosse est donnée par la relation

Dans le cas nsuel des deux cordons, cette relation devient

Avec nne drosse en fil d'acier on pourrait admettre une résistance trois fois plus grande et prendre seulement

Si la drosse, ou lieu d'être en chaîne ou en aussière à fil d'acier, était en cuir, le calcul se ferait de la même façon, mais les pertes au lieu d'être inférieures à 10 et à 7 % seraient d'environ 13 et 9 7o-

Quand, sur une portion quelconque du circuit de la drosse, on vient à substituer une gaule à une drosse en chaîne ou en cuir, ou doit naturellement réaliser la continuité de résistance, et si o est le diamètre de la tige en acier on devra avoir :

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