Ô2 = J RS
Le rapport du diamètre des réas au diamètre de la drosse varie de 6 à 15<^, il y a intérêt à adopter cette dernière valeur. Les galets en gaïac, en bronze ou en fonte que l'on dispose sous les barrots pour soutenir les chaînes ou les tringles sont espacés de 1",50 à 2 mètres.
K. Sei^o-moteur
Les appareils ù gouverner sont en général étudiés de manière à être assez puissants pour que le timonier puisse faire parcourir au gouvernail en dix à quinze secondes au plus les 3oo à décrire d'un bord ou de l'autre du navire, le bâtiment étant en marche à toute vitesse. On obtient ainsi une grande rapidité d'évolution qui est précieuse pour un bâtiment de combat, mais qui peut également avoir des inconvénients sérieux si on abuse de cette faculté ; car sur un grand navire les grosses pièces seront démarrées au moment du combat, et seront maintenues seulement par les appareils hydrauliques qui ne peuvent se mouvoir qu'autant que la bande ne dépasse pas un certain nombre de degrés.
II Si
482 CHAP. XXXVll. — APPENDICE
PRINCIPALES DONNÉES RELATIVES A DIFFERENTS 8ERVO-MOTEURS DE GOUVERNAILS
Système de tranimiiiion
Neptune
CharUs- Martel
Jemmapes
upuyde-Lôme
hly
Frvad \
Xù
Rapport de compensa-
tion
Surface totale . . . .
Angle maximum du gou-
vernail
Angle de barre corres-
pondant
Longueur de barre . .
aussi ère en fil
{rayon
primitif)
chaîne
d'acier
chaîne
chaîne
chaîne
Nature de la drosse . •
de
de
de
de
de
32mm^t
de diamètre
Nombre de brins . . .
Effort total maximum sur
la tête de la barre . .
Diamètre extérieur du
tambour d'enroulement
barbotin
Diamètre moyen d'en-
roulement de la drosse.
On',470
Longueur de drosse à enrouler, de 0 à 35o .
1/2 tour ' da picaoQ d=578»-
Nombre de tours du tam-
bour, de 350 T à 350 B .
1 tour de .
Durée de la manœuvre,
pignon
de tribord à bâbord .
25>ac
34»ec(l)
40''cc
25«îc
Nombre de plans de la
roue à bras
Rapport de vitesse entre
Taxe des roues à bras
et Taxe du tambour. .
(*) D'après les prévisions.
SBRVO-MOTECR DU GOUVBRKAIL 483
Dans CCS conditions il peut n'être pas prudent de mettre trop rapidement la barre toute d'un bord quand on marche à grande vitesse ; car à ce moment, si un coup de roulis, une variation d'allure d'une des machines, ou une rafale venait ajouter son effet à celui de la force centrifuge, il pourrait se produire une bande capable d'immerger le can supérieur de la cuirasse des flancs d'un des côtés, ou d'émerger le can inférieur de Tautre bord ; enfin les appareils hydrauliques se trouveraient immobilisés. C'est pourquoi sur certains bâtiments on s'est contenté de pouvoir mettre la barre toute d'un bord en dix secondes quand le bâtiment marche à 15 nœuds. Il faut alors plus de temps pour mettre, la barre toute d'un bord quand la vitesse dépasse 15 ndsuds, mais cela n'empéçhe pas l'abatée d'être plus rapide à. cause de l'augmentation de pression des filets liquides due à l'accroissement de la vitesse.
Lorsque le servo-moteur est mû par la vapeur, la condition précédente, d'après laquelle la barre doit être portée toute d'un bord en dix à quinze secondes au plus à une vitesse donnée, doit être remplie en supposant que réchappepaent se fait au condenseur, la pression de régime étant la môme qu'aux machines principales; il y a en effet intérêt à profiter de l'économie de poids et d'encombrement qui résulte de l'emploi des hautes pressions sur les navires modernes, aussi bien pour les appareils auxiliaires que pour Fapl>areil moteur proprement dit.
La vitesse du navire étant la même que précédemment et les chaudières étant à leur pression de régime, la rapidité de la manœuvre doit être moins gi^ande si on est forcé de laisser échapper la vapeur à l'air libre au lieu de l'envoyer à un des condenseurs principaux ou à un condenseur auxiliaire : il suffit alors de pouvoir porter la barre toute d'un bord en moins de vingt secondes seulement.
Telles senties deux conditions principales auxquelles doivent satisfaire les appareils à gouverner.
Le tableau ci-contre (p. 482), relatif à l'installation de différents servo-moteurs, donne une idée des principaux éléments de fonctionnement.
Pour donner une idée de la puiFsance développée par les appareils en question, nous indiquerons simplement que le servo-moteur du Neptune est fait pour qu'avec une pression effective de 4'',500 à la boite à tiroirs, l'évacuation se faisant à l'air libre, sa puissance soit de o 400 kilogrammes par seconde, ce qui correspond à une force de IS'^^'^jôd.
En France, les servo-moteurs sont toujours commandés à l'industrie. On hidique au fabricant le nombre de kilogrammètres que le servo-moteur devra fournir par seconde, et, comme condition de recette, on impose une élévation de poids qui permette de s'assurer que l'appareil produira bien le travail demandé dans le temps voulu.
Voici quelques chiffres pris au hasard :
Charles- Martel , . .
Maffenta
Hoche
Dupuy-de-Lôme , . .
Isly \
Forbin et Sureouf . .
Lévrier
Charles-Martel servo ■ teur auxiliaire . . .
Painiance
en kilog^rammètres
par Meonde
Soalèvement
d'an poids de k k bautear de
4500ks
VitMM
de
wolè*e-
rnent
En dehors de Tépreuve que nous venons de mentionner, on exif^e en général aujourd'hui que le servo-moteur puisse enrouler sur le tambour de la drosse une chaîne àrextrémité de laquelle est suspendu un poids double de celui qui est fixé pour Fessai, mais sans condition de durée.
L, Roue à bras
La commande de Taxe du treuil au moyen de la roue à bras se fait en général par l'intermédiaire de roues et de pignons. En choisissant les diamètres primitifs dans un rapport convenable, il est possible de multiplier l'elTort produit par les hommes. Il ne faut pas d'ailleurs oublier que ce qu'on gagne en force, on le perd en rapidité de manœuvre, et comme cette dernière qualité est importante, il convient de maintenir ces rapports dans dci limites modérées, 3 ou 4 par exemple.
Appelons p, l'effort exercé par les hommes normalement au rayon de la roue ; h, le nombre d'hommes; D, le diamètre de la roue hors poignées ; d, le diamètre du tambour sur lequel s'enroule la drosse ; |., le rapport des diamètres primitifs de la roue et du pignon de la transmission à bras ; Mt, le moment de rotation du gouvernail ; / , la longueur de la barre.
L'elTort transmis par les hommes sur le brin qui part du tambour estrAp -j-
Cet effort doit être égal à la tension KF du brin de la drosse qui partdulam-
-j» .n.i.wij ^1% ,i,* tf « ■- w^ "AfiyggrT"