‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 239 sur 290 · Ô2 = J RS · texte numérisé non relu

Ô2 = J RS

Le rapport du diamètre des réas au diamètre de la drosse varie de 6 à 15<^, il y a intérêt à adopter cette dernière valeur. Les galets en gaïac, en bronze ou en fonte que l'on dispose sous les barrots pour soutenir les chaînes ou les tringles sont espacés de 1",50 à 2 mètres.

K. Sei^o-moteur

Les appareils ù gouverner sont en général étudiés de manière à être assez puissants pour que le timonier puisse faire parcourir au gouvernail en dix à quinze secondes au plus les 3oo à décrire d'un bord ou de l'autre du navire, le bâtiment étant en marche à toute vitesse. On obtient ainsi une grande rapidité d'évolution qui est précieuse pour un bâtiment de combat, mais qui peut également avoir des inconvénients sérieux si on abuse de cette faculté ; car sur un grand navire les grosses pièces seront démarrées au moment du combat, et seront maintenues seulement par les appareils hydrauliques qui ne peuvent se mouvoir qu'autant que la bande ne dépasse pas un certain nombre de degrés.

II Si

482 CHAP. XXXVll. — APPENDICE

PRINCIPALES DONNÉES RELATIVES A DIFFERENTS 8ERVO-MOTEURS DE GOUVERNAILS

Système de tranimiiiion

Neptune

CharUs- Martel

Jemmapes

upuyde-Lôme

hly

Frvad \

Xù

Rapport de compensa-

tion

Surface totale . . . .

Angle maximum du gou-

vernail

Angle de barre corres-

pondant

Longueur de barre . .

aussi ère en fil

{rayon

primitif)

chaîne

d'acier

chaîne

chaîne

chaîne

Nature de la drosse . •

de

de

de

de

de

32mm^t

de diamètre

Nombre de brins . . .

Effort total maximum sur

la tête de la barre . .

Diamètre extérieur du

tambour d'enroulement

barbotin

Diamètre moyen d'en-

roulement de la drosse.

On',470

Longueur de drosse à enrouler, de 0 à 35o .

1/2 tour ' da picaoQ d=578»-

Nombre de tours du tam-

bour, de 350 T à 350 B .

1 tour de .

Durée de la manœuvre,

pignon

de tribord à bâbord .

25>ac

34»ec(l)

40''cc

25«îc

Nombre de plans de la

roue à bras

Rapport de vitesse entre

Taxe des roues à bras

et Taxe du tambour. .

(*) D'après les prévisions.

SBRVO-MOTECR DU GOUVBRKAIL 483

Dans CCS conditions il peut n'être pas prudent de mettre trop rapidement la barre toute d'un bord quand on marche à grande vitesse ; car à ce moment, si un coup de roulis, une variation d'allure d'une des machines, ou une rafale venait ajouter son effet à celui de la force centrifuge, il pourrait se produire une bande capable d'immerger le can supérieur de la cuirasse des flancs d'un des côtés, ou d'émerger le can inférieur de Tautre bord ; enfin les appareils hydrauliques se trouveraient immobilisés. C'est pourquoi sur certains bâtiments on s'est contenté de pouvoir mettre la barre toute d'un bord en dix secondes quand le bâtiment marche à 15 nœuds. Il faut alors plus de temps pour mettre, la barre toute d'un bord quand la vitesse dépasse 15 ndsuds, mais cela n'empéçhe pas l'abatée d'être plus rapide à. cause de l'augmentation de pression des filets liquides due à l'accroissement de la vitesse.

Lorsque le servo-moteur est mû par la vapeur, la condition précédente, d'après laquelle la barre doit être portée toute d'un bord en dix à quinze secondes au plus à une vitesse donnée, doit être remplie en supposant que réchappepaent se fait au condenseur, la pression de régime étant la môme qu'aux machines principales; il y a en effet intérêt à profiter de l'économie de poids et d'encombrement qui résulte de l'emploi des hautes pressions sur les navires modernes, aussi bien pour les appareils auxiliaires que pour Fapl>areil moteur proprement dit.

La vitesse du navire étant la même que précédemment et les chaudières étant à leur pression de régime, la rapidité de la manœuvre doit être moins gi^ande si on est forcé de laisser échapper la vapeur à l'air libre au lieu de l'envoyer à un des condenseurs principaux ou à un condenseur auxiliaire : il suffit alors de pouvoir porter la barre toute d'un bord en moins de vingt secondes seulement.

Telles senties deux conditions principales auxquelles doivent satisfaire les appareils à gouverner.

Le tableau ci-contre (p. 482), relatif à l'installation de différents servo-moteurs, donne une idée des principaux éléments de fonctionnement.

Pour donner une idée de la puiFsance développée par les appareils en question, nous indiquerons simplement que le servo-moteur du Neptune est fait pour qu'avec une pression effective de 4'',500 à la boite à tiroirs, l'évacuation se faisant à l'air libre, sa puissance soit de o 400 kilogrammes par seconde, ce qui correspond à une force de IS'^^'^jôd.

En France, les servo-moteurs sont toujours commandés à l'industrie. On hidique au fabricant le nombre de kilogrammètres que le servo-moteur devra fournir par seconde, et, comme condition de recette, on impose une élévation de poids qui permette de s'assurer que l'appareil produira bien le travail demandé dans le temps voulu.

Voici quelques chiffres pris au hasard :

Charles- Martel , . .

Maffenta

Hoche

Dupuy-de-Lôme , . .

Isly \

Forbin et Sureouf . .

Lévrier

Charles-Martel servo ■ teur auxiliaire . . .

Painiance

en kilog^rammètres

par Meonde

Soalèvement

d'an poids de k k bautear de

4500ks

VitMM

de

wolè*e-

rnent

En dehors de Tépreuve que nous venons de mentionner, on exif^e en général aujourd'hui que le servo-moteur puisse enrouler sur le tambour de la drosse une chaîne àrextrémité de laquelle est suspendu un poids double de celui qui est fixé pour Fessai, mais sans condition de durée.

L, Roue à bras

La commande de Taxe du treuil au moyen de la roue à bras se fait en général par l'intermédiaire de roues et de pignons. En choisissant les diamètres primitifs dans un rapport convenable, il est possible de multiplier l'elTort produit par les hommes. Il ne faut pas d'ailleurs oublier que ce qu'on gagne en force, on le perd en rapidité de manœuvre, et comme cette dernière qualité est importante, il convient de maintenir ces rapports dans dci limites modérées, 3 ou 4 par exemple.

Appelons p, l'effort exercé par les hommes normalement au rayon de la roue ; h, le nombre d'hommes; D, le diamètre de la roue hors poignées ; d, le diamètre du tambour sur lequel s'enroule la drosse ; |., le rapport des diamètres primitifs de la roue et du pignon de la transmission à bras ; Mt, le moment de rotation du gouvernail ; / , la longueur de la barre.

L'elTort transmis par les hommes sur le brin qui part du tambour estrAp -j-

Cet effort doit être égal à la tension KF du brin de la drosse qui partdulam-

-j» .n.i.wij ^1% ,i,* tf « ■- w^ "AfiyggrT"

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