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CHAP. XXI II. — CONSTRUCTION DES CLOISONS ETANCHES

Les cadres façonnés se répétant un grand nombre de fois, on trouvera souvent économique, au lieu de forger des cornières, de façonner à la matrice des morceaux de tôle d'acier, comme celui qui est représenté fig, 334 hiSy de manière à obtenir des pièces dont le contour épouse la

Fig. 335

forme des barrots ; on coupe ensuite ces pièces par le milieu et on les applique contre la cloison pour combler le vide qu'elle laisse autour des barrots. Mais ce prcédé d'emboutissage n'est avantageux que quand on en a à faire un assez grand nombre de pièces identiques pour compenser le prix de confection de Fétampe ; autrement il vaut mieux confectionner des pièces de môme forme mais en tôle forgée et soudée.

La fig, 335 représente la disposition employée pour le passage des barrots à travers les cloisons sur les navires anglais.

"212. Essai des cloisons étanehes. — Une circulaire du 20 août 1885 prescrit d'essayer les cloisons étanches pendant six heures à la charge maxima qu'elles peuvent être appelées à supporter; on doit donc remplir les compartiments à la hauteur correspondant à la flottaison que prendrait le bâtiment, si le plus grand des compartiments contigus venait à être rempli. Pour les compartiments latéraux, l'essai est facile; pour les cloisons transversales, les cloisons médianes qui séparent les ma. chines et les chaufferies, le remplissage des grands compartiments qu'elles limitent conduirait à introduire dans le navire un poids d'eau trop considérable, et à détériorer les pièces de machines qui sont déjà montées au moment où la cloison est prête à subir l'essai. On construit alors à peu de distance de la cloison un bâtardeau en bois, étanche et fortement étayé : cela permet de faire l'essai dans des conditions prescrites, tout en n'ayant que peu d'eau à mettre.

La flèche peut sans inconvénient atteindre et même dépasser 80 millimètres lors de l'essai. Théoriquement il semblerait qu'une fois le bâtardeau vidé, la cloison devrait reprendre sa position initiale, la limite d'élasticité n'étant pas dépassée. En pratique, on constate toujours une petite déformation permanente, une fois l'eau enlevée; il n'y a pas à s'inquiéter si une grande cloison conserve une flèche permanente de 5 à 10 milli-

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APPENDICE

mètres. On conçoit en effet quelle difficulté il y a à bien régler un plan de repère d'une grande étendue, et, comme il ne s'agit pas de relevés effectués avec une précision bien grande, des flèches permanentes de Tordre de celles que nous venons de mentionner ne diffèrent guère de celles qu'une simple erreur de lecture pourrait indiquer. Il est cependant certain que la cloison ne revient pas exactement à sa position première à cause des jeux inévitables qui se produisent dans les assemblages au cours de l'essai.

APPENDICE

Calcul de la résistance des cloisons, — Applications pratiques

A. Calcul de la résistance des cloisons. — Les cloisons étanches travaillent à la manière des aiguilles de barrage et leur calcul doit consister à étudier la déformation d'une membrane métallique plus ou moins armaturée sur son pourtour. Le problème est très complexe ; mais on peut arriver à une solution suffisamment approchée, sui^tout pour les cloisons de grande longueur, eu ne considérant que la flexion dans un plan vertical, ce qui revient à négliger les encastrements verticaux.

Donc, si nous prenons une tranche d'une largeur donnée, nous pourrons la considérer comme une

poutre encastrée à la tête en A et au pied en B

(flg. 336). Si nous supposons le niveau de la flot- ^

taison en A, cette poutre aura à supporter en un ^^'

point, par millimètre courant de sa hauteur des charges proportionnelles

à la distance de ce point au point A.

En appelant L la hauteur AB de la cloison entre ses points d'encastrement X la largeur de la tranche considérée et en prenant les moments par rapport à une horizontale, située à la distance x, Téquation de la fibre déformée sera

dx^ 2

\it étant le moment du couple développé dans Tencastrement A ;

E, le coefficient d'élasticité ;

T, le moment d'inertie de la section horizontale de la cloison par rapport à

l'axe mené parallèlement au plan de cette cloison ; 3, la densité de Teau ; d'où en intégrant

èl

La constante est toujours nulle, car a? = 0 entraîne -^ = 0 et y = 0.

Pour déterminer fi, faisons a? = L et y = 0 dans la dernière équation, il vient en divisant par -^

Xo d'où

Remplaçons [a par sa valeur dans l'équation générale en y, nous obtenons

0'J, Eîy = ^^ X' {x — L) (3x2 -+- 3Lar — 7L«).

En écrivant que -^ = 0, l'équation (2), dans laquelle nous supposons {x.

remplacé par sa valeur en fonction de L, donne la valeur de x pour laquelle *a llèche est maxima et on trouve que le point correspondant est distant de 0,55 L du point A, c'est-à-dire situé un peu au-dessous du milieu. Il suffit de remplacer x par 0,55 L dans l'équation (3') pour avoir la valeur maximum de s^ ou la flèche cherché f,

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