COS
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Le bénéfice n'est donc vraiment sensible qu'au delà de 2,') à 30<», c'est-àdire à partir du moment où les formules cessent d'être exactes.
Dans ce qui précède nous n'avons pas tenu compte de la partie du pont blindé, qui devrait aller jusqu'en abord s'il y avait une cuirasse de lianes, et qui disparaît dans toute la région du talus si on adopte un pont protecteur en dos de tortue. Examinons l'importance de cette suppression eu nous
maintenant d'abord dans les limites au delà desquelles les calculs qui viennent d*étre faits ne s'appliquent pas.
Supposons, par exemple, que, la hauteur du talus étant de 1™,50, Tangle qu'il forme avec la verticale soit de 30<», la largeur du fossé sera égale à
l'»,50 X Tg 30° = 1%50 X 0,5774 = 0,866.
La surface du pont supprimée, en admettant une longueur d'environ 100 mètres, sera en chiffres ronds
2 X 0°»,87 X iOO™ = 174™'
et le bénéfice de poids, en attribuant une épaisseur de 4 centimètres pour le pont horizontal, sera de ce chef :
soit o4 tonneaux environ, égal au bénéfice résultant de la substitution du talus à une cuirasse verticale de flancs de 900 tonneaux, cuirasse qui, d'après les épaisseurs relatives qu'on donne habituellement aux blindages du pont et des lianes, correspondrait assez bien par son poids et son épaisseur au pont considéré.
Il semble donc qu'on ait réalisé de cette façon une économie excédant 100 tonneaux sur un poids total inférieur à 1 500. On bénéficie de plus d'un quinzième. Et il s'agit ici d'une inclinaison relativement faible, parce que nous n'avons pas pu aborder les grands angles usuels de îiO à 60° pour lesquels la formule (2) n'est plus applicable.
Toutefois, s'il ne nous est plus permis de calculer la cuirasse oblique eu partant de la formule en question, nous sommes parfaitement en droit de chiffrer du moins l'économie qu'on réalise sur la portion horizontale du pont en portant, par exemple, l'inclinaison du talus de 30 à 60<>. L'économie correspondante de poids passe de 54 à 162 tonneaux. C'est certainement à cette suppression d'une large bande du pont horizontal qu'on doit la majeure partie do l'économie de poids dont on bénéficie aux grands angles. Comme d'autre part, le gain relatif au talus n'a pu qu'augmenter en passant de 30 à 600, on se rend compte que la diminution totale de poids est beaucoup plus considérable que celle précédemment calculée, plus du double à coup sur.
2'^ Cas. Le bâtiment roule et les projectiles sont tirés à distance modérée. — Ce qui précède suppose trois choses : d'abord, que le bâtiment ne roule pas ; en second lieu qu'il reçoit des coups tirés à grande distance, c'est-àdire dont l'incidence est à peu près normale aux murailles verticales ; enfin que 4 centimètres est une épaisseur convenable pour le pont qui forme le couvercle de la boîte blindée dont les flancs auraient 8 à 9 centimètres, en admettant que ce blindage soit disposé verticalement. Les deux premières de ces hypothèses au moins ne sont pas très exactes.