‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 66 sur 290 · CHAP. XXV · texte numérisé non relu

CHAP. XXV

En résumé, pour les blindages mînces, le choix du mode de tenue peut prêter à discussion ; pour les blindages épais, les prisonniers ne sauraient être substitués avec avantage aux boulons-vis. D^ailleurs, dans les deux cas, rattache par prisonniers augmente à la fois la dépense et la durée de la construction. On ne peut percer et tarauder les plaques qu'après les avoir mises en place en les serrant au moyen de faux prisonniers d'accostage ; si peu nombreux qu'ils soient, ces trous, percés à l'avance, ne peuvent même pas servir pour la tenue définitive ; il faut, quand on a percé et taraudé le logement des autres prisonniers, retirer les boulons d'accostage, agrandir les trous et tarauder à la fois le double bordé et la plaque pour mettre les prisonniers définitifs. Avec les boulons-vis du Creusot les plaques arrivent toutes percées; il y a simplement à pratiquer les trous dans le plalelage avant la mise en place comme cela a été fait pour le blindage des flancs du Dupuy-de-Lôme \ tout perçage des plaques abord, tout travail de taraudage est supprimé.

Si donc, on veut construire vite et économiquement, le mieux est de renoncer d'une manière absolue aux prisonniers, et de se garantir comme on le faisait jusqu'ici contre la chute des tètes au moyen de coupelles d'acier embouties, vissées sur le platelage à l'entour des têtes de vis.

En ce qui concerne la substitution de vis aux rivets pour la tenue des deux plans de bordé sous cuirasse, il y a là une augmentation de travail qu'on pourrait éviter sans inconvénient en soignant le rivetage. Jl parait ressortir en effet d'expériences faites à Gâvre que lorsque la matière du rivet ne porte pas sur la face intérieure du platelage, le rivet n'est jamais projeté; au contraire, si on emploie des rivets à tète trop large, faisant ï^aillie sur la face intérieure du double bordé, il y a souvent ^es projections; il semble donc qu'en employant des rivets à tète plate arasée et en enlevant soigneusement les bavures au moment du matage, on pourrait continuer à employer des rivets pour cette tenue.

tî44. Boulons de tenue des plaques de pont. — La tenue des plaques de pont est assurée au moyen de boulons traversant les ])laques [fif/. 381). L'ècrou est placé en dessous; il n'y a pas de rondelles en acier, le caoutchouc est directement serré entre le plafond du pont et la coupelle retournée ; on fait l'économie de la conlrerondelle.

Quelquefois, ainsi qu'il a été dit plus haut, on complète la tenue des plaques au moyen de boulons placés dans les joints longitudinaux et dont les têtes carrées jouent le rôle de clefs, rendant îçolidairos deux virures contiguës. Cette disposition n'offre d'ailleurs pas grand intérêt, sauf peut-être pour les plaques comprises entre des panneaux.

Fjg. 381

DÉTERMINATION DES ÉLÉMENTS DB l'aTTACHB PAR BOULONS-ViS i2D

215. Déteriuinatloii des éléments de riiltaelie par boulons-vis. — Supposons d'abord la plaque tenue comme à Tordinaire par des boulons-vis. Pour fixer une plaque de cuirasse sur une muraille, il convient de proportionner la section des attaches au poids de la plaque.

Soient :

E, l'épaisseur de la plaque en centimètres ; D, le diamètre des boulons d'allache en centimètres ; N, le nombre de boulons par mètre carré de la surface cuirassée ; S, la section du bon Ion nage nécessaire par tonneau de plaques, en centimètres.

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