‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 67 sur 290 · N TT · texte numérisé non relu

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d'où

S est une quantité déterminée par des expériences de tir. Cette section peut être répartie sur un petit ou sur un grand

nombre de boulons. Pour savoir comment faire la £ ^

répartition, on peut, comme l'a fait M. Tlngénieur delà L^^^^^..^ Marine Gai/de^ envisager la question de la manière ' suivante :

Dans tout blindage, chaque trou pratiqué pour l'at- r tache constitue un point faible dont la résistance est d autant plus diminuée qu'il reste moins de matière en prolongement de ce trou sur la plaque. Si nous désignons par H la profondeur du trou borgne {fit/. 382) et si nous posons

l'aflaiblissement de la plaque en regard du trou doit augmenter à mesure que le rapport A diminue.

Avec les valeurs de H qui correspondent aux diamètres adoptés pour les

plaques de grande épaisseur p est peu élevé (0,13 environ), l'alTaiblisse-

raent n'est pas assez nîarqué pour que les trous de fixation deviennent nécessairement des points de rupture, et il convient dans ce cas de diminuer le nombre des trous pour réduire en même temps les chances d'atteinte des

Fig. 382

points faibles. On est simplement limité par la question de tenue des frag-

S ments ; rien ne s'oppose alors à ce qu'on donne à j^ une valeur constante,

en prenant par exemple S = 37 7°**»S et N = 2,5 qui sont les chiffres relatifs aux plaques de 55 centimètres de V Amiral Baudin et aux plaques de 45 — 35 du Neptune, On a alors pour déterminer D la formule très simple :

Dr^i,212v/E

Mais lorsqu'il s'agit de blindages minces^ cette formule n'est plus convenable. Au point de vue des effets du choc, deux blindages d'épaisseur notablement différentes ne sont nullement comparables. A égalité de surface cuirassée les masses varient comme les épaisseurs ; les résistances aux déformations, qui peuvent se produire dans les régions choquées par les projectiles et donner naissance à des fêlures, sont, jusqu'à un certain point, assimilables aux résistances à la flexion : elles varient en gros comme le carré des épaisseurs. Par suite, un choc qui ne donnerait pas de fentes eu regard des trous d'attache sur une plaque de forte épaisseur peut en développer sur une plaque mince, si l'affaiblissement de celte plaque est beaucoup plus considérable. Jl y a donc lieu de faire intervenir dans le choix du diamètre la convenance de maintenir A dans certaines limites. Pour cela, on peut remarquer que pour un type de boulons donné, la profondeur H du trou d'attache doit être proportionnelle au diamètre du boulon correspondant, en sorte qu'on ait

H = KD

et de fait, avec les boulons-vis réglementaires du Creusoty K est à peu pK*s constant et égal à 0,80. On peut écrire

ce qui avec la relation (1) donne

Les deux dernières relations montrent que pour un type de boulons donné

et, par suite, pour une valeur donnée de K, on doit pour conserver à A une

S valeur constante faire varier ^ et D proportionnellement à E.

Ces considérations ne sauraient avoir rien d'absolu; elles montrent

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