RESISTANCE DES PLAQUES A LA PERFORATION
Le tableau ci-après donne la perforation des plaques d'acier doux, calcul<*es par la formule de M. Louël pour les projectiles de rupture réglementaires de
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200 300 400 500 600 700 600 Vitesses au c"hoc en mèlrcs
Fig. 383
la Marine française. Pour permettre de bien apprt'cier ces résultats d'un simple coup d œil, nous les avons traduits en courbes (/î^ 383).
TABLEAU COMPARATIF DES PERFORATIONS (aCIER DOUX) CALCULEES d'aPRÈS LES FORMULES SiaiPLlFlJÉES DE M. LE LIEUTENANT DE VAISSEAU LOUisL
Epaisseurs en miliimâtres trarersées pour des vitesses, au choc de
Log. K
Log. a
Enfin M. Weave7'y de l'artillerie américaine, a proposé un antre tj-pe de formnle, reposant sur des observations faites sur l'aspect des plaques après perforation.
Il a constaté à Annapolis^ et le fait Tavait été également à Gâvre, qu'autonr du trou fait par le projectile se manifeste une auréole de métal oxydé, visible également sur Tarrière de la plaque, et dont le rayon est environ le triple de celui du projectile. Appelant R ce rayon, il considère le travail fourni par le projectile comme proportionnel au volume cylindrique ayant pour base Tauréole en question et pour hauteur l'épaisseur de la plaque, c'est-à-dire que l'on aurait
un examen approfondi le conduisit à poser en moyenne
€ eia étant exprimés en pouces.
Dans le même ordre d'idées, M. Vallier s'est trouvé conduit à prendre
ce qui donne pour la perforation des plaques en acier doux du Creusot par le projectile en acier durci (type Holtzer) la relation, fort simple à calculer :
(8) E = 2ah X 10^'^^^ (" - ">
où a et e sont exprimés en millimètres.
Cette formule suppose qu'il n'y ait pas de fentes à moins de deux calibres et demi du point d'impact.
d) Plaques et projectiles d'aciei's quelconques. — Les formules données cidessus correspondent à des plaques et à des projectiles de composition déterminée. Si on veut passer de ces conditions à des plaques ou à des projectiles d'aciers différents, on constate de grandes variations dans les résultats.
On peut donc, ainsi que le fait M. Vallier^ considérer effectivemect l'action mutuelle du projectile et de la plaque comme représentée par une relation telle que
E', représentant le travail moléculaire de la plaque pendant la perforation ; E", celui des projectiles.
Dans le cas de la traversée d'une plaque d'acier doux par un projectile
RJSSISTANGE DKS PLAQUES A LA PERFORATION
Holtzer, que J'en retrouve sensiblement intact après le tir, on peat prendre E' = 0, et on aura simplement E = E' ; d'où
Mais si le projectile présente une moindre ténacité, il y aura un travail appréciable E' dépensé, soit à briser, soit à aplatir le projectile, et Ton aura
OU
fi étant une caractéristique du projectile moindre que lunité.
De même avec le projectile type pour lequel (Ji = 1 , une plaque plus ou moins résistante exigera un travail E' plus ou moins considérable et on aura
la formule générale sera donc de la forme
(9) ou (9)»"
E=zE'
E = e^a2el0«.<»l*<»-'"
X et fi, caractéristiques de la plaque et du projectile, étant respectivement égaux à l'unité pour les aciei^ doux du Creusot et l'acier Holtzer.
Les considérations précédentes ont conduit M. le Chef d'escadron Vallier à établir une échelle de comparaison très instructive entre les divers éléments expérimentés.
PUqa«9
Projectiles
Shœburyness 1880
Shœbupyness 1882
componnd Brown
Cammel
Ht = 0,83
Spezzia 1884
acier Schneider
Krupp