‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 77 sur 290 · CHAP. XXVI. — PAVOIS ET GARDE-CORPS · texte numérisé non relu

CHAP. XXVI. — PAVOIS ET GARDE-CORPS

charnières l (fy. 388) qui, en temps ordinaire, s*applique le long du panneau et qui, au contraire, lui devient perpendiculaire lorsqu'on haie dessus. On ne pourrait, sans cette précaution, relever le pavois lorsqu'il est rabattu le long de la muraille si celle-ci est verticale.

La fîg. 388 représente la coupe transversale d'un pavois rabaltable, la fig. 389 montre le mode de jonction de deux panneaux au moyen d*écrou$ à charnières. On voit sur la /î^. 390 la forme d'une des solides charnières autour desquelles s'opère le rabattement.

Suivant les circonstances le pavois est amovible sur toute sa hauteur ou sur une fraction seulement. Lorsque la volée déborde le pont dans les positions de chasse et de retraite extrêmes, on ne doit couper les pavois qu'à la hauteur strictement nécessaire; le poids à manœuvrer est moins lourd et la manœuvre plus commode.

Il va de soi qu'avec des pavois mobiles la lisse d'appui est forcément une pièce de bois en plusieurs morceaux, reliés entre eux par les cornières supérieures des cadres précédents sur lesquelles on la tient avec des boulons.

En principe, il est avantageux de ne mettre les pavois à rabattre que dans la partie où il est impossible de faire autrement, car, fi la mer, leur manœuvre est longue et pénible quand ils n'ont pas fonctionné depuis longtemps.

!252. Ciiaiulcliers de garde-eorps et mains courantes. — Dans les parties élevées au-dessus de l'eau, un bordé plein en tôle jouant le rôle de pavois serait lourd sans aucune utilité. On dispose alors de simples garde-corps qui ont pour but, non pas d'arrêter les embruns, mais simplement d'empêcher les hommes d'être projetés à la mer dans les mouvements de roulis et de tangage.

C'est la disposition employée autour des teugues, des dunettes, des spardecks, et aussi des ccoulilles, ouvertures percées dans la coque qui seront décrites plus loin. On remploie également sur de petits bâtiments tels que les toi-j))!leurs, où le fort bouge du pont permet à l'eau de s'écouler facilement.

Les chandeliers sont de deux systèmes, fixe ou amovible. La fig. 391 représente un chandelier fixe à embase carrée, qui est tenu sur le plat-bord du pont au moyen de vis en

Fig. 390

fer zingué. Le chandelier est fait en fer creux pour économiser du poids. On dispose dessus une tringle en fer plat, tenue par une goupille rivée sur le chandelier, et on rapporte sur cette tringle une pièce de bois ou rem-

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