CRÉPINES
260« Crépines. — La prise d'eau est protégée, contre l'enlraîoement par Teau des saletés qui pourraient entraver son fonctionnement, au moyen d'une sorte de tamis vissé par l'extérieur, qui porte le nom do (l'épine {fig. 419).
La crépine est formée d'une feuille de tôle zinguée dans laquelle on pra-
joupe
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joupe
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Vue extérieure de la crépine Fig. 419
tique des trous suffisamment petits pour arrêter les herbes et les saletés qui pourraient être aspirées et venir engager les clapets.
On donne généralement aux crépines une forme bombée de manière à pouvoir y percer un plus grand nombre de trous. La section de chacune de ces petites ouvertures est de 1 centimètre carré. Leur distance de circonférence en circonférence est de 4 millimètres. La section totale doit être d'environ trois fois celle du tuyau.
Afin de faciliter le mouvement du liquide, on fait souvent former à une portion de la crépine une poche plus accentuée, dans laquelle on ne perce pas de trous. On dispose cette poche sur Tarrière de la crépine s'il s'agit d'une entrée, sur l'avant s'il s'agit d'une sortie.
Les crépines ont besoin d'être démontées fréquemment pour permettre de repeindre l'intérieur du manchon de prise d'eau. Aussi est-il avantageux d'employer pour leur tenue des boulons fraisés à deux filetages, qui permettent d'effectuer le démontage sans toucher à la jonction du conduit et du bordé (voir fig, 421).
Les crépines sont armaturées intérieurement quand leur diamètre dépasse 200 millimètres.
270. Planchons de prises cFeau. — a) Manchons de prises d*cau situées dans le double fond. — Dans le cas, fréquent aujourd'hui, où le bâtiment a une double coque, Tinstallation du robinet se fait de la même manière que précédemment, mais sur le vaigre, le robinet devant toujours être accessible. Il faut alors établir un conduit entre le vaigre et le bordé. Il est nécessaire, à cause de la contraction éprouvée par Teau en passant par les trous de la crépine, de donner à celle-ci une section beaucoup plus considérable qu au tuyau ; on est doue amené à adopter pour le conduit une forme tronconique {fig, 420).
Ces conduits ou manchons de prises d'eau sont faits d'ordinaire en tole d'acier ; ils sont tenus sur le bordé et sur le vaigre au moyen de cornières. Pour permettre d'assurer l'étanchéité par un matage efficace, il convient de laisser apparent l'angle de la cornière extérieure (fig. 420 et 421).
H faut que l'on puisse, au besoin, démonter le robinet sans pour cela
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Fig. 420
Fig. 421
Fig. 42lbi»
détruire la jonction du conduit et du vaigre; la tenue du raccord se fait donc au moyen de boulons fraisés à deux filetages {fig. 42!). On peut arriver avantageusement au même résultat en employant la disposition indiquée sur la fig. 420 : le manchon fait saillie a l'intérieur du vaigre, le robinet peut lut être fixé directement sur une cornière indépendante de celle qui relie le manchon au vaigre. On supprime ainsi toute cale ou tout raccord interposé.
Pour les prises d'eau de petit diamètre, un tuba fait comme nous l'avons indiqué serait trop étroit à la partie haule pour que l'on pût y accéder pour le repeindre ; on remplace alors le tronc de cône par un cylindre en donnant a la bride de raccord une forme évasée (fig, 421). La fig. 421'"'* représente à plus grande échelle un raccord du même genre, d'une forme un peu différente.
Les sorties d'eau d'extraction des chaudières présentent des difficultés particulières; à cause des variations brusques de température, elles arrivent
ROBINETS d'arrêt
à se rompre 011 tout au moins à briser les rivets qui les attachent à la coque. Il ne faut pas confectionner les tubes en fonte, car on serait sûr de les voir se rompre en peu de temps : la fonte est peu résistante et se ronge rapidement dans Peau de mer. Les tubes en tôle chaudron née n'ont pas non plus donné de résultats satisfaisants, et, à la suite d'accidents arrivés à ces prises d'e^m, Ton emploie depuis peu des manchons en acier moulé avec surface intérieure lisse. On en fait aussi en tôle de fer ou d'acier soudée. Nous croyons qu'il serait prudent de les décaper avant leur mise en place.
b) Manchons de prises (Veau eii dehors du double fond, — Même si la prise d'eau tombe dans une partie du navire où il n'existe pas de double fond, il peut y avoir Intérêt, quand la membrure a beaucoup de hauteur, à rejeter le robinet à l'intérieur du membre au moyen d'un conduit semblable à ceux dont nous venons de parler ; on peut alors constituer le manchon, comme l'indique la fig. 422, par un tube en tôle d'acier ayant un bord tombé que l'on attache exlérieurement sur la coque pour faciliter le matage.
c) Manchons de prises d'eau des navires doublés en cuivre. — Sur les navires revêtus de bois et doublés en cuivre, les crépines sont en cuivre fort et les manchons en bronze. Le manchon d'une prise d'eau traverse la muraille dans laquelle le trou est percé en plein bois et garni ensuite d'une chemise de plomb rabattu {fig. 423). On calfale par l'extérieur l'intervalle restant entre la chemise et le manchon. Puis on rapporte au dehors une rondelle en bronze travaillée suivant la forme du bordé dans lequel elle est noyée. Cette rondelle est fraisée de manière qu'on puisse rabattre et mater dans la fraisure le bord du manchon qui a été préalablement taillé en biseau pour pouvoir faire plus facilement rivure. La rondelle et le manchon sont réunis par des boulons en cuivre à tête fraisée (') et on mate la tête par l'extérieur une fois que le boulon a été bien serré.
271. Robinets d'arrêt. — La fig, 424 représente un petit robinet d'arrêt placé à l'endroit où débouche le tuyau. Pour les gros robinets qui terminent les tuyaux d'aspiration et de refoulement des pompes de circulation ainsi que ceux d'injection et de décharge, on emploie les robinets un peu plus compliqués représentés fig, 425. Le tuyau arrive en A dans un presse-éloupes disposé sur la ^*^' tubulure T venue de fonte avec le boisseau du robinet. On voit sur la ii^ure que la noix est manœuvréé au moyen d'un volant et d'une vis tan-
Fig. 422
I*) Pour que le serrage soit bien fait, il convient de serrer d'abord sur des boulons en fer. C'est seulement ensuite qu'on les remplace par des boulons en cuivre.
^^enle V qui engrène
le secteur denté S fixé sur le tournant. Ije palier Le tournant du robinet est soigneusement rodé dans le boisseau ; cependant il s'oxyde à la longue», mais il est facile de le décoller, grâce à une vis v donl un écrou appuie sur
de la vis tangente est boulonné sur le boisseau
Fig. 424
une bride E tenue sur le boisseau. Cet étrier sert également à empêcher la noix d'être chassée pur refoulement. La noix est maintenue en temps normal par le presse-étoupesp qui prévient toute infiltration d'eau ; mais lorsqu'il est nécessaire de refaire les presse-étoupes, le tournant pourrait être refoulé à Fextérieur; la bride E rend cet accident improbable.
272. Repérage des prises ciseau. — Sur les navires de guerre, toutes les prises d'eau sont repérées au moyen de plaques en cuivre j)lacées sur le pont des gaillards dans le plan transversal qui contient ia prise d'eau. Ces plaques portent la désignation de la prise d'eau ainsi que l'indication de sa distance au-dessous de la flottaison normale ; elles sont d'une grande utilité pour la visite à flot des prises d'eau au moyen du scaphandre et pour leur obturation par l'extérieur en cas d'accident.