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DALOTS

de la cunelte qui est, comme il a été dit plus haut, une rigole placée ea abord. De là, les eaux tombent dans un tuyau en cuivre étamé de 3 millimètres d'épaisseur.

a) Dalots intérieurs. - Le plus souvent, ce tuyau passe en maille et, après avoir recueilli Feau des divers ponts, débouche près de la flottaison.

Une grille en fer ou en bronze {fig. 427), placée au-dessus de chacun

Coupe AQ

Fig. 427

des dalots, empêche Tétoupe, etc., de tomber dans le tuyau et de l'engorger. Cette grille est établie à charnière de manière à permettr-e de dégager l'oriûce pour nettoyer le tuyau. Si le tuyau est coudé, on ajoute dans'' le même but un bouchon Bleté. Les dalots de grands navires ont iO centimètres de diamètre.

Le plus souvent les dalots de la teugue, du spardeck, de la dunette, en général ceux des entreponts supérieurs débouchent simplement dans la rigole de l'entrepont immédiatement inférieur, et ce sont les dalots du gaillard ou de la balterie qui reçoivent leau ainsi déversée et l'amènent h un orifice percé un peu au-dessus de la flottaison. Chacun de ces dernier? dalots

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CHAP. XXVIII. — OUVERTUaSS AU-DESSUS DE LA FLOTTAISON

aboutît à une ouverture pratiquée dans le bordé auquel le tuyau est relié par une ou deux cornières {flg. 428),

Quelquefois aussi les dalots sont placés à Taplomb les uns des autres et

Fig. 428

le tuyau, amenant l'eau d'un pont supérieur, débouche au centre du dalot du pont situé immédiatement au-dessous.

h) Dalots extérieurs. — Si le navire est cuirassé, l'orifice par lequel le dalot débouche à Texlérieur doit être situé au-dessus de la cuirasse légère de ceinture. Sur les croiseurs cuirassés français, il est indispensable, pour que le blindage soit réellement efficace, do ne percer que le moins grand Bombre possible de trous au-dessous des gaillards. On est alors amené à rejeter à rextériftur les luyaux des dalots principaux, c'est-à-dire ceux des gaillards et du spardeck, les seuls qui donnent passage à une grande quan~ tité d'eau. On revient ainsi au système qui était en usage du temps des anciens navires en bois, sur lesquels on tenait à ne pas percer de trous dans la coque au voisinage de la flottaison.

Bans ce cas on pratique les dalots, non plus dans le pont, mais dans la Muraille, au ras des gaillards {fig. 429), on les prolonge sur le glacis et sur la cuirasse par un tuyau en tôle zinguée ou dalle. Ces dalles sont de section rectangulaire ; sur le Charrier^ elles ont 20 centimètres de large sur 12 centimètres de haut; elles sont munies d'une grille verticale ^ à charnières. Une porte de visite v, placée à l'angle de la partie horizontale et

OÀLOTS DE MER

de la partie verticale du conduit, permet de dégorger^le tuyau s*il vient è. se boucher.

Ces tuyaux ont Finconvénient d'être d'un aspect disgracieux, et de plus ils

Fig. 429

sont fréquemment écrasés par les chalands ou lors des amarrages à quai. Pour qu'ils soient moins exposés aux chocs, on les arrête à l^.SO environ au-dessus de la flottaison ; mais il est bien difficile dans ce cas de tenir la muraille propre sur toute la hauteur située au-dessous de la dalle.

c) Maugères. — Le même reproche s'applique à une dernière disposition, assez employée, qui consiste à percer, au niveau du gaillard, un trou dans la muraille et à éloigner Teau du bord au moyen d'une sorte de gargouille m {fig. 430) appelée manière. C'est évidemment la solution la plus simple et la plus sûre; mais elle est peu compatible avec la propreté de la muraille, surtout si celle-ci est peinte en blanc. pi^ 439

27o. Dalots de mer. a) Dalots de mer du pont supérieur. — Outre les dalots ordinaires qui ne peuvent débiter qu'une faible quantité

Fig. 43i

d*eaU) il convient pour les bâtiments à franc-bord bas, de ménager dans la muraille de gaillard de larges ouvertures fermées par un mantelet Duvranl de rinlérieur à rextérieur (fig, 431) et qu'on appelle dalots de mer; car si

un paquet de mer tombe sur le pont, il faut que l'eau trouve une issue, sans quoi la stabilité du navire pourrait être compromise.

Au mouillage, ces dalots sont fermés par des crochets. On doit les mettre un peu audessus des autres dalots, de façon qu'en temps ordinaire ils ne donnent pas issue aux eaux de lavage qui saliraient la peinture. Sur les garde-côtes cuirassés type Jemmapes, ces clapets ont 70 centimètres X 20 centimètres et ils sont établis de trois en trois mailles. On voit qu'ils peuvent évacuer une quantité d'eau considérable.

b) Dalots de mer du pont principal, — On donne également le nom de dalots de mer aux dalots destinés à évacuer l'eau de mer qui peut s'introduire en grande quantité au-dessus du pont blindé par les trous d'obus.

Cette question d'évacuation de Teau ainsi introduite est très délicate. Nous avons indiqué les précautions minutieuses qu'on prend pour limiter l'invasion de l'eau et nous avons vu qu'on divisait le pont par des cloisons et des barrages ; mais il serait bon de pouvoir expulser cette eau accumulée ainsi en certains points, du pont blindé. On ne peut songer pour icela à ouvrir des clapets en abord comme sur le pont des gaillards; très souvent le niveau du pont blindé en abord descend au-dessous de la flottaison, et puis, en serait-il même autrement, qu'avec les lames soulevées pendant la marche, les vagues, les coques de roulis et de tangage, .on n'aurait jamais à compter sur un fonctionnement convenable de ces clapets qui seraient une nouvelle source de danger. D'un autre côté, il y a fréquemment, en abord de ce pont, contre la muraille une cuirasse légère et un cofferdam qu'il convient de ne pas percer. Donc, il n'y a pas d'autre solution que d'envoyer l'eau au-dessous du pont blindé.

On a cherché quelquefois à l'envoyer directement à la mer; un tuyau fait alors communiquer le dalot avec une sortie d'eau établie comme nous l'avons vu, et sur le trajet un clapet à contrepoids convenablement réglé doit s'opposer au retour de l'eau de mer et ne s'ouvrir que sous le poids de l'eau arrivant par le pont blindé.

Cette installation, si simple qu'elle puisse paraître en principe, ne pouvait pas convenir à bord où les systèmes automatiques présentent peu de garanties de bon fonctionnement. Elle a donné de mauvais résultats sur les navires où on l'a essayée.

Aussi le seul procédé employé aujourd'hui consiste à évacuer l'eau, soit directement au grand drain D par des tuyaux d branchés sur ce collecteur d'épuisement (PI. X), soit, comme on le fait à Brest, dans ces caisses spé-

SABOBD TYPE

oiales qui peuvent être mises en communication avec le grand drain, mais dans lesquelles des pompes peuvent également aspirer directement. Os caisses ont simplement pour but d'éviter que le coUccleur ne soit sali, si, contrairement aux recommandations faites, on se servait des dalots de met* pour le service journalier de lavage du pont.

C'est également celle dernière disposition qui est usitée en Angleterre pour évacuer Teau qui pourrait envahir la tranche cellulaire siluée audessus du pont protecteur, aux extrémités des navires cuirassés (voir PI. XI de l'atlas). L'eau arrive dans des caisses où elle est puisée par des éjecteurs E et ne passe pas par le drain.

Les dalols de mer du pont principal ne devant servir qu'au combat, il convient de les fermer en temps ordinaire par une soupape élanche, ou par une tape en tôle serrée au moyen d'un ou deux écrous à oreilles.

ha. fig. 432 montre Tinslallation d'un dalot de mer sur le pont blindé. On voit que la manœuvre peut se faire d*un pont supérieur, batterie ou gaillards. C'est une précaution qu'on ne prend pas toujours, parce que de semblables tringles ont grande chance d'être démolies ou faussées au combat.

Les dalots, sur les anciens cuirassés, étaient au nombre d'une dizaine, ayant de 12 à 20 centimètres de diamètre. Avec les bnVhes que l'on peut avoir à craindre aujourd'hui, ce nombre de dalots est insuffisant pour assurer le dégagement de l'eau; on en mettra un nombre plus considérable sur les nouveaux bâtiments.

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