G. SABORDS
4S76. Sabord type. — Les sabords sont des ouvertures qui donnent accès à l'air et à la lumière. Certains d'entre eux peuvent également servir pour le tir des pièces qui sont quelquefois disposées à plat pont contre la muraille.
Les sabords sont souvent limités sur les côtés par des membrures formant façades, et à la partie inférieure et supérieure par des cornières ou des aciers en U. Ces aciers profilés forment ainsi seulllet et sommici^ du sabord, et sont rivés sur le bordé et reliés aux membres qui servent de façades.
Mais, lorsque les membrures sont très espacées, Fécarlement des façades serait trop grand, si on les constituait en se servant de deux membrures voisines. Aiors on place le sabord en maille et tout le cadre intérieur du sabord est formé d'aciers profilés de môme échantillon simplement rivés sur le bordé. — Lorsqu'il s'agit de sabords armés,1es dimensions verticales sont déterminées en raison des angles de pointage qu'on veut avoir.
Les sabords sont fermés par des manlelets ou panneaux en tôle garnis intérieurement d'un cadre en acier plat. Le plus souvent il y a deux de ces panneaux; chacun forme un battant mobile autour de charnières à axe horizon lai. Le mantelel inférieur est tenu par deux bouts de chaîne formant patte d*oie : cette itague (*) rentre à bord par une ouverture percée dans la muraille entre les barrots du pont supérieur (/î,^. 435), et on la manœuvre à la main ou par un petit palan suivant les dimensions et le poids du mantelet.
L'ilague se manœuvre quelquefois du pont supérieur. Le trou d'itague des sabords de batterie est souvent percé à travers la muraille des gaillards. — Si celle muraille n'exisle pas {fig. 433) il suffit d'installer sur le plat-bord le taquet qui doit servir à tourner le garant de Titague.
Les manlelels sont en général maintenus ouverts au moyen de tringles à crochets qu'on entre dans des pitons fixés sur la façade. Ces tringles sont indispensables pour assujettir les mantelels dans une position \\^^ par rapport à la muraille, et pour les disposer bien parallèles les uns aux autres.
Dans le but de rendre la fermeture absolument étanche, on garnit de cuir le pourtour du mantelet et on ménage tout autour du sabord une petite feuillure en arrêtant le bordé à 20 millimètres environ du contour intérieur du cadre. Le mantelet débordant le sabord de la même quantité vient au moment de la fermeture s'engager dans cette feuillure f\ le mantelel supérieur s'engage de la même manière dans une autre feuillure ménagée en haut du mantelet inférieur. Pour obtenir l'étanchéité, il suffit de comprimer le cuir en pressant fortement le mantelet sur le fond de la feuillure ; on y arrive en disposant à l'intérieur une forte barre de fer hl qui prend appui sur les côtés du cadre et sur laquelle on serre énergiqueraent les mantelets au moyen d'écrous à oreilles o se vissant sur des boulons à charnière terminés par des crochets fixés au mantelet. Les boulons passent dans un logement ménagé dans la barre d'appui hl et les écrous portent sur la face intérieure de la barre.
Pour empêcher que la batterie ne soit plongée dans l'obscurité quand on est obligé de fermer les sabords à la mer, on a soin de munir le mantelel
{}) Une itague est une chaîne ou un cordage sur lequel on agit à l'aide d'un palan pour soulever un objet qui est tenu à l'autre extrémité de ce cordage : le ga^-ant est le cordage qui passe sur les réas d'un palan en allant de Tun à l'autre.
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