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MONUMENTS COMMÉMORATIFS

Une coutume curieuse a donné lieu à l'édirication de petits monuments d'un très joli aspect qu'on appelle « monuments choragiques ». Dans le concours, le directeur du chœur théâtral, ou chorège, dont la troupe avait remporté le prix, recevait en récompense un trépied de bronze. Il le faisait dresser soit sur une colonne, soit sur un petit temple rond; c'est ainsi que fut édifié le « monument de Lysicrate », constitué par six colonnes, réunies par des plaques de marbre en forme cylindrique, et surmonté d'un toit de marbre sur lequel on posa le trépied.

ÉPOQUES

Comme on l'a noté déjà en observant les variations subies par chacun des ordres, l'architecture grecque ne présente pas dans son histoire la même physio-

LES STYLES

nomie immuable que les architectures égyptienne ou assyrienne. Elle est au contraire très vivante : on la voit naître, se développer, atteindre un âge de beauté, puis décliner peu à peu, avec des soubresauts de vigueur, jusqu'à son absorption presque complète par l'art romain.

L'époque primitive est celle des constructions pélagiques ou cyclopéennes, faites d'énormes blocs de pierre amoncelés, et dont les manifestations apparaissent vers le xv*^ siècle environ.

Puis vient l'époque, postérieure à la guerre de Troie de plusieurs siècles, que marque la naissance de l'ordre dorique; Tordre ionique ne lui est guère postérieur, mais il se développe dans une région différente.

Peu à peu ils se mêlent et concourent à l'édification de beaux monuments tels que les temples de .Tunon à Samos, de Diane à Ephèse, de Jupiter Olympien à Athènes.

Enfin s'ouvre l'âge d'or de l'architecture athénienne, les v et iv<^ siècles, qui voient s'élever le Parihenon et le temple de Thésée à .Athènes, les temples d'.'KpoUon Didyméen à Milet et de Mi-

\thknes.

ment de

nerve à Priène. les vastes théâtres d'Athènes, de Sicile, de Tltalie méridionale. Alors naît l'ordre cariatide et se développe l'ordre corinthien.

La Grèce passe sous le joug macédonien (les conquêtes d'Alexandre se succèdent entre 336 et 323): la suprématie intellectuelle et artistique d'Athènes est complètement ruinée; toutefois le génie grec suscite encore des œuvres admirables, comme les monuments qui ornèrent les villes rebâties comme Thèbes, Ephèse. Smvrne.

Rhodes, Pergame. Cet art.

moins pur, a des qualités d'émotion humaine qui n'otfraient pas toujours la perfection un peu froide des belles œuvres antérieures.

Toutefois il s'adonne vite à la redondance et à l'exagération du mouvement: la sculpture monumentale prend plus d'importance que l'architecture même et celle-ci perd en élégance tout ce que gagne la première en effet. .\ cette époque arrivent les Romains qui emprunteront h l'art grec le meilleur de ses formules et l'utiliseront au mieux pour leurs desseins pratiques et leur recherche du grandiose.

Athknks

— \'ue générale des ruines de l'Acropole.

Ni>fES. — Le pont du Gard.

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