‹ ArchitectureChapitre 42 sur 52 · LES ÉCOLES · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES

Les érudits se sont beaucoup disputés sur la question de savoir si l'on peut distinguer, entre les différents architectes de la Renaissance française, des Ecoles locales, comme par exemple entre les architectes de l'époque romane. Il semble que, sans ajouter à ces délimitations une valeur absolue, on puisse recon-

naître un certain nombre de foyers régionaux de caractères assez particuliers.

On appelle couramment Ecole de Fontainebleau à cause des travaux importants qui furent exécutés par certains maîtres dans le château royal, un groupement d'architectes de l'Ile-de- France dont les principaux sont Jean BuUant, Philibert de l'Orme, Pierre de Chambiges. L'Ecole de la Loire est marquée par la production des admirables châteaux royaux de la Touraine et de l'Anjou. L'Ecole normande a surtout produit des hôtels particuliers (comme par exemple celui du Bourgtheroulde à Rouen) et de nombreuses églises (ainsi le chevet de Saint-Pierre de Caen). L'Ecole bretonne se particularise surtout par l'emploi du granit et par la hardiesse et la finesse avec laquelle elle édifie les hauts clochers de ses églises, les ossuaires de ses champs de repos, les calvaires de ses carrefours.

L'Ecole bourguignonne est représentée par de très nombreux édifices religieux (tels l'église Saint-Michel de Dijon et l'église de Bourg) et des édifices civils comme l'hôtel Vogué à Dijon.

Phot. Vitry.

Limoges. — Fragment du jubé de la

cathédrale (xvr siècle).

Ornemenlation de rinceaux et sujets mythologiques.

Phut. Vitry

Saragosse. — Maison de llnfante.

Cour intérieure.

Page 1