I.e château de Petrovosky-Rasonmousky
LARCHITECTURE NOUVELLE
C'est précisément Ja culture des architectures nationales et le retour aux principes qui avaient déterminé dans l'Europe septentrionale les si harmonieuses créations du moven âge, qui ont permis réclosion, dans ces toutes dernières années, de promesses très intéressantes d'une rénovation architecturale. Née en Angleterre, en Belgique, en Autriche, dans des centres oîi les arts de la décoration intérieure ont été déjà presque complètement transformés, cette rénovation a trouvé en France de nombreuses sympathies. Une nouvelle école d'architecture s'est efforcée de s'évader des pastiches continuels oij s'enlise l'école académique. Par l'utilisation des matériaux nouveaux, le jeu des grès polychromes, les recherches originales de lignes, l'utilisation du décor floral dans la sculpture des façades, cette école nouvelle a vivement frappé l'attention, choquant souvent d'ailleurs le goût général par des bizarreries outrancières.
Tandis qu'une partie des nouveaux architectes demandent à la sculpture de varier l'aspect des façades par des cabochons, des encadrements de portes et de fenêtres tigurant soit des létes humaines et même des scènes de la vie, soit des attributs, soit plus fréquemment des fleurs et des branches à peine stylisées, d'autres recherchent surtout l'extrême simplicité du décor, la souplesse des lignes, emploient pour couvrir les baies des arcs en plein cintre ou en anse de panier, évitent toute rencontre brusque de plans, arrondissent les angles, suppriment les encadrements des portes et des fenêtres.
Si cette école n'a pu encore s'exprimer dans des monuments de quelque importance, elle donne journellement, dans le domaine de l'architecture privée, tant hôtels particuliers que maisons de rapport, villas et pa\illons, des résultats d'un charme certain et d'une indiscutable originalité.
Exposition de Turin, 1911.
Pavillon Français, par Cb. Plumei
Paris. — Église Saint-Eustache.