‹ Architectures ruralesChapitre 1 sur 167 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

pas fait jusqu’à ce jour. Quoi d’étonnant! le hasard ne fait jamais rien tout seul, il lui faut toujours de nombreux collaborateurs.

Connaissant la lacune que nous venons de signaler et désirant la combler, nous avons, pendant de longues années, exclusivement dirigé nos études vers Y agriculture, Y architecture et le génie civil, c’est-àdire vers trois des plus vastes sujets offerts à l’intelligence humaine. Fort de nos études consciencieuses et armé par elles de toutes pièces, nous n’avons pas craint d’aborder l’œuvre dont nous commençons aujourd’hui la publication.

Nous venons de dire que les auteurs qui ont écrit avant'nous sur les constructions rurales avaient fait des traités incomplets, et nous en avons donné la principale raison, mais à côté de celle-ci il en existe une autre qui, bien que secondaire, a cependant son importance, la voici :

Les grands ouvrages coûtent cher à produire; or beaucoup d’auteurs ou d’éditeurs, connaissant les instincts de sage économie de la classe rurale ont voulu produire des livres à bas prix, et, pour arriver à leur but, ils ont supprimé beaucoup de matières indispensables ou de détails utiles. En agissant de la sorte, ils ont rendu leurs publications incomplètes.

Instruit par les fautes de nos devanciers et ayant acquis de l’expérience à leurs dépens, nous avons voulu éviter les mêmes écueils. Nous avons donc réfléchi aux moyens à employer pour produire à bon marché un traité complet des constructions rurales. La tâche nous a paru d’abord bien difficile, pour ne pas dire impossible, et nous avouerons que la solution de ce problème nous a jeté dans une grande perplexité, dans un grand embarras.

Cependant une analyse attentive de la question posée nous a amené à la scinder, parce que nous avons trouvé que ce qui pouvait intéresser les uns devait être inutile ou tout au moins indifférent aux autres. Nous sommes donc arrivé à cette conclusion, c’est qu’il fal-

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