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DES BOIS DU COMMERCE

Au point de vue commercial, les bois se divisent en nombreuses catégories, que nous allons décrire le plus brièvement possible.

Le bois flotté est, comme nous l’avons déjà vu, celui amené d’un point à un autre par un cours d’eau ou bien celui qui a séjourné d’une façon quelconque dans cet élément.

Le bois en grume, celui qui a été dépourvu de son branchage, mais qui n’a pas été équarri, il sert pour pilotis, pour construction pittoresque, comme nous le verrons dans le courant de notre travail.

Le buis d équarrissage ou carré, employé dans la charpente; ce sont des billes ou tronçons qui présentent des surfaces planes grâce à l’enlèvement des dosses.

Le bois d'échantillon, qui a les dimensions demandées par le commerce.

Le bois de brin, de fente ou de tige, qui provient d’un arbre de grosseur insuffisante pour faire une pièce de bois d’échantillon.

Le bois de sciage, débité et fendu à la scie.

Le bois refait, dressé et équarri à vive arête, soit au rabot, soit à la bisaiguë.

Le bois lavé, refait ou corroyé, celui dont on a enlevé les traces de la scie sur les faces.

30 TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES

Le bois blanchi à la scie, celui lavé sur ses faces avec cet instrument.

Le bois sain, qui n’a aucun défaut.

Le bois flâcheux, qui contient des parties d'aubier, ou auquel il faut enlever une grande quantité de bois pour supprimer l’aubier.

On appelle bois gras celui qui, ayant poussé avec beaucoup de rapidité, a les fibres lâches.

Équarrissage. — Pour équarrir les bois, on doit, de préférence à la cognée, employer la scie à refendre. Les dosses (croûtes) qu’on enlève peuvent être utilisées, soit pour des fourrures, soit pour protéger les marches des escaliers pendant la construction du bâtiment; cette précaution fait que les ouvriers employés dans les travaux ne les usent point.

Pour utiliser comme sommiers, poutres ou linteaux, des bois inégaux que l’équarrissage affaiblirait par trop on se contente de les refendre en deux par un trait de scie. Ces bois sont retournés et mis dos à dos et sur champ. On les réunit par des frettes ou des boulons en fer (1). La pièce de charpente ainsi obtenue présente souvent beaucoup plus de résistance que si elle n’avait pas été divisée; de plus, la pièce a l'aspect d'un équarrissage à vive arête.

Suivant la dimension de leur équarrissage, les bois sont divisés en quatre classes :

Le bois ordinaire est de première classe lorsque son équarrissage est de 0m,5I et au-dessus; de deuxième lorsqu’il mesure de 0m,40 à 0m,oü; de troisième lorsqu’il est de 0m,3l à Om,il ; enfin de quatrième lorsque son équarrissage ne dépasse pas 0m,30 et sa longueur 8 mètres.

Les bois d’équarrissage se vendent au décistère et au stère, les planches, madriers, etc., au mètre superficiel.

Voici les dimensions du commerce. Nous donnons leur largeur et leur épaisseur; quant à leur longueur elle est toujours de deux mètres, sauf indication contraire.

Panneau

Entrevous

Chêne

Planche

de

Doublette

Champagne.

Petit-battant

Membrure

,08 X 0 ,lb.

Battant de porte-cochère.

i Chevron

(1) Voir plus loin figure 18, à l'article plancher.

DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

Sapin de bateau (en planches).

Etroit équarri . 0m,027 X ^ jg

\ lm,95.

Marchand. . 0m,027 x 0 ,22 ) .

Pour échafaud. 0m,034 x 0,041.

/ 0m ,054 X 0"',36 x 17 mètres à la paire.

! Plats bords. < 0 ,065 x 0 ,33 X 17,50 —

\ ( Roannais 0 ,08 x 0,32 x 16 mètres à la paire.

Sapin

de Lorraine.

Feuillet

Planche unité . . . .

Madrier

Sapin du Nord.

Feuillet

Panneau

Planche

Madrier (sapin blanc) . .

— (sapin rouge). .

Chévron

Basting

Débit du bois. — On peut débiter le bois de diverses manières; suivant l'babileté avec laquelle on opère, il peut résulter une économie considérable.

Le mode le plus usuellement adopté en Hollande consiste à pratiquer le débit des billes tel que l’indiquent les figures 1 et 2. — Pour obtenir des

Fig. 1. — Débit du bois.

(Ire méthode.)

Fig. 2. — Débit du bois.

(2e méthode.)

Fig. 3. — Débit du bois.

(Méthode défectueuse.)

planches de plus larges dimensions, on l’exécute quelquefois comme le montre la figure 3 : l’humidité fait gondoler, les planches ainsi débitées, parce que les mailles de la face la plus rapprochée du centre sont plus serrées que celles des surfaces opposées ; or comme il n’y a pas équilibre dans les fibres de la planche, elle travaille irrégulièrement.

TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES

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