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BASSES-COURS

Les dispositions d’ensemble d’une basse-cour sont très-variables. En effet, suivant la quantité et la variété des espèces que doit contenir une bassecour, il faut lui donner telle ou telle autre disposition en harmonie avec sa destination.

Du reste, chaque propriétaire les fait à sa convenance.

Les constructions d’une basse-cour peuvent comporter une certaine élégance, car ces bâtiments se trouvent dans le voisinage de belles maisons d’habitation. Ils doivent dès lors concourir à l’ornementation de l'ensemble des constructions.

Dans une basse-cour proprement dite, la cour doit être pourvue d’une

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mare d’une assez grande superficie afin de permettre aux canards de nager; elle doit aussi contenir une petite fosse remplie de sable ou de gravier, puisque nous avons vu que ces derniers étaient indispensables pour maintenir les poules en bonne santé ; enfin à part le hangar réclamé qui est indis-

Fig. 438. — Plan d’une basse-cour.

Échelie de 0“,005 pour mètre.

pensable pour abriter la volaille contre les rayons du soleil et contre lrT pluie, quelques arbres plantés çà et là auront leur utilité, car la gent volatile pourra s’abriter sous leur ombrage comme sous le hangar; mais avec la différence que, pendant les fortes chaleurs, la volaille y trouvera plus de fraîcheur que sous toute autre espèce de toiture.

Nous avons dit plus haut que chacun construisait ces bâtiments à sa guise, aussi nous ne donnerons pas de nombreux modèles ; nous nous contenterons de donner un type qui pourra, en supprimant la clôture des parcs, faire à volonté des basses-cours communes, mixtes ou à compartiments.

La basse-cour que nous avons imaginée (fig. 438) se compose de trois petits bâtiments séparés par des grillages. Celui du fond, le plus grand, possède dans son milieu a des perchoirs et des. nids, les pièces adjacentes à, b, sont garnies d’épinettes et de nids.

Fig. 439. — Plan de poulailler.

Échelle de O”, 005 pour mètre.

Légende :

a, poulei'ic ; b, canards ; c, couveuses ; d, oies; e, f, différentes races.

TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES

Le bâtiment de gauche peut servir, c pour des canards, d pour des oies ; dans celui de droite, on peut mettre des dindons en e et en f des couveuses ou des volailles d’espèces rares.

On remarquera que notre plan donne sept compartiments, ayant chacun leur parc ou courette contenant un abreuvoir.

Fig. 440. — Élévation d’un poulailler. Fig. 441. - Élévation d'un poulailler.

Échelle de 0ra,005 pour mètre.

La figure 439 montre un plan complet de poulailler, a est la poulerie proprement dite, b un compartiment pour des canards, c pour des couveuses, d pour des oies, c et f pour des races pures qu’on sépare pour éviter le croisement.

Nos figures 440 et 441 montrent deux élévations de poulaillers surmontées de pigeonniers; qui peuvent servir de types de bâtiments pour bassescours.

APIERS OU RUCHERS.

On nomme apier ou rucher l’endroit ou le local dans lequel on réunit une certaine quantité de ruches.

L’abeille {apis, de là le nom d 'apier) donne un excellent revenu, sans exiger une mise de fonds considérable pour son installation ; quant à son entretien, il est presque nul; aussi de toutes les exploitations agricoles, il n’en est peut-être pas qui donne relativement des résultats plus satisfaisants que celui du miel.

De plus, l’apiculture ne dérange en rien l’agriculteur, car il peut donner tout son temps aux autres travaux des champs.

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Nous ne donnerons pas une longue étude sur les abeilles; mais nous renverrons ceux de nos lecteurs qui désireraient des renseignements complets aux traités spéciaux écrits par les apiphiles et qui sont signés par Réaumur, Huber, Brunet, F. Desormes, Ducarne et Hamet! Notre tâche plus modeste ne nous permet que de décrire la meilleure position d’un rucher et le système de ruches qu’on doit préférer au milieu des myriades qui ont été inventées.

Situation nu rucher. — La première condition que réclament les abeilles, c’est un lieu chaud et abrité contre le vent. On satisfait à la première de ces conditions en employant pour la construction des ruches des matériaux non hygrométriques et mauvais conducteurs du calorique, le bois, la paille par exeAple.

Pour la seconde condition, on y satisfait en plaçant le rucher au midi ou au levant.

On établit les ruchers de trois manières : à l’air libre, ou à couvert, ou dans un local fermé.

Ruchers a l’air lirre. — Pour établir ce genre de rucher, on choisit ordinairement un emplacement dans un coin du jardin, loin du bruit, de la basse-cour, des routes, et le plus abrité possible; si dans le voisinage il y a un filet d’eau courante Remplacement ne laissera rien à désirer.

Quelquefois aussi, on fait dans le milieu d’un grand jardin une espèce de fosse qui est plus ou moins grande suivant le nombre de ruches qu’elle doit contenir, on relève la terre sur les bords de la fosse sur trois côtés, laissant libre celui du midi, qui sert d’entrée. On entoure cette fosse d’un mur, d’une cloison en planches, ou même de paillassons fortement assujettis au sol par des piquets.

Il est inutile de recommander de choisir un terrain sec. Quand cette fosse ou tranchée ne doit contenir qu’un seul rang de ruches, il ne lui faut que 4 mètres de largeur, 5 mètres pour deux rangs et 6 mètres pour quatre rangs.

La profondeur de ces fosses est généralement de 1 mètre ; mais dans les pays froids on en creuse quelquefois dont la profondeur atteint 2 mètres et 2m,50.

Dans la mauvaise saison, on plante des piquets en terre pour supporter une légère couverture en papier ou carton bitumé, sous laquelle les ruches sont abritées et se trouvent fort bien, car l’air y circule largement, puisque ces toitures, qui n’ont pas de côtés, sont encore surélevées de 1 mètre audessus des bords de la fosse.

Ruchers couverts. — Le plus souvent, ces ruchers sont de simples hangars ou appentis, sous lesquels on abrite les ruches. Les eaux sont rejetées

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derrière le mur du fond qui regarde le nord, ces murs n’ont que 2 mètres d’élévation. Ils n’existent qu’au nord et à l'ouest, tandis qu’à l’est on se contente d’un simple treillage en bois ; les abeilles prospèrent fort bien dans ce genre de rucher.

Ruchers fermés. — Enfin sous les climats rigoureux, on dispose souvent les ruches dans des locaux entièrement fermés ; on se contente pour cela de prendre une pièce au midi un peu isolée de l’habitation ; mais quand on veut faire en grand l’élevage de l’abeille, il vaut mieux construire des ruchers comme ceux représentés à l’échelle de 0m,02 par mètre par nosfigures.

Le plan [fig. 442) se compose d’un petit bâtiment de 2 mètres de large

Fis. 44?. - Plan d'un rucher fermé. ,, ,

n big. 443. — Elévation d un rucher couvert

Légende : (une travée).

a, a, ruches ; b, b, tablettes.

Échelle de 0",02 pour mètre.

et d’une longueur indéterminée; on ajoute lm,6o de largeur pour autant de fois qu’on veut placer trois ruches.

La figure 443 montre une travée de trois rangs de notre ruche fermée, qui a une toiture recouverte de chaume. Devant chaque drain, il y a une petite plate-forme en pierre ou, ce qui vaut mieux, en bois, qui sert de palier de repos pour l'entrée et la sortie des abeilles.

La coupe (fig. 444) montre les trois rangs de ruches en hauteur avec un drain qui est posé dans le mur, devant l’ouverture de chaque ruche.

Ce bâtiment a une hauteur moyenne de 2"’, 40 derrière le mur de face. Sur le mur du fond, il existe, comme sur celui de devant, deux rangs de tablettes servant à placer les ruches de rechange ou à mettre de la confiture pour la nourriture des abeilles pendant la saison d’hiver.

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Des ruches. — Il ne nous reste plus qu’à parler des ruches, voici celles que nous croyons les meilleures.

La plus simple de toutes (fig. 415) est la ruche Lombard, qui n’est qu’un perfectionnement de la ruche en cloche, que nous allons bientôt donner.

Cette ruche se compose d’un cylindre a, surmonté d’un chapeau b, dont il est sépare par une planchette percée de sept trous. La hauteur totale de cette ruche est de 0,35 à 0m,40. — La récolte du miel se fait dans la calotte, vers la fin de septembre. Pour s’en emparer, on passe un lil de fer rasant la planchette pour diviser les gâteaux, qui relient le couvercle avec la partie cylindrique. Le lendemain, avec un petit instrument spécial (un

Fig. 444. — Coupe d’un rucher fermé.

Échelle de 0"’,02 pour mètre.

Fig- 445 — Ruche Lombard.

Échelle de 0m,10 pour mètre.

tube de fer-blanc dans lequel on brûle un chiffon de toile) on s’entoure d’une atmosphère de fumée, on frappe quelques coups secs sur le corps de la ruche pour y attirer la reine, et l’on enlève le couvercle ou chapeau que l’on remplace par un autre de môme dimension. Enfin on procède à la récolte du miel dans un lieu obscur, pour se débarrasser des abeilles qui auraient pu rester dans le chapeau.

Notre figure 446 représente la ruche Gélion perfectionnée par MM. Bosc et Féburier. Souvent cette ruche ne porte que le nom de ce dernier.

Cette ruche se compose d’une caisse divisée en deux compartiments par une cloison qui laisse une communication de quelques millimètres entre les deux parties de la caisse. Au lieu d’un parallélipipède rectangle, MM. Bosc

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et Féburier donnent à la caisse celle d’un tronc de pyramide. Le dessus est incliné et forme toiture.

La ruclic des jardins ( fig . 447) se compose de deux fortes planches formant les côtés, ayant 0m,50 de hauteur surOm,15 de largeur. Ces planches

sont solidement clouées avec celles de devant. La planche de derrière sert de porte et permet de voir ce qui se passe dans l’intérieur de la ruche et de retirer les gâteaux de miel. Enfin nos figures 448 et 449 représentent deux systèmes de ruche : la première (fig. 448) est dite en cloche; notre figure

Fig. 448. — Coupe et élévation de la ruche en cloche.

Échelle de 0m, 10 pour mètre.

Fig. 449. — Ruche en moyelte.

Échelle de O”, 05 pour mètre.

montre cà droite la moitié de l’élévation et à gauche la moitié de la coupe ; la seconde (fig. 449) a la forme d’une moyette ; elle est supportée par une petite plate-forme montée sur quatre pieds. Ce dernier modèle est très-bon et les abeilles s’y plaisent fort. Déplus il est très-rustique et d’une longue durée.

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