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PLAN POUR L'ÉRECTION D'UN ÉVÊÉCHÉ PAR FRA EUSTACHIO DA RAVENNA

sont paiens, 1l vaut mieux temporiser et essayer de ramener à persuation que d'exposer les enfants à leur colère.

L'auteur de la relation se plaint des marchands portugais qui embarquent leurs esclaves pour l'Amérique, sans les faire baptiser et les rend responsables de leur damnation. Il ne faut pas non plus faire montre d’un zèle excessif en ce qui concerne le mariage des indigènes : la polygamie est une coutume séculaire qui ne se déracinera pas aisément. En cette matière surtout, la prudence est à conseiller.

Le P. Fortunato revient encore sur la nécessité de former les missionnaires et de faire l'éducation de leur caractère; les petites rivalités per-

sonnelles doivent disparaître devant la grandeur du but à atteindre : le salut des âmes.

Chaque missionnaire devrait en même temps s’habituer à dresser des rapports substantiels et exacts sur la situation de sa mission, enregistrer les événements importants, noter le nombre de baptêmes, de communions, etc.

Les archives de la Propagande devraient contenir les noms de ceux

qui partent, de ceux qui restent, leur domicile, leur province, leur biographie, etc.

Le P. Procureur général devrait désigner un secrétaire qui mettrait en ordre les archives du Congo et de l’Angola. Quant à l’auteur de la relation, il se déclare incapable, pour motif de santé d’entreprendre le travail.

Quelques observations sur la fondation d’un séminaire de jeunes Congolais.

[En ces quelques lignes finales, le P. Fortunato da Bologna trace ia méthode objective et critique suivant laquelle devrait être conçue l’historique des missions et leur statistique. Il rassembla lui-même les matériaux grâce auxquels le P. Antonio da Montecuecolo composa la célèbre notice sur le Congo, connue sous le nom de relation de Cavazzi (1687).]

F0 114. — Le Procureur général des Capucins annonce que cinq missionnaires destinés au Congo ont fondé une mission à l’île de Madère.

[Date approximative, 1668].

Fos 116 et 117. — Notes du Procureur général sur le retard de l’embarquement des missionnaires. |

F0 110. — Note du P. Paolo Francesco dal Porto Mauricio, Préfet, au sujet de l’embarquement des missionnaires. Personne ne veut les prendre gratuitement à bord.

Fos 121 et 122. — Mémoire anonyme sur la situation des prêtres séculiers mulâtres de l’ Angola.

[Le rapport est d’une sévérité peut-être excessive : il leur reproche leur ignorance dogmatique, leur relâchement moral, etc. Il date, semble-t-il, des débuts de la mission des Capucins, vers 1650.

F0 124. — Fra Francesco da Loano demande à différer son départ pour le Congo.

F0 126. — Fra Santi di Sortino demande à partir pour le Congo.

Fos 128 et 130. — Lettres de Fra Paolo F. dal Porto Mauricio au sujet des difficultés de navigation entre Gênes et Lisbonne.

F0S 132-134. — Mémoire du P. Bonaventura da Sorrento sur l'hostilité manifestée par les Portugais à l’égard des missions des Capucins au Congo. Le motif est double :

a) D'abord, les Portugais, habitant les villes côtières, ne supportent pas que les missionnaires aillent dans l’intérieur du pays porter la lumière aux malheureuses populations indigènes. Pour eux, le nègre est une brute, tout au plus apte à travailler et à recevoir des coups;

b) Il y a conflit de juridiction. Le Portugal veut garder jalousement

son droit à l’élection des évêques et des ecclésiatiques destinés à évangéliser le Congo. Un bref pontifical qui ne passe point par le Portugal est considéré par eux comme nul et non avenu. Aussi le P. Recteur des Jésuites a déclaré au préfet des Capucins que sa nomination était sans valeur, parce qu'elle n’avait pas passé par le Portugal. A l’arrivée des missionnaires, les ministres du roi de Portugal en Angola exigèrent le serment à leur souverain et leur firent jurer qu’ils n'étaient point agents de l'Espagne.

[Date : moitié du xvri® siècle environ.

FoS 136-142. — Relation anonyme d’un missionnaire du Congo. Les motifs pour lesquels la foi ne fait pas de progrès plus marquants au Congo sont au nombre de cinq.

Le premier et le plus important de tous, c’est le défaut d’un souverain absolu et unanimement respecté de ses sujets. L'auteur engage le Souverain Pontife à reconnaître solennellement, par un bref pontifical, Don Pietro IV, comme roi du Congo et à exhorter tous les notables à lui obéir. Des faveurs spirituelles seraient accordées à ceux qui lui promettraient

obéissance. De son côté, le roi, en échange d’une si grande faveur, reçue par la grâce du Saint-Siège, entreprendrait d’extirper l’idolâtrie de son royaume et ferait la chasse aux sorciers de tout acabit (c’est le second motif : idolâtrie et fétichisme).

Il faudrait envoyer également un évêque qui pourrait ordonner prêtres un certain nombre de jeunes gens qui étudient maintenant dans les écoles ; il administrerait aussi le Sacrement de confirmation, qui donnerait aux convertis la vertu de persévérance (troisième motif : défaut de persévérance des convertis).

Le quatrième motif — toujours le même — est le manque de collaborateurs. Un clergé indigène est d'autant plus nécessaire.

Le cinquième consiste dans l'obligation de se servir d’interprètes fallacieux et rusés, exigeant des dîmes beaucoup trop fortes, etc. Les missionnaires doivent apprendre la langue du pays. Un décret devrait leur interdire de séjourner à la mission, s’ils ne se mettent pas au courant des dialectes usités.

L'amélioration de la nourriture réclame aussi toute l'attention de la Propagande. Comment les pauvres missionnaires pourraient-ils subsister avec la farine du manioc ou d’autres racines qui forment une « polenta » insipide? Il faudrait introduire la culture du blé. Comme boisson, le vin de palme ne suffit pas : il provoque des maladies de la peau.

Il insiste aussi sur l'importance pour le missionnaire d’avoir à sa disposition des « boys » soigneux et fidèles, et sollicite pour lui personnellement l’autorisation de pouvoir garder à son service deux négrillons dont il a fait lui-même l'éducation.

[La présente relation présente des affinités évidentes avec celle de Fra Giuseppe-Maria da Busseto, analysée au F0 1 à 4 du même volume (1675). Elle fait , en outre, mention de Fra Francesco da Pavia, qui vivait au Congo vers 1680. Elle daterait donc des années 1675 à 1680.]

F°s 156 et 158. — Lettres de Fra Paolo-Francesco del Porto Mauricio à la Propagande.

F0 159. — Fra Francesco da Monteleone remercie la Propagande pour des faveurs spirituelles accordées.

F0 161. — Demande d’une dispense matrimoniale pour un missionnaire sorti de son ordre, réfugié en Afrique et marié.

Anonyme. Impossible de dater la pièce.

F0 162. — Demande de dispenses matrimoniales ex copula s1llicita pour les païens qui se convertissent.

La pièce est de la même main que la précédente. Date inconnue.

Fos 165-174. Liste de tous les missionnaires Capucins qui sesont rendus aux missions d’Angola et Congo de 1645 à 1707, dressée par Fra Antonio da Fiorenza.

Voici cette liste très importante :

F. Bonaventura d’Alessano, préfet.

Gennaro da Nola, prédicateur, f Loanda.

Bonaventura da Sorrento, prédicateur, procureur des missions à la Propagande.

Francesco da Roma, préd., rentré en Italie.

Giuseppe d’Antichetta, préd., ? Sogno.

Angelo da Valenza, prêtre, rentré en Espagne.

Giovanni da $S. Giacomo, prêtre, f Punta del Padrone.

Michelangelo da Sessa, prêtre, retourné à Rome.

Angelo da Lorena, lai, f Sogno.

Francesco da Pampalona, lai, f pendant son voyage de retour à Rome.

Pietro da Ravenna, prêtre.

Girolamo da Monte Sarchio, prêtre [rentré après 20 années de mission].

Bonaventura da Taia, préd.

Francesco-Maria da Ventimiglia, préd.

Salvatore da Genova, prêtre, en mer.

Pietro da Dulcedo, lai.

| Ces quatre missionnaires furent capturés par les Hollandais dès leur arrivée à destination]

Dionisio da Piacenza, préd., f à Fumagongo.

Carlo da Taia, préd., ÿ à Fumagongo.

Gabriello da Valenza, préd. f à Cusso [Inkussu].

Antonio da Tervelli, préd., rentré dans sa province (Aragon) après 14 ans de mission.

Antonio Maria da Monte Brandano, préd., revenu à Rome.

Serafino da Cortona, préd., [un des membres les plus actifs des jeunes missions |.

Giuseppe Nabucerco (?), prêtre, f Bamba.

Fransceso da Veai, prêtre, f Bamba.

Giovanni Maria da Pavia, préd., f Loanda, préfet, aprés 11 ans de mission, en odeur de sainteté.

Bonaventura da Coreglia, prêtre, f Cadix.

Vittorio (?) da S. Felix, lai, f à Sondi. |

Francesco da Nucerdia, lai, communément appelé Francesco Burico f Loanda le 15 avril 1652 en odeur de sainteté. Des grâces ont été obtenues à son intercession.

Francesco-Maria da Volterra, préd., ? Sogno.

Francesco-Maria da Roma, préd., [f à Rome après 7 ans de mission]. Erasmo da Forno, préd., ÿ Sogno.

Celui-ci était originaire de Furnes. Il était de la province de Rome. Le bordereau le qualifie de « Fiamingo » !.]

Stefano da Ravenna, prêtre [rentré après 14 ans de mission|.

Francesco Maria da Scio, prêtre, f à Loanda.

Bernardino da Ungheria, prêtre, f Loanda.

Bernardo da Cutigliano, préd., royaume de Singa, en odeur de sainteté.

Bernardino da Rocca, prêtre, ? San-Salvador.

Luigi da Pistoia, prêtre [rentré après 14 ans de mission].

Giorgio da Gello, préd., t à Batta, mis à mort par les nègres. Missionnaire belge.

Girolamo da Lucca, préd. [rentré après 14 ans de mission].

Andrea d’Aniano, préd., f à Sogno.

Gregorio da Pristano, prêtre, ? à San-Salvador.

Angelo d’Ajaccio, préd., f à Loanda.

Marcello da Bagna Cavallo, lai [rentré après 11 ans de mission].

Isidoro da Milonico, lai, f à Sundi.

Ginepro da S. Severin, lai [rentré après II ans de mission].

1. V. P. Erasmus Furnensis de familia Wijens, miss. in Africa. 38 (prof. 60 (act.) obut in Congo, 14 Julii 1655. ZUURE, op. cit., P. 342.

Giuseppe da Bassano, lai, Ÿ Congo.

Giovanni da Piperno, lai [rentré après 12 ans de mission].

Francesco dal Congo. frère du roi don Antonio, profès, par ordre de la Propagande, f Congo.

Giacinto da Vetralla, préfet [rentré après 7 ans de mission].

[Inexact. En réalité, Giacinto est rentré après 6 ans].

Marcellino da Paliano, prêtre, f en mer.

Antonio da Lisbona, prêtre, f Massangano.

Bonaventura da Sorrento, préd. [f préfet des missions de Géorgie]. Egidio d’Anversa, lai, f à Loanda.

[Celui-ci était un Belge, d'Anvers; le bordereau le renseigne comme appartenant à la province d’Andalousie.|

Antonio da Gaeta, préd., f Loanda.

Antonio da Seravezza, préd., ? Bingella [Benguella]. Benedetto da Livignano, prêtre, f en mer.

Bernardino da Siena, prêtre [rentré après 7 ans de mission]. Filippo da Siena, prêtre, { à Sogno en odeur de sainteté. Grisostomo da Genova, préd., [rentré après 7 ans]. Rocco da Genova, prêtre, ? à Lisbonne après 7 ans de mission]. Clemente da Maenza, prêtre, pris par les Turcs. Giovanni-Francesco da Fabbrica, prêtre, f Bamba. Giovan-Antonio da Montecuccolo, prêtre [rentré en Italie après 14 ans de mission |.

Ignazio da Valsasina, lai, { Sogno après 4 ans de service. Leonardo da Nardo, lai, Ÿ Sogno après 34 ans de service.

Bernardino da Siena [2€ départ], ? Massangano.

Arcangelo da Fiorenza, préd., f Congo.

Vettorio da Pistoia, préd. [partit pour les Indes, rentra en Italie et mourut à Pistoia].

Giovanni-Battista da Salisano (?), préd. [rentré après 14 ans de mission].

Arcangelo da Bianzano, préd. [rentré après 7 ans de mission].

Gabrielle da Velletri ,lai, alla deux fois en mission.

1664 : Sigismondo da Ferrara, préd. [rentré].

Bonaventura da Cento, préd., f Loanda.

Bonaventura da Spoleto, préd. [rentré].

Francesco Maria da Valscana ,prêtre [rentré]. Giuseppe da Ari, prêtre [rentré].

Giuseppe da Fano, prêtre.

Michelangelo da Borgo, prêtre [f en Italie].

Stefano da Amelia, prêtre [t en Italie].

Alberto da Manuchio (?), lai [rentré].

Michel da Camerino, lai [rentré].

Grisostomo da Genova, préfet [rentré en Italie après sept ans de préfecture] [2€ départ].

Bonaventura da Salto, préd., f Loanda.

Dionisio da Piacenza, préd. [parti pour la Géorgie.]

[Dionisio da Piacenza — Dionigi de Carli de Piacenza, qui, de concertavec son compagnon, Michelangelo Guattini da Reggio, a composé une relation de son voyage au Congo|.

Giuseppe-Maria da Bussetto, préd. [rentré après 7 ans de mission]. Grisostomo da Chialonga, préd., f Massangano. Gregorio da Perugia, prêtre, Ÿ en allant à Sogno. Michelangelo da Reggio, préd., f à Bamba.

Paolo da Monte S. Savino, préd., f Sogno.

Pietro da Bargui, prêtre, f Massangano.

Felice da Gallesi, prêtre, f Congo.

- Bartolomeo da Perugia, lai, f Loanda. Michele da Cérvieto, lai [rentré après 7 ans]. Luigi da Genova, lai, ? Massangano.

Luigi da Pistoia, f Loanda [2 départ].

Francesco-Maria da Fiorenza, préd. [rentré].

Andrea da Buti, prêtre, j Benguella.

Ambrogio da Fiorenza, prêtre, ? Libollo.

Giovanni Romano, préd. [rentré].

Antonio da Piacenza, prêtre [rentré].

Tomaso da Sestola, préd. [rentré].

Placido da Cassino, prêtre, f Sogno.

Antonio da Montecucullo, préfet [2e départ ; rentré après 7 ans]. Gabriello da Valletri, lai [2° départ ; rentré].

Giovanni-Maria da Udine, préd., f Loanda.

Almine da Camerino, lai, f Loanda.

Michele da Turino, prêtre [f Congo après 11 ans de mission]. Fortunato da Fiorenza, préd., f Benguella.

Basilio da Verona, préd. [rentré en Italie].

Girolamo da Penasco, prêtre [rentré en Italie]. Giovanni-Battista da Beila, préd., f Sogno.

Placido da Fossano, lai, f Sogno.

Paolo Francesco da Porto Mauricio, préd. [rentré après 7 ans, puis devint à Lisbonne supérieur de l’hôpital des missionnaires (3 ans) et retourna en Italie].

Giuseppe Battista da Malta, préd. [rentré].

Giuseppe da Savona, préd., j Bamba.

Domenico da Savona, préd., f Sogno.

Francesco da Oveda, préd., f Loanda.

Paolo da Lizano, préd., f Loanda.

Predento da Firentino, préd., f Massangano.

Paolo da Varraze, préd. [rentré en Italie, fondateur de l'hôpital de Lisbonne, procureur des missions des Capuçinsl].

Egidio da Rezo, préd., Lisbonne.

Gabrielle da Velletri, lai [3° départ] [rentré].

Francesco-Maria da Pavia, pris par les Turcs et transporté à Alger [22 départ].

Giulio-Francesco da Romagnano, préd., f Massangono.

Giacomo-Francesco da Pavia, prêtre, f Bamba.

Cherubino da Milano, préd., f Sogno.

Francesco da Pavia, prêtre [rentré après 7 ans de mission].

Clemente da Pavia, lai [mourut au Brésil en retournant en Italie].

Giuseppe da Sestri préd., f Congo.

Stefano da Roma, lai [rentré en Italie; en 1707 on le retrouve infirmier à l'hôpital de Lisbonne].

Giuseppe-Maria da Busseto [partit deux fois pour la mission et la seconde fois, mourut à Loanda|].

Francesco da Querdiario, préd., f Massangano.

Pietro da Coregliano, préd. [rentré en Italie atteint de surdité].

Giovanni da Belluno, préd. [rentré estropié en Italie].

Giovanni Battista da Malta, prég., f Loanda.

Bernardo da Savona, préd., f en route pour le Congo. Pietro da Trassilico, préd., t Motemo.

Gabriello da S. Marcello, préd., f Congo.

Roberto da Firenze, préd., f trois jours après le précédent. Benedetto da Belvedere, préd., f Sogno.

Andrea da Veno, prêtre, f Massangano.

Amadeo da Bia, préd., f en route.

Francesco da Bitti, préd. [rentré en Italie]. Girolamo da Sorrento [rentré en Italie].

Giovanni Romano, préfet, f après son arrivée à Loanda.

Francesco da Monte Leone, préd. [rentré en Italie, devint préfet à San- Thomé et mourut au Bénin en odeur de sainteté].

Luigi da Turino, lai, f depuis son arrivée à Massangano.

Tomaso da Sestola, préfet, j Loanda.

Angelo Francesco da Milano, prêtre, t Loanda.

Giovachino da Fiorenza, préd. [rentré en Italie pour motif de santé].

Leopoldo da Milano, préd., f Loanda.

Giovanni da Mistreta, préd., f en retournant en Italie.

Stefano da Firenze, prêtre [rentré après 7 ans].

Zaccheria da Milano, prêtre, f Sogno.

Andrea da Pavia, préd. [rentré en Italie après 4 ans de mission, fut désigné pour l’île de Madère, se rendit enfin à Bahia, au Brésil, comme supérieur de l'hôpital des missionnaires].

Paolo da Monte, prêtre, ? Massangano.

Basilio da Palermo, préd. [retourne malade à Lisbonne].

Giulio da Certa, lai, [rentré en Italie après 12 ans de mission, servit ensuite aux hôpitaux de Lisbonne et de Bahia, où il mourut].

Girolamo da Fiorenza, lai [rentré après 7 ans].

Giovanni Battista da Onege, lai, f Loanda.

Eustachio dalla Bastia, supérieur, f à l’arrivée à Loanda.

Luca da Caltanisetta [2° départ ; fut créé préfet de la mission en 1704 et mourut à Loanda un an après].

Bernardo da Marsancino, préd. [devint visiteur apostolique en Sogno, préfet d’Angola et retourna en Italie après 3 ans de préfecture].

Giovanni da Belluno, préd. [22 départ ; son terme achevé, il retournait en Italie, lorsqu'il mourut en mer. On trouva sur son corps des stigmates

‘ analogues à ceux de St François].

Vincenzio-Maria da Firenza, préd. [f en Italie aprés 8 ans de mission].

Domenico da Brando, prêtre [rentré à Lisbonne malade].

Francesco da Colle Vechio, prêtre [rentré en Italie].

Marcellino d’Atri, préd. [devenu préfet après 13 ans de mission ; fut obligé, comme incapable, de céder sa place à Bemardo da Mazzavino].

Jacinto di Fiorenza, préd., [supérieur de la mission, fut remplacé par Antonio-Maria da Fiorenza].

Giorgio da Casale préd. [rentré en Italie].

Basilio da Palermo, préd. [2€ départ ; f Loanda].

Egidio da Palteio, lai, f Ghaenda.

Ilarione da Frascati, lai, f Sogno.

Michel-Angelo da Napoli, préd. [rentré après 7 ans de mission, puis envoyé à l'hôpital de Bahia].

Paolo da Valenza, préd., f Loanda.

Francesco da Malfi, préd. [2e départ, ? Loanda].

Dionisio della Pieve, préd., f Bahia.

Francesco-Maria da Cortona, préd. [rentré en Italie].

Bernardo da Napoli, préd. [rentré malade à l'hôpital de Lisbonne].

Felice da Nola, lai, f Sogno.

Francesco da Pavia, préfet [2 départs].

Giovacchino da Fiorenza, préd., [f à Bahia au second départ]. Domenico da Brando, préd. [2 départs].

Luigi da Fermo, préd. [f en mer, avant d’arriver]. Paolo Maria da Recanati ,préd. [f avant d’arriver à Loanda]. Angelo Maria da Rocca Contrada, préd. [f même manière]. Domenico da Favi, préd. [retourné à Lisbonne malade]. Bernardino da Empoli, préd. [rentré après 2 ans]. Filippo da Siena, préd. [f au moment de partir pour les missions]. Giuseppe-Maria da Macerata, f Loanda.

Carlo-Francesco da Milano, lai [mort à Lisbonne, en rentrant après 7 ans de services].

Bart. da Calci, prêtre, j Loanda.

Bernardo da Fiorenza, préd. [rentré après 7 ans]. Antonio-Maria da Fiorenza, prêtre [fut envoyé en mission spéciale par le

gouverneur d’Angola à Lisbonne, devint supérieur de l’hospice de Massangano|].

Giovanni-Maria da Barletta. préd. [mission du Congo]. Bernardo da Castel S. Giovanni, prêtre, t Loanda.

Tomaso da Anghiari, préd., f Sogno.

Lorenzo da Lucca, préd. [mission de Sogno].

Giovanni Francesco da Medina, t Congo.

Eustachio da Ravenna [revenu à Lisbonne après 2 ans de mission]. Gabrielle da Bologna, préd. [mission de Sogno]. Paolo-Francesco da Tivoli, préd.

Francesco da Traina, préd., { de variole, Loanda. Michelangelo da Rometta [mission de Sogno].

Colombano da Bologna, préfet [rentré après 7 ans].

Agostino da Bologna, prêtre.

Venantio da Venezia, lai [rentré en Italie après 2 1/2 années de mission]. 1706 :

Ippolito da Borgo, préd.

Ignazio da Capo di Fiume, préd.

Innocenzio da Chiaveri, préd.

Diego da Monte Albodo, t Loanda.

Bonaventure da Moliterno, préd.

Antonio da Mogliano, prêtre.

Stefano da Bologna, prêtre.

Tomaso da Conversano, préd.

Francesco da Borgo Ticino, prêtre.

Antonio de Bologna, prêtre.

Anton-Maria da Genova, préd.

Francesco-Maria da Genova, préd.

Francesco Cristofano da Mostri [Allemand].

Francesco da Palazaco, lai.

Giuseppe da Lucca, lai.

Giovanni-Battista da Palazaco, lai.

Feliciano da Berozo, lai.

Stefano Romano, lai fhospice de Lisbonne].

Lorenzo da Lecce, préd.

Pietro da Malta, préd.

Francesco-Maria dalla Ferla, prêtre.

[Ce catalogue a été dressé à Loanda, d’après les archives de la mission, par F. Antonio-Maria da Fiorenza. Il est à peine nécessaire de faire remarquer le nombre élevé de missionnaires morts au champ d’honneur.]

Fos 178-196. — Liste des principaux décrets portés par la Propagande au sujet des missions du Congo de 1640 à 1671. [ Nous retrouverons ces décrets en analysant les Ac/a. La liste des mission-

naires désignés diffère partiellement de la liste ci-dessus détaillée, car plusieurs missionnaires, pour divers motifs, ne s’embarquèrent point.]|

F08 176-177. — Bordereau des frais et dépenses de la Propagande pour les missions du Congo de 1646 à 1670. Ces dépenses s'élèvent à 8,561 pièces d’or.

F08 198-200. — Relation anonyme sur le Congo. L'auteur raconte que les rois du Congo descendent d’un artisan très habile et très sagace qui fut invoqué, par diverses peuplades, comme arbitre de leurs différends et qui réussit, par la suite, à marier ses filles à des chefs voisins. Ainsi se formèrent deux familles, l’une dite des Chimolaza, l’autre des Chimpanzo!.

Les Portugais apportèrent, les premiers, la lumière de l'Évangile à ces peuples sauvages (vers 1500). San-Salvador est encore, à l’heure présente, la meilleure des chrétientés du pays, au point de vue de la fréquentation des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie.

Malheureusement, elle a souffert de la guerre qui a éclaté entre les Portugais et le roi don Antonio (1668) et qui aboutit à la destruction complète de l’armée du roi congolais ?. Une époque d’anarchie a suivi cet événement. On a vu sur le trône à la fois deux et trois potentats indigènes.

Le roi actuel don Pietro est affable et bienveillant pour les missionnaires. Il a épousé dona Maria, sa cousine, de la famille des Chimpanzo.

Ce roi a fait hommage au Saint-Siège.

I] serait indispensable qu’un bref pontifical fût adressé à la reine dona Anna qui, âgée de 80 ans, a fait élire son neveu, don Pietro; au duc de Bamba, don Pietro, chef de la maison royale, qui s’est montré fort bienveillant aux missionnaires ; aux ducs de Sundi et de Batta (don Domenico et don Alvare) qui ont soutenu le jeune prince et travaillé à son élection; au comte de Sogno, très influent, en lui faisant toutefois remarquer qu’il n’est pas permis à un vrai catholique de faire commerce d’esclaves avec les hérétiques hollandais ou anglais.

1. Le renseignement est curieux et mériterait d’être approfondi. Chimolaza correspond sans conteste à Konkc dia Mulaza à l'E. du Batta; Chimpanzo correspond à Mpanzu-Alumbu ou Mpangu sur les bords du Zaïre.

2. Il s’agit du roi don Antonio I Nevita a Nkanga, tué dans la bataille contre les Portugais en 1666, d’après Ravenstein, en 1668, d’après Eucher et Cavazzi. Son armée était, selon Cavazzi, de 900,000 hommes. D’après notre chroniqueur, elle comptait seulement 500,000 hommes. L’exagération est évidente.

Il faudrait, en outre, en remerciant le roi du Congo de son amabilité, lui faire don d’une couronne argentée. L'auteur de la relation, qui se trouve en Italie, demande aussi l'envoi de livres, médailles, chapelets pour les missions. Il désire retourner le plus tôt possible au Congo.

[L'auteur de la relation est inconnu, mais la notice semble dater du commencement du xvirie siècle. Le roi du Congo, dont elle fait mention, est don Pedro IV, Nsanu a Mbemba, couronné en 1694.]

F9 226. — Lettre du P. Giovanni Antonio de Montecucullo au cardinalsecrétaire, pour demander copie des décrets et instructions données au P. Ludovico Cesare Augusto, capucin, en 1618, et les brefs pontificaux adressés par les papes Paul V et Urbain VIII au roi du Congo. Ces renseignements lui sont nécessaires pour documenter son histoire des missions du Congo, entreprise sur l’ordre de la Propagande.

Modène, 21 novembre 1660.

F0 228. — Lettre du P. Montecucullo au cardinal-secrétaire, présentant une partie de son ouvrage et demandant pour motif de santé et par excès d’occupations à être déchargé de son travail sur les missions du Congo.

Modène. [Date illisible]

[Ces deux intéressantes pièces ont été écrites par le P. Antonio Cavazzi de Montecucullo, l’auteur de l’Zstorica descrizsione degli tre regnri Congo, Angola, - e Matamba, publiée à Bologne en 1687. Ceci nous met sur la voie des sources consultées par le P. Cavazzi.]

Fos 202-209. — Lettre de Fra Pietro da Barchi à son frère. [En double exemplaire.}

Fra Pietro a débarqué à Loanda après 66 jours de navigation entre Pernambouc (Brésil), le cap de Bonne-Espérance et Loanda. C’est actuellement l’époque des grandes chaleurs en ce pays. Il y a deux saisons des pluies, en mai et en octobre. De juin à septembre, le temps est nébuleux, mais toujours chaud et sec. Les fruits de ces régions ne ressemblent pas aux nôtres, mais sont excellents (ni vin, ni blé, ni olive). L’argent n’y est pas usité. On a recours au troc. L’esclavage y est pratiqué sur une grande échelle, pour peupler les plantations de sucre du Brésil ou les mines des Indes occidentales. Les indigènes sont très habiles dans l’art de travailler le bois et de tresser la paille. Leur aliment principal est la racine appelée mandioca dont ils font une sorte de pain. L’eau n’y est pas bonne. Fra Pietro est entré en fonctions. Il dirige les confréries. Incidents entre les PP. Jésuites et la cour de Portugal, qui a défendu de leur payer une annuité de 2,000 écus sur information secrète du magistrat de la ville que leurs ressources étaient plus que suffisantes pour subvenir à leurs besoins et aux charges de leur collège à Loanda.

Le P. Antonio da Montecucullo, rentrant du Congo après quatorze ans de mission, donnera de plus amples détails. Loanda, 24 janvier 1668.

F0 219. — Lettre de Fra Crisostomo da Genova confiée à Fra Michele d’Orvieto, rentrant en Europe.

Il annonce l'anarchie qui règne dans le royaume du Congo. En sept ans, quatre rois ont péri de mort violente : l’un empoisonné par son propre fils, les trois autres égorgés. Des quatorze missionnaires qui ont accompagné le P. Crisostomo, il ne reste plus que trois prêtres et un laïc. Et encore, 1l est douteux que le P. Giovanni Maria da Busseto puisse échapper à la maladie qui l’accable. Loanda, 20 juin 1660.

[Suivant Pedro Mendes, il y eut, de 1666 au début du xvirre siècle, quatorze rois au Congo, dont quatre massacrés par les Musurongo et cinq par les Eschi- Kongo, trois seulement moururentde mort naturelle. Toutefois, les indications du P.Crisostomo ne correspondent pas à la liste des rois du Congo dressée par E. P. Ravenstein. La liste des missionnaires, partis en 1667 avec le P. Crisostomo, ne renseigne non plus que douze noms et pas quatorze.]

F0 230. — Lettre du même. L'état de la mission d’Angola est défectueux : il n’y a plus que quatre prêtres et trois laïcs. La mission du Congo est expirante et celle de Ginga est pour ainsi dire abandonnée, faute de collaborateurs. Loanda, 4 mars 1670.

[Le pessimisme qui caractérise cette note s'explique peut-être par le fait que l’auteur était retourné en mission contre son gré et sur l’ordre exprès de la Propagande.]

F0 221. — Fra Luigi da Pistoia renouvelle sa demande pour retourner au Congo.

[On se rappelle que ce missionnaire avait quitté la mission sans autorisation, (CE. Africa, 250, f0 336 (24 mars 1663), 344 (18 juillet 1665) et 470 (sans date 1668 ou 1669). Il partit une seconde fois en 1672 et mourut à Loanda. La pré-

sente lettre est donc antérieure à cette date et postérieure à l’année 1668 ou 1669.]

F9 232. — Fra Vittorio da Pistoia, rentré du Congo, se plaint des vexations que font subir les capucins français à leurs confrères italiens au couvent de Lisbonne où ils sont hébergés. Il espère que les négociations entreprises pour l'érection d’un établissement similaire à l’île de Madère ne tarderont pas à aboutir. Lisbonne, 8 avril 1670.

[Nous trouvons ici la suite du projet ébauché par le même Vittorio da Pistoia au vol. Africa, 250, f0 485 et suiv. (Projet de créer un hospice à Madère, pour les missionnaires rentrant du Congo.) L'incident survenu à Lisbonne,

entre confrères capucins de nationalité différente, encourageait Vittorio da Pistoia dans son dessein]

F9 234. — Fra Dionigi da Piacenza, ayant dû rentrer en Europe, après quatre ans de séjour au Congo, demande à être envoyé à l’île Madère ou en Géorgie. Gênes, 20 mai 1670.

[Suivant la liste des missionnaires, analysée ci-dessus, Dionigi Carli da Piacenza partit en 1667. Il n'aurait donc séjourné que trois ans au Congo. Il demande à être désigné soit pour Madère, où, comme nous l’avons dit, les capucins projetaient l’établissement d’une mission, soit pour la Géorgie. Il fut envoyé en Géorgie.]

F0 236. — Même demande et même date.

F0S 238-239 et 242. — Nouvelles plaintes de Fra Vittorio da Pistoia au sujet des capucins français installés à Lisbonne.

F8 240-241. —Réplique de la lettre analysée au F0 232.

F0 244. — Supplique anonyme demandant que le P. Ambrogio da Siena, désigné pour le Congo, ne soit point distrait de ses occupations et soit remplacé par un de ses collègues.

F9 246. — Même supplique en faveur du P. da Civitella (?), à remplacer par le P. Girolamo da Bergomo.

F0 248. — Lettre de Fra Antonio Cavazzi de Montecucullo au préfet de la Propagande, pour lui présenter le P. Gabriele da Velletri, son compagnon à la mission. Fra Gabriele vient chercher des renseignements à Rome. L'ouvrage historique avance. Cavazzi a pris un collaborateur. Modène, 24 septembre 1670.

[Fra Gabriele da Velletri, lai, partit pour le Congo en 1660.]

F0 254. — Nouvelle lettre de Fra Antonio de Montecucullo au préfet de la Propagande. Il annonce la fin de son ouvrage qui comprend l’histoire des missions des capucins au Congo de 1640 à 1661 et l’état présent des missions. Il a eu comme coadjuteur le P. Bonaventura de Montecucullo, et 1l exprime le désir de venir à Rome avec ce confrère présenter son livre au cardinal. Il voudrait en même temps prendre certains renseignements aux archives de la Propagande.

Modène, 6 juin 1671.

[Cette intéressante lettre nous fait connaître en même temps les sources dont se servit Cavazzi. Il nous dit, en effet, que l’ouvrage fut entrepris sur l’ordre de la Propagande et qu’une lettre de service fut envoyée aux missionnaires du Congo, pour leur demander des renseignements précis. En outre, Cavazzi paraît, d’après le dernier paragraphe de la lettre, avoir fouillé les archives de la Propagande.]

F9 252. — Lettre de l’internonce apostolique Fr. Airoldi au cardinalpréfet pour demander des instructions au sujet des besoins matériels des missionnaires franciscains-récollets qui vont s’embarquer aux Pays-Bas pour le Congo (Sogno). Bruxelles, 10 septembre 1672.

[Cette curieuse missive se rapporte à la mission des Récollets belges, conduite au Sogno en 1672, par le P. Wouters. (Cf. à ce sujet la décision du Conseil d’Ultramar, à Lisbonne, dans PAIvA-MANSO, p. 256 et suiv.)]

F0 254. — Giuseppe-Maria da Busseto demande que la somme allouée pour frais de voyage aux missionnaires soit augmentée (50 écus pour chaque missionnaire).

[Cette lettre paraît datée de 1682.] F0 255. — Note des sommes payées aux missionnaires en 1673.

F0 257. — Fra Antonio [Cavazzi] de Montecucullo s’embarquant à Livourne, en qualité de préfet des missions du Congo, demande au Cardinal-préfet de la Propagande les lettres de recommandation pour le roi de Portugal, afin de lui faciliter son voyage au Congo.

Livourne, 23 février 1673.

F0 260. — Lettre du Nonce de Lisbonne relative au même sujet au cardinal Alvisi.

Lisbonne, 18 avril 1673.

F0 262. — Même sujet, lettre du même auteur, Lisbonne, 2 mai 1673. Le Nonce remettra au P. de Montecucullo un bref pour le roi du Congo.

F0 264. — Le P. Antonio de Montecucullo annonce son départ pour l’Angola, dans trois jours, en compagnie du gouverneur de l’Angola et de l’évêque de ce pays. Lisbonne, 12 juillet 1673.

[Le gouverneur de l’Angola s'appelle, suivant Cavazzi, Pietro Cesare de Menesse. Cette indication ne correspond pas à celle de M. Ravenstein qui désigne Francisco de Tavora comme gouverneur d’Angola du 26 août 1669 à l’année 1676. Ravenstein signale toutefois un membre de la famille de Menezes, revêtu de cette charge. (Ayres de Saldanha de Menezes e Souza) du 25 août 1676 à l’année 1680]

F9 268. — Même sujet. Lettre de la nonciature adressée à Mgr Cerri à Rome, informant la Propagande du départ d’Antonio Cavazzi. Lisbonne, 30 août 1673.

[D'après la liste d'Antonio da Firenze, Cavazzi est parti avec Gabriele de Velletri, seul. La lettre précédente (f° 264) nous apprend que deux compagnons de Montecucullo sont partis par le Brésil.]

F0 270. — Lettre de Fra Crisostomo da Genova, préfet d’Angola, au sujet de la vente d’un couvent érigé par le P. Antonio Romano. Il demande

ARCHIVES CONGOLAISES OI

l'envoi de douze missionnaires, avec rétribution convenable (25 écus) pour un voyage de huit mois de navigation.

Loanda, 15 novembre 1673.

F9 272.— Fr. Giovanni Batta da Parma, prêtre, demande à être envoyé au Congo. Hevellava (?), 12 décembre 1673.

F0S 273-427. — Vaste dossier relatif à « la vie, aux vertus, à la sainteté et aux miracles de Fra Francesco de Licodia Irmao, profès, religieux capucin italien et missionnaire apostolique ». Il a été établi par ordre de l’évêque du Congo et d’Angola, Dom Frey Manoel da Natividade, le 7 avril 1684, sous la préfecture de Fra Paolo Francesco da Porto-MauriCio.

[Ce dossier devait probablement servir au procès de béatification de ce religieux qui, dans la liste dressée par Antonio da Firenze, est appelé, Francesco da Nucerdia, frère lai ou Francesco Burico, mort à Loanda en odeur de sainteté, le 15 avril 1652. Toutes les déclarations sont, en effet, soigneusement signées par l’évêque, le préfet de la mission et des religieux éminents d’autres - ordres établis à Loanda. Il ne peut, cela va de soi, être question de résumer ce long document. Il sera étudié à part.]

F08 430-443. — Avis du P. Joannes a Romano, théologien et missionnaire à Massangano, sur diverses questions relatives aux progrès de la foi dans l’Angola.

QUAESTIO PRIMA : Utrum Rex, vel Princeps Portugalliae Regni adstringere valeat subditos suos ut chrishiane ac catholice vivant.

Après avoir cité divers passages des Pères de l’Église, l’auteur conclut qu'en fait le roi de Portugal peut forcer ses sujets, même les nègres de l’Angola, à vivre «en chrétiens et en catholiques ».

QUAESTIO SECUNDA : Utrum Rex vel Princeps Portugalliae cogere possit sovas, et Ssimilia Capita inter Nigros Regni Angolae, et cujuscunque loc, - ui solummodo ex legiimo matrimonio procreati eligantur ad dominium sovae, vel alierius nominis dominantis, vel antea legitimo matrimonio conjunci.

Conclusion : le roi de Portugal peut exiger de ses sujets de l’Angola qu'ils ne choisissent que des chefs issus du mariage régulier et consacré par les lois de l’Église.

[Cette pièce, datée de Massangano, le 26 mai 1674, est signée de Giovanni Romano, prédicateur venu dans l’Angola en 1672 et y exerçant les fonctions de préfet. Elle trahit un effort des missionnaires capucins pour s'appuyer sur le pouvoir civil et parvenir ainsi plus aisément à leurs fins. C’est donc un coup de barre vers le roi de Portugal, autrefois si tracassier envers les missionnaïires relevant de la Propagande. Nous n’insistons pas ici sur les idées de ce

théologien qui investit par des citations empruntées aux Pères de l’Église le roi de Portugal du droit d’obliger ses sujets nègres à vivre conformément aux préceptes du Christ. Ces idées étaient courantes à cette époque. Le P. Romano se préoccupait vivement de trouver les moyens d'agir sur ces âmes frustes, sauvages, retombant sans cesse dans leurs instincts pervers, et il se figurait que la coërcition finirait par avoir raison de ces perpétuels récalcitrants.]

[La seconde question vise surtout la suppression de la polygamie. Le P. Romano voulait obliger les chefs indigènes au mariage chrétien et n’hésitait pas à faire enlever le pouvoir à leurs enfants, si ceux-ci n’étaient point légitimes. Le mot « sova » désigne le « soba » ou chef indigène. Cette expression, suivant Ravenstein, n’était usitée qu’au sud du fleuve Dande.]

F0S 444-445. — Lettre de Fra Antonio de Montecucullo, relatant son arrivée au Congo et les incidents de la traversée. Le navire qui portait les missionnaires a fait naufrage et s’est perdu corps et biens. Heureusement, nos capucins ont pu s'échapper, mais ils sont sans ressources. — Le roi du Congo demande sans cesse de nouveaux prêtres. — L'arrivée des récollets !, envoyés à Sogno, à l'intervention de l’Internonce de Flandre, a bouleversé l’état de la mission. Récriminations à ce sujet. Loanda, 2 juin 1674.

F0 446. — Lettre relative au même sujet, datée de Loanda, le 20 mai 1674. Nous apprenons que vingt-deux personnes seulement sur septante échappèrent au naufrage du « Capitania » qui portait nos religieux. Le P. Montecucullo renouvelle ses plaintes au sujet des Récollets belges du Sogno. Il envoie copie de leurs patentes à la Propagande et raconte les ennuis éprouvés par ses collègues à cause d’eux.

[Le lecteur rectifie de lui-même ce que ces plaintes ont d’excessif. La rivalité entre religieux de nationalité différente reparaît ici.]

F0S 453-458. — Le P. Crisostomo da Genova envoie une relation d’un incident qui s’est passé au comté de Sogno en 1674.

Le 22 décembre 1673, le chef du Sogno a fait appeler en sa mission les PP. Andrea da Buti, Tommaso da Sestola et Cornelio d'Ombere et leur a déclaré que depuis l’arrivée des religieux dans le Sogno la fertilité du sol diminue et les pluies cessent totalement. Ceci ne peut provenir que de l’'excommunication qui pèse sur le Sogno et 1l leur ordonne de lever l’interdit. I] leur demande, en outre, s’il est exact que les missionnaires aïent annoncé qu'il ne pleuvrait que trois fois dans le courant de l’année.

Le P. Cornelio a répondu que la question de l’excommunication ne le regardait pas et a nié l'accusation concernant la pluie. Le P. Andrea da

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