Voyez Bibliothèque de VÉcole des chartes^ t. L, p
des premières à être classées d’après les plans de réorganisation des archives inaugurés vers 1860, le nouvel archiviste allemand a déjà commencé à extraire tous les documents sur parchemin des séries anciennes, pour les mettre dans de petites armoires spéciales placées entre les fenêtres, et a le projet de faire une refonte générale du classement et de mettre à part, dans des enveloppes et dans des armoires ou des caisses, tous les documents sur parchemin et tous les documents sur papier jusqu’en 1400. — La conservation des documents modernes est généralement très soignée : chaque dossier est remis aux archives, classé et cousu dans une chemise, et les dossiers sont conservés, en général, empilés les uns au-dessus des autres dans des casiers spéciaux, plus hauts que larges, appelés Lokate (Dresde, Leipzig, Marbourg, etc.), ou, plus rarement, placés, comme en France, dans des portefeuilles (Weimar). — Quelques dispositions matérielles de plusieurs bibliothèques méritent d’être signalées ici également, comme l’installation de casiers à fiches dans les battants de portes d’armoires (bibl. univ. de Leipzig), disposition qui se retrouve dans les vitrines du musée paléographique des archives de Marbourg, et surtout les crémaillères extérieures de rayons inventées par M. Ébrard (bibliothécaire de la ville de Francfort-sur-le- Mein, descendant de réfugiés protestants languedociens), permettant de déplacer les rayons de cran en cran, pour les élever ou les abaisser, sans enlever les livres du rayon.
« Inventaires et 'publications. Les inventaires des archives d’Allemagne sont en général très avancés, mais peu sont encore publiés, car la plupart djes archivistes préfèrent ne livrer qu’un travail achevé et soigné, aucun délai de publication ne leur étant imposé. Les inventaires sont généralement rédigés sur des fiches de grande dimension, divisées en compartiments réservés aux différentes mentions, analyse de la charte, date, cote, etc. (arch. municip. de Bâle, arch. de Saxe à Dresde, etc.)L L’état d’avancement des inventaires a permis de dresser presque partout deux sortes de tables très utiles pour faciliter les recherches : la table alphabétique des sujets contenus dans les chartes {Realrepertorium) et la table alphabétique de tous les noms de personnes
1. Voici le modèle des fiches de rédaction des analyses aux archives de la ville de Bâle. Ces fiches sont sur papier vergé de 0'“22 sur 0“17 et sont disposées de la manière suivante :
a. Date.
b. Cote moderne.
c. Cote ancienne.
d. Analyse.
e. Matière subjective, sceaux, etc.
f. Références bibliographiques.
io
importants [Personenregister) ^ comme aux archives municipales de Dresde ^ A ces deux tables essentielles s’ajoutent presque toujours, suivant l’importance des archives, d’autres répertoires : table des corporations (arch. municip. de Dresde), familles nobles, histoire des institutions, histoire de Saxe, théâtre et musique, etc. (arch. de Saxe à Dresde), table chronologique des chartes (Dresde, Weimar), etc. Le principal inventaire d’archives municipales qui ait été publié est celui de la ville de Francfort-sur-le-Mein {Inventare des Frankfurter Stadtarchivs, 1888 et ann. suiv., 3 vol. in-8o)2. La publication des cartulaires est également très avancée (Dresde, Francfort, Cologne, etc., et, en Suisse, Bâle, Zurich, etc.). L’archiviste de la ville de Bâle, M. Wackernagel, a publié une analyse et un récolement sommaire des archives 3,
Ratsamter-Rechnungen.
Ratsamter-Verteilung .
Ratsarbeiter ....
Ratsarchiv
Ratsarchivar ....
1. Voici quelques exemples de ces deux sortes de tables aux archives de la ville de Dresde :
1“ Table des matières.
A. III. 1, 27; A. XV (bes. No. 23). 31u.
A. IL 3, 5, 100c, lOOd, 100g bis lOOi; A. III. 4, 39, 41, 48a.
A. XV. 24a; A. XII. 199n (Vol. I).
A. IL 101e; A. VIII. 39 (Bit. 26 flg., 67); A. IX.
cf. auch Akten und Repertorien.
A. VIII. 54b (Blatt 155f), A. IX. 12; A. XII. 194.
Ratsarmeninstitute, siehe « Armeninstitute. »
{Sachregister ou table méthodique, actuellement achevée et recopiée sur un registre.)
Les majuscules indiquent les séries (A, administration, etc.), les chiffres romains indiquent les subdivisions (II et III, personnel, etc.; VIII, employés diplômés; IX, archives; XII, employés non diplômés; XV, comptes, etc.) et les chiffres arabes indiquent les cotes (pour les indications de registres, BU. = Blatt, flg. = folgende, etc.).
2“ Table des noms.
Moritz, Kurfürst. — Autograph 1545. 1551. 1546. 1543. A. VL 119kl (Bl. 81. 92. 93), A. XXIII. 289zl (Bl. 4), F. XXII. 42a (Bl. 18). Schreiben vom 21 April 1550, worin er seine Friedensliebe beteuert C. XXII. 93wl (Bl. 28).
{Personenregister ou table onomastique, en cours d’exécution sur fiches.)
2. Cf. Bibliothèque de l'École des chartes, t. XLVII, p. 196.
3. Inventar des Staatsarchivs des Kantons Basel-Stadt, von Rudolf Wackernagel (Separat-Abdruck aus dem « Anzeiger für Schweizerische Geschichte »). [Bâle,] imp. Wyss, 1892, 32 p. Une notice détaillée (p. 1-16) sur la formation du dépôt des archives de la ville de Bâle depuis l’incendie de 1356 précède le récolement des fonds, comprenant trois grandes sections : A. Das eigentliche staaU liche {stadtische) Archiv (archives cantonales), remontant à la seconde moitié du XIV® siècle; B. Das Klosterarchiv (archives ecclésiastiques ou des couvents), remontant au xii® siècle ; C. Das Adels- und Lehenarchiv (archives féodales), legs d’archives de familles nobles et fiefs appartenant à la ville, remontant au commencement du xiv® siècle. Plusieurs séries supplémentaires, comprenant ;
analogue au Bécolement des archives municipales de Montpellier. — Les bibliothèques de référence ou bibliothèques administratives et historiques des archives d’Allemagne sont généralement très bien pourvues de tous les ouvrages nécessaires aux archivistes et aux lecteurs dans leurs travaux, tant au point de vue des ouvrages historiques généraux, dictionnaires, répertoires, manuels paléographiques, etc., qu’à celui des ouvrages d’histoire locale. J’ai surtout remarqué les bibliothèques des archives de Saxe à Dresde (environ 8,000 volumes) et des archives de la Hesse prussienne à Marbourg (environ 20,000 volumes et brochures, parmi lesquelles un certain nombre de raretés bibliographiques, comme des journaux français de 1639). — Les publications paléographiques de documents d’archives et de bibliothèques sont déjà nombreuses en Allemagne. Dans les archives de Saxe à Dresde se trouve un laboratoire de photographie, dirigé par M. le D^' Fosse. Des musées paléographiques existent dans les archives de Nuremberg (arch. municip.), Marbourg (arch. de la Hesse prussienne), Strasbourg (arch. municip.), etc. »
les archives des églises de la ville, versées en 1885, avec des registres d’état civil (Kirchenbücher) remontant à 1529; les archives des corporations, remontant à 1226; les archives de familles, depuis le xvi® siècle; les archives des immeubles {Hausurkunden), remontant à 1256.
Nogent-le-Rotrou, imprimerie Daupelky-Gouverneur.
(iM'IMil.i'i'i
».>»f tuM'iim» M>^|AW*u^t'|7;'|',,7.y/,.Y ■ hvmiwwSw
Caylord Bros, J •
Malc4M'S f'
Syracuse. N. Y. }
PAT. JAN. «. 1908 !■ , , " r; '