C. CflàALES
(1) Ce mémoire porte la date de 1702, cesl-à dire d'une année qui mérite d'être signalée dans les annales artistiques de la Lorraine : le 2 février, Léopold.par lettres patentes données à Nancy, avait établi, dans la capiule de ses Etats, une aeadémie de peii^ ture et de sculpture, à nnatar de celles qui existaient à Rome et à Paris. Cette érection avait eu lieu sur la demande de Pierre Bourdier, premier architecte et directeur des ouvrages de sculpture du duc; de Claude Charles, peintre ordinaire de son hôtel; de Joseph Provençal, peintre; d'Antoine Cordier, orfèvre ciseleur; de RegnauM Mesay, sculpteur de l'hôtel, et de Didier Lalance, malhè** natieien.
Memmfô des mfragei ie peintme que Claude Charles
peintre et herault d'armes (\)de S. A.R.a faict tant au château de LunevUle que dans l'hermUage de 5* Leopoldf le tout par ordre de S. A. R.
Premièrement avoir faict un tableau pour mettre à à la cbemioée de la chambre de S. A. R. Madame, représentant l'Hymen qui présente la Paix à la Lorraine» la Paix accompagnée de l'Âbondance et des Arts, avec plusieurs enfants au haut du tableau» qui jettent des fleurs. Le tout original dudit Charles : partant demande cent cinquante livres» ey. • 180^
Plus à Thermitage de S* Leopold y avoir faict un tableau représentant S* Leopold , Charles et
Elisabeth qui donne Taumosne à un mandant ; les
(i) n avait été nommé à cet emploi par lettres patentes données à LuDéville, le ^0 décembre 17ûi, eu rcmpkcemenl du peintre Charles Herbel, qui venait de mourir. Léopold dit, dans ces lettres : « Désirant confier la charge de héraut d'armes de nos duchés de Lorraine et de Bar à une personne capable d'en remplir les devoirs à notre satisfaction, sçavoir faisons qu'étant bien informé des bons sens, capacité» probité, bonne conduite et expérience de notre amë sujet naturel Claude Charles, notre peintre ordinaire, et de sa fidélité et affection à notre service ; pour ces causes et au» 1res à ce nous mouvantes, nous avons donné.. . audit Claude Charles ladite charge... pour dorcsnavant l'avoir, tenir..., aux honneurs, droits, privilèges... tels et semblables que ses devanciers onl jouy..., et sans que pour ce ledit Gliarles soit obligé de nous payer aucune finance... »
11 existe aux archives de la Meurthe deux registres précieux* écrits tout entiers de la main de Claude Charles et enrichis par lui d'armoiries coloriées : ce sont les copies des lettres de déclaration de gentillesse et d'érection de terres en marquisats, comtés et baronnies accordées, de 169Sà 1736, par les ducs Léopold et Fran* çois UI.
figures 8oot moitié nature, m deesos y ft une petite
gloire ; pour ce demande quinze escus» c^. • 45^
G. Chaules.
Je certifie que Ton peut payer au S' Charles, pein* tre à Naocy, la somme de cent trente livres pour le payement des tableaux qu'il a fkicts et fournis ainsy qu*il est mentionné au mémoire cy-dessus..«. Faictà Nancy, ce 18 mars 1703.
André.
De par Son Âltesse Royale,
Il est ordonné à M. Jean Gayet, receveur général de nos finances, de payer comptant au sieur Charles, notre peintre ordinaire et herault d'armes de nos Etats, la somme de cent trente livres pour les ouvrages de peinture qu'il a faits pour notre service. ... Donné à LuneviUe le vingtième may mil sept cent trois.
Pour cent trante livres.
Leopold.
J'ai reçu de monsieur Gayet, receveur gênerai des finances de S. A. R., la somme de cent trante livres contenue en la présente ordonnance d'autre part» A Nancy, le 9' juin 1703.