‹ Archives de l'art français (volume 2)Chapitre 29 sur 70 · PRIX DBS TABLEAUX DU CHOBUR DB N. D. DB PARIS · texte numérisé non relu

PRIX DBS TABLEAUX DU CHOBUR DB N. D. DB PARIS

On eonnati dans le ehœar de Notre-Dame» aa-dessus des boiseries de Ba Goolon, les huit grands tableaux de Thistoire de la Vierge, par Noël Hallé, Antoine Coypel, lonvenet, Charles de la

Fosse, Louis de Boulogne, et l'on savait, de reste, qu'ils avaient été donnés par M. de la Porte, clianoine jubilé; les deux engagements suivants, dont les originaux sont entre mes mainSt nous indiquent ce qu*ils ont été payés. 11 avait demandé au roi, par un placet do mois de mars 1709» la permission de les faire faire à ses frais» ce que le roi avait accepté par une réponse écrite en son nom par le duc d*Antin (Cf. Gueffier, Cur. ilê Végl. de Paris^ p. 284); mais il n'eut pas la joie de les voir exécutés. En effet, messire Antoine de La Porte, né à Paris le 16 février 1627, chanoine de l'église de Paris le 3 août 1650 {ibid.^ p. 283), chanoine jubilé en 1700, mourutà l'âge de quatre-vingt4rois ans le 24décem« bre 1 710, ainsi qu*il résulte de Tépitaphe gravée sur sa tombe dans la nef de Notre-Dame et recueillie par Gueffier» p. 38S-7. Outre des fondations et ces tableaux du chœur, Notre*Dame avait encore reçu de lui, entre autres présents, un soleil d'argent doré du poids de 300 marcs, modelé par Philippe Bertrand sur les dessins de Robert de Cotte et exécuté par Claude Ballin (Gueffier, pages 281-3 et 386). Aussi le chapitre reconnaissant avait-il fait faire, en 1700» par louvenet (Gueffier, pages 285 et 303), son portrait» qui fut recueilli à la révolution par H. Lenoir (Cf. son inventaire, publié en 18é5 dans le 3* volume du Buttetin du comUé des arU êi manumenlSf p. 337) , et dont nous ignorons le sort. M. Lenoir avait aussi recueilli au chapitre le touchant tableau de Jouvenet représentant M. de la Porte disant la messe au maître-autel de Notre- Dame; mais celui-ci se trouve, comme on sait, au musée du Louvre (Cf. le livret de M. Viliot, n« 305). Enfin , Jouvenet a encore peint le portrait de If. de la Porte et le sien propre dans le Hagni-

Digiiized by GoOglc

su

ftett (Cf. ««effi«r, p. T8, et Itt Mém. tu àmà.^ IO),qnii eonittè tbus leê tibleatax cdtte mité» est retotainé rieitreiidte sa plaéé sta chœur de Féglise mètropolilaioe. Noos igonterons que les lar bleaax de la Fosse représentent la Nathrité et TAdoration des

Mages ; ceux de Boulogne, la Présentation et la Fuite en Egypte, et que tous quatre portent la date de 1715.

Je promest fdre les grands tableaux pour le oœur <ie Nostrs Dame de Paris^ suiTant le testament de Monsieur Delaporte et des sqjests qni me seront donnez par Vonstenr de Cotte des sujets de la vie de la S" Vierge et de son fils Nostre Seig' Jésus, savoir les quatre grands tableaux de vingt deux à vingt quatre pieds de large sur quatorze à quinze pieds de haut, et pour chaque tableau la somme de trois mille sept cent cinquante livres» que je promesty travailler aussi tost qu*on m'en aura donné Tordre; à Tesgard de deux plus petits tableaux qui seront la suitte des sujets, chacun aura environ douze pieds de large sur la mesme hauteur des grands que je feray pour la somme de quinze cens livres chacun. Fait à Paris ce quatorze septembre 1711. De la Fosse.

Je promet faire un des quatre grand tableaux pour le cœur de leglize Notre Dame de Paris suivant Tintention et le testament de feu Monsieur De la Porte» les dit tableaux représentent des sujet ée la vie de la seinte Yierge et de Nostre Sefgneur Jésus Chris, cbacque tableau ayenl chaqun S4 a SS pieds de longueur sur 18 pied de bau, chaque tabfau pour la somme de trois mil sep cent cinquante livres et a Tégar des autres petit tableaux d'environ M pied de large sur mesme auteur des grand la somme de quinze cent livre chaqim. Fait à Paris ce quatorze septembre

i7ii. L.BOULOOKB.

IHTENTÂIRE DÈS TABLEAUX

QUI RëSTâIENÎ £NC0R£ AUX CHARTREUX DE PARIS £I« 1790.

Lorsque notre ami H. Bussieux s'occupait des recherches sur

Le Sueur qui ont paru dans ce recueil, j^avais yamement cherché aux Archives du Royaume, dans les documents provenant des Chartreux de Paris (S 3918) , quoique chose de relatif à la suite de saint Bruno. Par contre, j'y ai trouvé et copié au passage Tinventaire que je publie aujourd'hui (l). 11 est à la fois intéressant en luimême et plaisant par le grand ton de messieurs les commissaires et leur fantastique ignorance des noms propres d'artistes qu'eux ou leur scribe écorchent à cœur joie, sans doute sous la dictée des bons moines qui avaient peu songé à les épeler lettre par lettre. On pense bien que nous ne ferons pas l'injure à nos lecteurs de leur signaler une à une d'aussi innocentes tueries; leurs yeux' les rectifieront d'eux-mêmes à la lecture.

A. DB M

Description des tableaux qui se sont trouvés fckms la

Chartreuse de Paris.

Art. !•». Dans le grand cMlre, -— Il y a un tableau de 15 pieds de longueur peint sur bois; il n'a autre mérite que la représenialion de la fondation de Jeanne de Chatillon, complesse de Blois, et au dessous ce même tableau, il y a un bas*relief de même grandenr qui représente le même sujet (2).

(1) Les Archives ont déjà imprimé un inventaire analogue. Cf. DocumenUy 111, 81>93, celui des Carmélites, publié par fif/Cousin.

(3) Vour bien comprendre ce passage, il faut se reporter au pas» sage de Piganiol (VII, ^41-2), où il parle de ce bas relief représentant Jeanne de ChAlillon présentant laVierirc quatorze chartreux, et où il remarque qu'en 1712 deux de ses desceurlaiils firent couvrirce bas-relief avec-des planciics sur lesqui lies on avait peint d'après le bas-relief, ce qui prouverait qu'il était lui-même peint, toutes ces figures, ce qui faisait un tableau de 18 pieds de largeur sur 4 de bantenr.

Art. 2. Dans le petit cloître. — Un tableau peint sur la porte de la sacristie représentant rinlérieur d'une église ; l'ardii lecture est de toute beauté et d'un effet surpreaaol» pour la perspective la mieux observée et de la plus riche eompotition ; le eiiyet représente la bénèdiclioD d*aii temple par on évdqoe qui est mooté sa^ un espèce de marchepied couvert d*un tapis; derrière TéTèque est un diacre à genoux dessus le même marchepied, tenant à sa main droite on encensoir, et, au bas du même marchepied deux enfans de chœur, vêtus de blanc, tenans chacun un chandellier. Sur le second plan, un diacre tenant la crosse de ses deux mains. Le troisième plan représente Tintérieurdu chœur, où il y a des religieux de droite et de gauche, assis dans des stalles, et dans le milien une table d*autel couverte de vases d*or; sur le second plan à droite, trois figures vêtues de manteaux bleus entre des colonnes. Ce tableau est de lapins riche composition, tant par la supériorité de rarchilecLurc que de l'expression des figures; il a 5 pieds 11 pouces de hauteur sur neuf de largeur; ceintrè par le haut. Dans le milieu du tableau, par le bas, il est mutilé , aux environs de deux pieds sur 80 ponces de haut. C'est un des plus beaux tableaux de Le Sueur (1).

Art. 3, — Un autre tableau de même grandeur que le précédent représentant deux figures. Tune celle d*ua chartreux, et Tune vêtue d*ttne robe jaune. Ces deux figures paraissent occupées d*un plan qn^elles tiennent; le fond de ce tableau représente un paysage et Ton apperçoit des monuments de perspective (S).

Art. é. — Un autre tableau de môme grandeur que le précédent, représentant le plan de la Chartreuse soutenu par deuxan^ ges; au-dessous Paris en perspective, et, sur le c6té,deux figures

(i) Inv. Lenoir, 363. — Au Louvre, 550 de Texcellent livret de TEcole française par H. Yillot.

(î) Au Louvre; n*» ri 18 du livret. G*est le sujet de Tarchitecie

montrant à S. Bruno le |»lan de la chartreuse de Ronie. Le tableau n'a plus maintenant les mômes dimensions, et M. Villoi avait judicieusement remarqué qu'il devait avoir été Irés-diminué.

de trois pieds de proportion, Tune vôtue d*un manletu blanc, et

l'autre d'un verd, supérieurement drapés (1).

Art. S. o^Du côté de Féglise, il y a sept cartouches de six pieds detaattteur sur quatre de largeur; eeintrèes par le haut en forme de tables de marbre soutenues par des cariatides, et, au dessus ces

mêmes tables, il y a des enfans el différens oruemens ; elles sont peintes par Le Sueur (2).

Art 6. Il y avait 83 tableaux dans les armoires, représenlans It vie de 8. Bruneau, qui sont chex le Boi (3).

Art. 7.— ATégard des vUreaiix si vantésdans \eVoyngepictorèce et Géographe parisien^ \\s sont faux de couleur el do loule fausseté, et, quand ils tiendraient au mérite, ils ne pourraient entrer en concurrence avec les vitreaux des Feuillans de Paris, ainsi que de la chartreuse de Bonen; ici ce n*est qn^une bordure, autour de diaque croisée, de quatre pouces de large. La plus grande pièce de verre n'a que sept pouces et demi ; ils représentent des fleurs dans des vases, des fruits et oruemens gothiques , et ils sont en partie mutilés (4).

(1) Inv. Lenoir, n° 261 et p. 322. — Au Louvre, n» 519.

(2) C'était dans ces cartouches, cf. Doc.^ 11^ p. 19, n® 2, qu'étaient les vers latins explicatib sur lesquels Sauvai, 1, i40, a écrit cette bonne phrase: a Le clottre, entouré de tableaux qui représentent une histoire apocryphe, est environné de beaux tableaux et de mauvais vers qu'ils y ont àcr'a contre l'avis d'habiles gens, alléguant pour raison qu'on leur avoil dit qu'ils éloient bous. Les tableaux sont de la conduite de Le Sueur, dont il y en a trois de sa main. » — « Ces vers, « dit Piganiol, Vil, 239, »sont de dom François larry, prieur de la chartreuse de Notre-Dame de laPrée lés Troyes. »

(3) Cf. Doc, II, 19-24. Les armoires, ce sont les volets des tableaux, qui sont depuis ISiH dans les magasins du Louvre et sur lesquels on peut voir la notice de M. Soulié ; ibU., 42-45.

(4) « Les vitres méritent les regards des curieux ; mais elles les meriloient encore davantage avant qu'on en eût volé une partie des carreaux du milieu ; ce qui obligea les religieux d'ôter ce qui restoit de ces carreaux. Ces vitres sont dans des bordures peintes en npprAt, qui ont aux coins des cnmaieux qui re[»résentent des pères du désert. Les carreaux du milieu éioienl aussi peints en ca-

Si8

Art S. Dam Vé§U9t> — L'église des Clitr^mn qlie Vtm imit ai-

jourd^hui, commencée par Montreuil, architecte, ue fut finie qu*en i324. Elle e»l ornèe de tableaux de dos plus célèbres pein- Irea françoia.

krU 9. — A gftoehe eo entrant est la Réearreetiea 4e la fille de Mré, peint par la Fosse (1) ; ce tableav n*est eompoaé que de sii

figures de 5 pieds six pouces de proportion : Notre Seigneur est dans le milieu du ial»lcau. Les caractères des têtes sont d'une grande expression, rarchiteclure d*un bon ton de couleur. Le maître s^est surpassé en mérite; c*e8t« sans contredire, son meilleur tablean. Il a 10 pieds de hauteur sur 8 pieds 9 pouces de lar« geur.

Art. 10. — Le paralitiquo sur le bord de la pissine, de J. B. Corneille (2). Ce tableau est richo. de composition et d'un excellent ton de couleur. 11 a 10 pieds de hauteur sur 8 pieds de largeur.

Art. 11. — Le Gentenier par le même (3); il a moins de mérite que le premier; il a 10 pieds de hauteur sur 8 pieds de largeur.

Art. 12. — La Vocation de Simon Pierre, d^André son frère, par Dumont le Romain (4). N. S. est d*un superbe caractère pour la noblesse du dessein et d*une grande vérité dans les cbairs; les figures qui sont sur le second plan du coté de Notre Seig^ sont

d'une grande vérité et le fond du ciel de toute beauté.

Art. 13. — L'flœmoralee par Louis de Boulogne (5); pour juger de la haute réputation de Boulogne, 11 faut voir ce tableau. Il s*est

maieu, mais en couleurs différentes des camaïeux qui sont aux coins. Toutes ces pièces avoient été peintes d'après Sadeler. » Pig., VII, 239.

(1 )Gf. Mém, inéd, éUi Académidins, U, p. 4. Gravée par L . Moreaa. — Inv. Lenoir, p. 822.

2) Inv. Lenoir,n» 353.

3) Inv. Lenoir, n° 354.

(4) Inv. Lenoir, n« 587, où il est, par erreur, indiqué comme venant des Minimes.

(5) Inv. Lenoir, n^ 408.

stirpasôè en mérite avec d'autant plus d'avantage qu'il se soutient à coté du tableau de Jouveney ;U a 10 p. de hauteur sur 6 p. S p. de largeur.

M. li. — i Ifbtre Sei^nr sur le bord dn lae de Geiiefearréfh, iBéritMiitdes ttiladea. C'est bu des plus betez tâbleavt de lett»

Tcney pour la composition, l'expression, correction ou dessein (1). Son génie s*est surpassé en tous genres; i! est infiniment au dessus ceux de S. Marlin pour la correction. Il a li p. 6. p. de bauteor tar S4 de lirgeur.

Art. 18.— Le tableao do mettre aetel teprCeeiile lletre Seiiveiir

au milieu des docteurs; il est de Philipe Champaigne (2). Il est d'un fini Irès-précieux, d'un bon ton de couleur; il s'est surpassé ta mérite dans l'extrémité de ses figures. Le lond représente l'ardiitecture du meilleur ton de eouleur et du plus grand elfet. Il a 7 p. il p. de bantear snr 6 p. 6 p. de largeur.

Art. 16. — De Tautre coté, la Ressurection du Latar^par le Bon Boulogne (3). C'est, sans contredire, le chef-d'œuvre du maître, tant par la vivacité des couleurs que par la richesse de sa compoiition; lea figures parleur mouvement Ueoent chacune un intérêt an snjet, qui prouTO lenr surprise et leur étonnement; le fond du tableau est d^e des plus grands maîtres peintres de paysage; il est extra ordinaire en mérite pour sa composition; il a 19 pieds de bauteor sur 14 p. de largeur.

Art. 17. — L'Aveugle de Jérico, par Antoine Goypel (4) r l'aveugle» figure principale sur le premier plan» est de la plus grande correction de dessein» d*un superbe coloris et de la plus grande ▼éritA. Le tableau a 10 pieds de bauteur sur 6 pieds 3 pouces de largeur.

(1) Cf. Mém, des Acad.tU^ tO.^Inv. Lenoir, p. 3Si. — Au Louvre, n«289 du livret.

(2) Gnillet de Saint-Georges nous dit : « Dans une ehapellb pfai;. eée proche du petit elottre. » Mêm, éet icwt., 1, f M. Inv. Le^ noir, p. 322.

(3) Inv. Lenoir, n» 374.

(4j Inv. Lenoir» n* 4tfd.

Art. 18. — Le Miracle des saints, par Claude Âudran (1); ce tableau n'est pas saos mérite ; il a 10 p. de liauteur sur 7 pieds 9 poaces de largeur.

Art 19. — Lft SuBtrilaine, |»r MMI Cofpel. Notre Seigneur, diu le milien do lablera, eti de U plus grande noUetse; les têtes d*on superbe caractère, et la SamaritaiDe sur le premier plan supérieurement drapée; il a 10 p. de hauteur sur 7 p. de largeur.

Art. 10. ttGhtItnée ptr loieph Benott Corneille (1); ce tablean est on des bons do maître; bien compris; le fond de la plos grande rieheite; Il a 10 p. de baoteor sor 7 p. 6 pooees &û

largeur.

Art. SI. ^ Le Lasar, du même, supérieur an précédent (3) ; il est d*nne composition pleine de génie, snrtoot poor la manlAre sfoe laquelle Tariiste a éclairé ion tsblesn. 11 a 10 p. de baoteor sor 6 p. 6 ponces de Isrgeor.

Art. — La mcnuserie du chœur est l'ouvrage de 30 années d*un frère convers de cette maison ; elle a 100 toises de circonfé* renée sor li pieds de baoteor. Boiserie trés-otile poor one biblio> thèque ou pour une sslle d*ssiemblée (4).

Art. 43. — Le pupitre, dans le milieu du chœur, est en bois; les ornemens sont supérieurement sculi)lés ; il est décoré de trois vertus, figures assises de 30 pouces de proportion. Ces mences

(l)Inv. Lenoir, n* 316. — Le Miracle des saints, c'est le miracle des cinq pains, maintenant aux Blancs-Manteaux. Cf. Mêm. det Aead,^ II, 10-1 et 18.

(1) Inv. Lenoir, n« 356. G*est toujours de lean-Baptisie ; il n*a

pas existé de Joseph Benoit.

(3) Inv. Lenoir, no355.

(4) Absolument comme VAvare trouvait son grand lézard empaillé une curiosité fort agréable à pendre au plancher d*UQe chambre. Sor ce travail, qui anrsit doré non pas trente ans, mais deux ans, do 20 février 1681 au 10 octobre 1682. on peut voir Tinscription rapportée par Piganiol, VI!. 22?i-6, d'où résultent ces dates et le nom du frère convers qui conduisit l'ouvrage; il s'appelait Uenri Fuziliers.

ISl

figures représentent la Charité, la Religion et TEspérance (1). Couronné de Notre Seigneur terrassant le serpent ei tenant la boule da monde. 11 a7 pieds de hauteur sur 4 p. de largeur.

Art. 94. Mns le chapitre. » En entrant à gauche, est une copie

de Carache, représentant Notre Seigneur que Ton met au tombeau, il a 4 p. de hauteur sur 5 p. 7 pouces de largeur.

Art. S5. — A la suite» rentrée de Notre Seig' dans lérusalem par JaullaÎB (i). Ce tableau n*a d*antre mérite que le sujet qu*il représente. 11 a 6 p. 3 p. de hauteur sur 19 p. 7 p. de largeur.

Art. 26. — Le troisième du môme coté représente des chartreux en méditation à nombre de six ; sur le fond du tableau sont des ruines par Jaura; il a 4 p. de hauteur sur 3 de largeur.

Art. 97. — Le quatrième du même coté; une Présentation de N. S. au temple. Ce tableau est de la plus belle composition, d'une couleur agréable et suave, les draperies supérieurement jettées. L'architecture est d*un bon ton de couleur et d'un superbe effet pour la dégradation des couleurs et la perspective très-bien observées. Les têtes de chaque figure sont pleines d'expression. Il est de M. de Lagrené le leunere (3); il a 6 pieds de hauteur sur il p. 2 p. de largeur.

Art. 98. — Du même coté un paysage qui représenta un chartreux dans le désert; on ne saurait en faire Téloge; le paysage est digne du Maule; il a 4 pieds 10 ponces de hauteur sur 4 p. Il p« de largeur. Il est de Fouquer (4).

Art. 29. En face de Tautel, en entrant par la sacristie à gauche, un tableau qui représente la mort de la Vierge. L*élogequ*on

(1) Le Voyage pittoresque de Paris les attribue à on sculpteur

provençal qu'il appelle Juiience.

(2) Inv. Lenoir, 668.

Tnanon.

(4) Les dimensions prouvent que ce n'est pas le Fouquièresdu Musée de Nantes, beancoup plus-large que haut, si notre mémoire nous sert bien.

chapelle du grand

en peut faire, c'est qu'il est digne des plus grands maîtres, pour sa belle composition et Tintérét que Tartiste a donné à chaque groupe de set ligures ; les draperies sont d'un bon choix et les lôtes (|>ne ^nde vérité; il e^t par M. Pernu M* H f ^ |f* ^ <^ hauteur ^nr It pleda 10 p. de larfew.

Art. 30. — Sur le coté à gauctie, dans un trumeau de croisée, un tableau d'Utfety, représentant une sainte famille; c'est sans contredire un des plus beaux du mettre (%; il a6 p. ep.debevtevr sur 4 p. 3 p. de largeur*

Art. 31. — Sur le môme coté un tableau représentant uneMagdelaiue coppie d'Uduide (d)» de i pieds de hauteur sue d de lasgevr.

Art. 32. — Du même colè, un autre tableau dXffeti, de même grandeur que celui de la sainte famille, représeniani TadoratiOB des bergers (4); il est intérieur pour le méhte.

Art. 33. — Le lablcau du maître autel du chapitre représente un Christ de Thilipe Cliau paipic (5j; il joignait à ses laleus des mœ^fSt observoitla pjus graudc religion, et, pénétré de sa religion, avaut de mourir, il fit présent de ce tableau enf |U|1. P.B.

(1) In?. Leneirt n« 7M. Maintenant dans la ehapelle du grand

Trianon.

(2) Inv. Lcnoir, p. 322. Est-ce la naissance de la Vierge au Musée deCaeu / Cf. le travail de M. de Chennevières, in-4°, 1851, p. 18. r- Je n'ai pas besoin de dire qu'il s'agit ici d^ feU comme di^os Tarticle sumnt d» 6tt(ds.

(3) Inv. Lenoir, p. 832.

(4) Inv. Lenoir, n» 79.

(3) C'est le grand crucifix gravA on trois feuilles par De Poilly (Foy. pilt.\. Il est maiulenani dans l'une des salles attenant à la nouvelle chapelle du palais du Luxembourg ^Ct. Gisors, p. 139). 11 n'a pas toujours été au mattre- autel, car voici ee qu*en dit Sauvai: « On voit dans le réfectoire, où étoit autrefois la chapelle de l'hôtel de Vauverl, le crucifix favori de Philippe de Champagne, l'un des plus habiles peintres de son icmps, qu'il leur a laissé par son tesiameui. » Sauvai, 1, tiib. (jf. jl/ém. (U* Açed., 1, 143. Celui du Louvre en est une réduction.

tia

chartreux. La célébrité de ses lalens ne sont rien en comparant ce superbe chef-d'œuvre dctrari; ToAne peut le louer ; il faulaeconi^tïlêT de Padmirer. Si on ne crtignoit d'en faire un éloge outré, on se enhardiroit de eroire que Qieu « conduit U nain de r«r|i$te, pour avoir imiié bqu image avec autant d^ vérité et d*on a^ssi rare mérite. Enfin Philipe Cbampaignes^est surpassé^ et, je le rér pèle, contentons-nous de Tadmirer. H a 6p. 8 p. de hauteur sur 4 p. 6 p. de largeur.

Art 34. — U y a en onlre dans les diverses chapelles e| le ref- Csetoir quarante neuf tableaux représentant diflérenis sujets fto dévotion el de diverses grandeur^» qni sont de peu de valetusi excepté qnatre de Le Soeur, qui sont dans la chapelle Sai^l»

Anne (1).

On lit, en marge de la première page :

Annexé au 3* chapitre de notre travail fait en exécution do

notre commission du conseil de ville en noire séance de ce jour*

d'hui 1790 (2).

Signé : F« Félix de Nouant prieur — F« Germain — F« Joseph — F. Philippe Bouteix — Thorellon — Osselin — Beaufils.

Un Inventaire des effets précieux et autres trouvés dans les mains dtê A Ji. P J^. ciuLrWêux ajoute quelques détails sur d'autres tableaux :

4 Dans la cellule d^ Dom Prienr, dans la salle d*entrée, an tableau sur la cheminée, un esquisse terminée de Le Brun, repré'^

sentani Tapcihéose de S. Bruno (3), et un Christ en y voire de quinze pouces environ.

« Dans la chambre à coucher, un tableau sur la cheminée«àro-

(i) L*apparition du Christ à la Madelaine qui esl au Louvre, n'' 519, élail sans doule du nombre.

(i) Le tout avait été fait en exéeotion d#8 décrets de TAssemblée des iO février, 19 el 90mars t79(l, sanctionnés par le roi le 38 du

même mois.

(3) Ce tableau, qui serait si curieux, est omis par Guiliet de Saint-Georges.

ratoire un christ d*yvoire de 20 pouces de baut et une esquisse terminée du grand tableau de Jouvenet qui est à régliae.

« Plu», dans le cabinet, un ebrist d*yvoire de doue ponces de hant et nn paysage snr la cheminée. »

A la fin se trouvent les approbations des religieux qui, presque tous, réclanicnl seulement leurs livres, sauf un donirapprobalion est ainsi conçue ; « F. Claude Mosscre procureur adjoint ne ré* « dame rien en particulier, mais le tout en général. »

Les tableaux ne furent enlevés que deux ans après, comme on le TOit par cette note annexée à Télat : « Procés-Terbal d'enlérement des tableaox dn 6 Juin 17Mt remis à M. Titry le 17 août

ACn M DÉCÈS tm liLU U m CHiUrODUKE v.

Le dimanche vingt nenOesme (juin 1 704) fut inho-

mée dans le cimetière Ânne Magdelaine fille de Jean Ghaufourier graveur et de Anne Hedelinque (sic) prise rue S. Estienne des Grecs en présence des soussignez. Signé: F. Ghaufourier — Boy er (curé). — Registres des décès de S. Etienne du Mont. Année 1 704, p. 17 verso.

(i) C esl par erreur que dans une noie du Marietie (I, 365), on a indiqué un volume de Gbanfonrier comme possédé par la Bibliothèque du ministère de rintérieur ; il appartenait à Téditeur de ce recueil.

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