HUET
Ce broailion de leure est écrit au revers d*ua important dessin de Hoet, représentant un jeune homme faisant une tendre dèclaration et même un peu pressante à une femme» qui arrêta lamaiu de Tamoureux. Les deux personnages sont debout auprès d*ttne èheminèe. Les costumes et les meubles sont c^ux de l*époque. Le dessin, à la plume cl lavé d*encre de Chine, esl signé: J. B. HiUt 1786. — Celle curieuse pr'ge de Thabile peintre d'animaux appartient à M. le baron de liuchschiid, qui a bien voulu la tirer, pour nous, de son riche portefeuille.
MICHEL mmm
Marehis dê PMro S(U80, $h»caimr, $i de Michel Anguier,
pour l'exécution des sculptures de la chambre de la reine mère au Louvre.
OftCBHBftB 1^55.
C'est le SI octobre 1653 que le roi, rentré à Paris, descendit att Lonm. c Aassiidt après, il réunit les deux parlemens en nn seul» lui défendit de se mêler d^affaires dIStat, et logea au Louvre pour ne le plus quitter, ayant éprouvé, par les fâcheuses aventures qu*il avait eues au Palais-Royal, que les maisous particulières et sans fossé ne sont pas propres pour lui (1). » C'est à celle circonsiance que nous devons louiela décoration de la partie du rez-de-chaussée du Louvre* au-dessous de la galerie d'Apolloo, dont Anne d'Autriche fit son appartement.
La notice de Guillot de Saint-Georges sur Michel Anguier» publiée dans les Mémoin$ inédUt de$ Âeedémieiens^ indique Tannée 1683 eomme la date des travaux de ce sculpteur dans les appartements de la reine m^re; c'est celle du commencement des travaux, ils comprirent d'abord les salles actuelles dites des Saisons, des Empereurs ei de la Paix, et nous allons donner deux actes se rapportant à la décoration de la dernière pièce de l'appartement de la reine» sa chambre à coucher, maintenant la salle du C«fi« tetnv» qui sont datées de décembre 1688.
L*on voit» par le plan de Blondel» que la chambre à coucher
(t) M"* de Vottevillc, coll. Michaud et Poujoulat» 2« série, X,
comprenait seulr'menl les deux premières travées; la dernière, avec la grande feiiètre sur le qnai, éiail le cabinet d'Anne d'Àulriebe^ qui fui décoré par Errard (!)• On n'aurait pas de celle dispoiitloo de preuves posIlîTes, que reiamen des lieux, corroboré dv témoignage du marché suivant, suffirait a le démontrer.
En effet, dans le marché, Anguier ne reçoit la commande que de deux penden lits alors que la pi(''rcaclu "Ile en a quatre. C'est que dans les travaux d'am^nai;einoiit du Musée des antiques faits au commcnment de ce siècle, on a détruit le mur de séparation qui se trouvait entre les secoude et troisième fenêtres donnant sur le jardin de rinfante, et reporté au-dessus de la fenêtre du quai les peintures et les sculptures qui surmontaient la porte du cabinet de la reine. C^est ainsi que Ton a dû faire sculpter à Dejoux deux pendentifii supplémoïitaircs, peindre à Heimeijuin Vllercule français dans un second O'-togone du |)laiond, à Lolhiére et à Peyron deux tympans, entia^ à Guérin et à Prud bon deux médaillons avec des génies.
11 ressort aussi de ces deux actes un fait fort naturel, mais dont il est curieux d^avoir une preuve positive , c*est que Tordonnance générale est due à Tinvention de BomanelH. On j peut voir aussi les différences de détails qui existent entre le marché et rexéeii-
tion pour les lii^^ures d'Anj^uicr.
Sur le premier lytnpan de droite, c'est entre les mains de la figure assise que sont les armes de la reine ; la tigure sur les nuées tient une couronne de feuillage et un cornet. Sur le premier tympan de gauche, la figure en Tair, plus mouvementée, ne porte que la couronne; la figure assise porte les armes de la reine, la palme et le cornet. Quant aux quatre vertus assises sur les volut'>s, aux deux côtés des grands sujels de Romanelli, la Magniftcente, à gauche du sujet de Jnditli, est entièrement C(informc à la descri|)tion de Tactc; à droite, la Libéralité tient une corne d abondance de la main gauche, et ne tient pas le bassm plein de ^iches^es; le sculpteur Ta mis à côté d elle. La MajehU royale^ à la gauche du
(1) Mémoires inédits des Académiciens, tome 1, p. 79.
sujet ^Esttier^ ne porte pas un sceptre » mais un caducée, et raigle se voit à ses pieds; quani à la Félicité^ à droite du même Bojel, elle ne tient pas de caducée, mais des épis et une fiaa* dUe.
On ponmit remarquer qne les quatre enfints tiennent des lan-*
ricrs et non des lis, si ce changement ne devait élre dû aux restaurations modernes. En effet, c'était des fleurs de lis qu'on leur voyait au dix-huitième siècle, ainsi qu'il résulte de ce témoignage de Gaylus : « Le cabinet qui suit les trois pièces est encore orné par Anguier. Les huit vertus et les quatre petits génies, chargés chacun d'une fleur de lis, méritent d'être vus (1). »
iiij* décembre 1655.
Pardmnt les notaires, gardenottes da Roy nostra
sire» en son cbastelet de Paris, soubsigués ; fut présent en sa personne le sieur Pietro Sasso stucaleur italien, demeurant à Paris, proche et attenant les cuisines du Louvre, paroisse Saint Germain dei'Auxer* rois. Lequel a volontairement reconnu et confessé avoir fait marché» promis et promet au Roy nostre dit Seigneur. Messirc Estienue Le Camus» chevallier» conseiller du Roy en ses conseils » surintendant et ordonnateur général de ses bastimenls et inessire Anthoine Ratabon» aussy chevallier» conseiller du Roy en ses conseils, trésorier général de France à Montpellier» intendant des gabelles en Languedoc» intendant et ordonnateur desdits bastiments» stipullant et
(i) vie d' Anguier par Caylus, Mémoim inédits^ 1, 457.
acceptant pour Sa Majesté : en la présence de noble
homme Nicolas Desvotz» conseiller du Roy et coatrolleur général desdits bastiments de faire faire bien et duemeot au dire d ouvriers et gens cognoissaas, tous et chacuns les ouvraiges et ornements de stac que Sa Majesté a résolu de faire faire présentement à la voulte de la chambre du nouvel appartement de la Reyne sa mère au dessoubs de la galierie des peintures du Louvre, ainsi qu'ils sont particulièrement représentés au modelle en petit qui en a clé faictpar le sieur Romanelli peintre italien que Sa Majesté a fait venir de Rome pour peindre à fresque les tableaux de la voulte et montré audit sieur Pietro sans aucune chose changer esdits ouvraiges à accomplir soubs quelque prétexte que ce soit» comme aussi la grande corniche du pourtour de ladite chambre qui n^est marquée dans le modelle» laquelle sera faicte ainsi qu il sera ordonné audit entrepreneur» lequel fournira pour cet effet tous bons stucs> mortiers et autres matières propres et nécessaires pour lesdits ouvraiges » mesuré tout» et en * fera [ce] qu^il conviendra tant pour les corps desdits stucs que pour les bien attacher à la voulte et employer en iceux les meilleurs et plus excellents ouvriers dudit art. A ses despens hacher» piquer» reblanchir et encoller proprement toutes les voultes, corniches et pourtour de ladite chambre. Gomme aussy enduire et encoller proprement tous les lieux ou doit peindre le sieur RomaneUi et fournir au sieur Mi-
ehei Anguier scollear qui a entrepris de faire les figures tous les stucs et mortiers prêts a mettre eu ceiivre qui seront pour ce nécessaires» iceuxouYraiges rendus faicts et parfaicts dans trois mois moyennant la somme de six mil livres. A qooy a été réglé le prix en bloc de tous lesdits ouvraiges. Lequel prix sera payé audit sieur Pietro Sasso par les sieurs trésoriers desdits bastiments suivant les ordonnances qui en seront pour ce délivrées par lesdits sieurs surintendant et intendant sçavoir mille livres présentement et le surplus a feur et a mesure que Touvrage s'advancera et a esté convenu qu'encore que dans Texéculion du premier marché il soit changé ou augmenté quelque chose auxdits modellcs ouvrages et ornements par ledit sieur Romanelly pour la plus grande beaucté de rouvrage ledit sieur Pietro Sasso sera tenu et obligé de suivre ledit changement et faire lesdites augmentadons sans pour ce prétendre aucun desdommagemens ou augmentations. Sera fourny par le Roy audit entrepreneur une chambre et des licts près du Louvre pour le loger et ses gens pendant qu'il travaillera auxdits ouvrages durant lesquels il se servira de l'eschafiaulx qui doibt estre faict par ledit sieur Romanelly. Car ainsi s'oblige chascun en droict soi» le sieur Pietro Sasso corps et biens. Rédigé faict et passé à Paris en la maison dudit sieur Le Camus seize rue Salle aux Comptes paroisse Saint Leu Saint Gilles Tan mil six cent cinquante dnq le
quâtriesuic jour de décembre avant midy, et ont BÎgné
Le Camus Ratabon Desvotz
PlETRO SaSSO
Levasselr De Beauyais
xv^ Décembre IGîîS.
Pardevaot les notaires garde-nottes du Roy nostfd
sire eu son châtelet de Paris, soubs signez, fui présent en sa personne Michel Ângier» sculpteur à Paris» y demeurant au palais des ïliuilleries, paroisse Saint Germain deTAuxerrois» lequel a volontairement recogneu et confessé avoir fait marché, promis, et promet au Roy nostre souverain Seigneur» Estieune Le Camus chevalier, conseiller du Roy en ses conseils^ surintendant et ordonnateur général de ses bas* timens, et messire Antoine Ratabon, aussy chevalief conseiller du Roy en ses conseils, trésorier général de France h Montpellier, intendant des gabelles dtf Languedoc, intendant et ordonnateur desdits bastimens, stipullant et acceptant pour sadicte Majesté, en la présence de noble liomme Kicolas Desvotz conseiller du Roy et controlleur général desdits bastimens, de faire bien et duement, au dire d'ouvriers et gens à ce cognoissans, les figures de stuc que iedict Angier fera dans la chambre du nouvel appartement de la Reyne, suivant les modelles qu'il en a faits sur les desseings et conduitte du sieur Romaneliy.
Premièrement fera dans les deux grands triangles aux deux côtés de la voulte quatre figures de six à sept pieds de liault, dont y aura deux desdiles figures par triangle, lesquelles représenteront les renommées avec les aisirs auxesselles; deux seront assises sur les nuës tenant en main les armes de la Reyne» len deux autres seront représentées en Tair tenant la cou* ronne roj aile en main avecq palmes et cornet.
Plus quatre figures assises de la grandeur des sus* dittes, lesquelles seront mises aux deux bouts de la chambre, la première tenant de la main gauche m riche bassin plein de touttes sortes de richesses, et en tiendra plein la main droicte, laquelle sera en at« titude de les donner hbéralement au peuple ; la deuxiesme la Majesté royalle sera couronnée et de la main droicte tiendra un sceplre et de l'autre costé y aura un aigle; la troisième la félicitté dessus sa teste aura une guirlande de fleurs, dans la main droicte tiendra un caducée et de la gaulche un oomet d'habondance plein de fleurs, et la quatriesme la magnifianse avecq la couronne en teste tiendra en mains les plans d'une superbe fabrique.
Plus quatre petits garçons de cinq à six ans, les aisles aux espaullcs, el deiny vestus, tenant en main chacun une fleur de lis, et seront mis dans les petits triangles aux deux euslés de la chambre, ci à cet effect sera fourny audict entrepreneur par le S' Piètre Sasso de piastre mortier et stuc et iceluy entre*
preneur fournira les fer el autres choses générattement quelconques pour les susdits ouvrages qu'il ren* dra faicts et parfaicts bien et duement comme dict est.
Ce présent marché (ait moiennant le prix et somme de deux mil cinq cens livres tournois pour tous les susdicts ouvrages de sculpture de laditte chambre qui consistent en huit grandes figures avecq leurs hérogliphes et quatre enfants et les armes de la Reyne couronnées et autres au bas des figures et fournitures de teif ainsy qu'ils sont escripts cy-dessus , laquelle somme sera payée audit Ângier au fur et mesure que lesdictz ouvrages s*advanceront par les trésoriers desdicis bastimens en exercice suivant les ordonnances qui en seront dellivrées par lesdicts sieurs surintendans et intendans desdicts bastimens audict entrepreneur Cazanis» promettans et obligeans et chacun en droict soy, et ledict entrepreneur corps et biens comme pour les propres deniers et affaires de sa M arjesté,renouceans. Faict et passé à Paris, en la maison dudict sieur Le Camus, seize rue Salle au Compte paroisse Saint Leu Saint Gilles^ Tan mil six cens cin* quante cinq le quinziesme jour de décembre» avant midy et ont signé
Le Cahus Rataboti Dbstotz
M. Anguier Pain Db Bbautais
HUBERT GAILLEi
PUmB M TALINGIEmiBS.
Le Cabinet des mannserita de la Bibliothèque impériale Tient d*ao([uérir à la vente des livres de V. Hnrez, ancien imprimeur à Cambrai, un curieux manuscrit d*un mystère de la Passion joué
à Valenciennes en 1547. C'est un autre poëme que celui de Greban et que celui de Jehan Michel, et par là, il est important pour l'histoire de ce cycle dramatique. Déjà M. Hécart, dans ses Recherches sur le théâtre à Valenciennes in-S"), avaitparlè de cetouvrage, mais d*après un manuscrit différent qui ne contenait que le seul teite du mystère. Celui qui vient d*étre acquis pour la Bibliothèque a une bien autre importance par les renseignements qui raccompagnent. En effet, dans les sortes de pièces justificatives qui le terminent et qui, parmi les documents de Thistoire du théâtre, prendront rang à côté du procès-verbal de la représentation du mystère d*André de la Vigne, publié par H. Jubinal (Préf. de ses Mystères iné' dits» p, 43^), on trouve le nom des auteurs et des acteurs, la convention passée entre eux, la liste de leurs rôles, le prix desplaees, le chiffre de la recette, le prix de la vente des costumes, etc. Comme ces questions ne sont pas ici notre objet, nous n^avons pas à nous y arrêter. C'est d'ailleurs un sujet qui revient de droit à M. Magnin. Espérons qu'il emploiera sa science de l'histoire du ihé&ire et sa plume habile à mettre en œuvre ces curieux matériaux, comme il est seul à même de le faire.
Mais ce qui nous intéresse ici, c'est que ce manuscrit est orné de dessins à la plume, coloriés à Taquarelle, et que le nom de Tartiste se trouve à la fin du volume. C*est à ce point de vue seulement que nous avons à en parler. M. Onésime Leroy, dans ses Etudes sur les mystères^ Paris, Hachette, 1837, in-8°, a parlé rapiment (p. 128-30) de ce manuscrit de H. Hurez, et cité incidem- T. rv 14
oieol le nom du peintre, qui a été aussi recucUIi diaprés la même source daos la lisie d^aociens arlialea vaieneienDois, mise par M. A. J. PoUer à la fin do catalogue do Motèe de Talenciennes. Enfin rinseription qui nous a conservé son nom a été judicieuse* ment relevée par M. Dclion dans le catalogue de la vente, et reproduite dans VAlhennnni fi(un(u.s du 9 fêv. 185(5,]». 116. Mais nous croyons être agr» ailles à nos lecteurs en faisant, avec un peu plus de détail, entrer ce renseignement dans les itrc/iivM pour le mettre dans son milieu et lo conierver en lunièrt.
Voici oettc inscription, oerlainemant autographe» qui eslonlililrée d^ua cadre d'ornements:
Uuberl Caiileau painctre a paiuct les histoires sur checunne journée de ce libyre, Gonii^e aussy il fot joiiiur audict uiislère de pluisieurs pprc)ioDs, entre lesquelles veuU représenter l'ung des trois roix assi^ voir le nègre , item de Gamaliel puis de quelque chevalier 4o Uerode aassy de quelq. pbre de la loy et pluisieurs aullres. 11 doiuia auss^ le portraict du hourdement ou teatre avec Jacques des Moelles (1) comme il se voidt eu ceprebeul livre.
POINT m MORD MORT CAUXEÀU.
G*est ce portrait du hourdement qui est le plus curieux de ces
(1) Voici, dans la liste des acteurs, rarticle qui lui est consacré : « Jacques des Moelles inveuieur cl facieur et niesnie conducteur de pluistur secret, juer de pluiscurs purchons comme la présence de Tung des trois roigz ei gramment de aultres. » Cette expression àHnventeur de plusieurs hecrels se trouve dans un certain nombre d*autres articles et doit signifier qu'on était chargëderexécutioa de certains Irues^ comme nous dirions aujourd'hui.
dfiMins, M et sens qu'il ati un renseignement véritable sur les décorations d'un mystèro an seisième siècle, et à ee titretil mérileiaitd*élie isc-siniilé (1). Les antres, an nombre de vingl-cînq, n*ont pss le même intérêt. Le dessin est sommsire et parfois caricatural, plutôt par manque d'habileté que par intention, et le coloriage est Irès-grotssicr. Ce qu'ils auraient pu avoir d'inièressanl aurait été de nous douncr des costumes ; mais ils ne nous donnent rien sous ce rapport. Hubert Cailleau a peint dans chaque dessin plusieurs sujets étagés dans un paysage avec Tbabitude et le ressouvenir des tableaux du temps; il a illustré son manuscrit, il n*a pas portrait la représentation. On ne peut considérer comme costumes fidèles que eaux de deux guerriers se querellant aux échecs et celui d*nn bourreau, qui ont les habits du temps. Les autres sont de fantaisie et pour mieux dire de pratique, et, quand on a eu à en venir au fait de faire faire par des tailleurs des costumes à porter, on n'a pas pu se tenir à ceux des tableaux* Cependant un personnage, peint tout senl^à la fin du mystère, représente peut-être le costume de rJ2* pikg9^ê à la suite duquel il est peint. Il a la petite toque noire al plate» un pourpoint à Jaquette violet, les manches rouges, la bn^ guette, les bouffants et les chausses jaunes, les souliers noirs et Tépée à la ceinture. Il tient de la main droite un bâton de la longueur d'une petite eanne^ et de la droite un rouleau de papier. Mais l'intérêt, je le répèle, est tout entier dans le premier dessin^ large à peu prés de deux pieds.
C'est» sur un soubassement orné de cartouehes« une série de oonstmetions qui se snccèdeiit et s'équilibrent Tune Tantre. A ganelie, e*eat d'abord sttte hexagone ouverte par ses trois côtés
(1) M. de la FonsMelicocq, dans ses Artisteset ouvriers du nord de la France et du midi de la Belgique y Bàihiwe , 1848, p. 213-46, a donné de curieux détails sur les représentations dramatiques à Béthune au quinzième et au seizième siècles; il cite le nom d'un peintre, Jacques Josse, comme ayant travaillé aux figures élevées eo 1562 sur trente-deux hourds pour représenter tout le Nouveau Testament et la Passion, p. 2é3 et W, — Cf. dans les ÂreMm^ Documents, \, p. 137^ ce qui se rapporte à Jehan du Bourg, quia été le (UcoraUm d'un mystère joué k Kevers en i4a6.
fit
intérieurs ei portée par trois eolonnet roses comme toutes celles do 00 dessin; aa-dessns, ot èvidommont porté ptr U obarpento employée pour la salle, se voit RmiéU^ qni no doit pas être bien eiaet» car il est ligoré comme on rond ponr ainsi dire sans appui. On y voit Dien le Pére entovré d*anges et de vertos. On remsrquera qu'excepté dans ce cas toutes les constructions qui servaient de scène se succèdent sur un plan horizontal, alors que nous savons d'une manière positive qu'aux époques antérieures il y avait plusieurs élages superposés. Après, en allant de gauche à droite, on trouve Naxareth figuré par une porte élégante an milieu d'un mur, et délimité par une barrière de daiea qui rejoint laioUe an Impie que Ton trouve ensuite, an fond dnifoel on découvre Tarche, et qni ne manque pas d*étre surmonté d*un croissant. Hierutalem est représentée par les murailles et une porte de la ville, et le centre du tliéûire était occupé par le pavots, salle à jour et carrée, élevée sur un soubassement percé par devant de fenêtres cintrées et grillées, et garnie sur les cOlés d^escaliers; elle offrait au food un irOne. L*on trouve après la maison du /vd^nes, toiqonrs vue psr dehors et la porU dorée ^ une des portes de Jérusalem ; en avant de ces deux constructions, on trouvait un bassin carré avec un bateau à un mât et qui figurait la mer. À côté de la porte dorée se voient la limbe des pères, et enfin enfer avec sa gueule traditionnelle, et sur une plate-forme, au-dessus, des roues ardenteseldes monstres vomissant des flammes, dont Tun est d'autant plus bisarre, qn'il est posé sur one énorme chaîne rouge comme Test une girouette anr une tige droite. Il y a certainement bien des détails omis dans ce dessin évidemment trèa-simplifié; mais, tel que tel, on est encore très-heureux d^avoir, comme le dit rinscriptioo écrite en tôle : Le teatre ou lourdement pourtraict comme il estoil quant fut joué le mistère de la Passion Noslre Seigneur Jetu Crist.
A. nn M.