SOI
DE M. YÀUVaÉ.
Toulon, 24 janvier 1681.
Les desseias qae le sieur Paget a faits par ordre de M. Duquesne sont des desseins de vaisseaux pour servir à des vaisseaux de premier rang^ que j'ai gardés parce qu'il y a quelque chose contre les proportions de M. Duquesne (1), ce qui Ta obligé de aie dire de ne pas les envoyer» et que je n*ay point envoyez parce que vous connoissez, Monseigneur^ la capacité du sieur Puget que M. Duquesne a occupé pendant quatre mois pour ces desseins et dont il Jeniande le payement. Le sieur Puget soubaiteroit assez revenir dans le service comme il y éloit^ci-devaiit. A Tcgard des ouvrages de marbre qu il avoit commencez, ils sont dans TArsenal et consistent en une figure de Milon, que je crois que vous avez vue» Monseigneur» dans le petit jardin du parc et deux bas reliefs qui sont encaissés dans TÂrsenal (2).
DE M. VAUVRÉ.
Toulon, U février 1681.
J'a) escrit au sieur Puget à Marseille pour scavoir combien il voudroit pour achever la statue de Milon et les bas reliefs qu il a commencez.
(i) De la Guclte, qui se plaigna-.l souvent de Tesprit difficiie et des demandes de Duquesne, disait de lui : « Monsieur Du(|uesne est un janséniste dans la inuriueà l'orce d'esLre habile. » Delà Gudie, 24 octobre iG(>2. iP. M.)
(â) Publié par H. Henry, p. 57, 5S t7t«
pgU. valvr£, Arltt, • nartliSf.
Le sieur Fuget mVscrit qa*il ne luy fout pas moins
de huit mille livres pour achever le Milonet les deux bas reliefs de marbre (i).
DB M. TACTRÉ.
Toiil0n,2S mars 16St.
Je vis à Marseille le sieur Pugel sur la demande quil raavoit faite de huit mil livres pour achever la statue de Milon et les deux bas-reliefs. Je n*ad pu le résoudre à les faire à moins de six mil livres» estant obligé de quitter Marseille» où il a fait nouvellement de très beaux ouvrages et où il en a de commencéz(2).
On pourroit espargner^ en le faisant venir ici^ la despense du maistre sculpteur que le Roy ; en* tretient, donner au sieur Puget les appointemens qu'il avoit autrefois» et» comme il y a peu de travail pour les vaisseaux, le faire travailler à des statues et autres ouvrages pour le Roy» n*y ayant rien présentement à Rome de meilleur que ledit sieur Puget. Il auroit peine à quitter Marseille ; mais je crois que je Ty pourrois engager.
(1) Publié par M. Henry, p. 59 et 71.
(S) Publié par M. Henry» p.