ARNOUL
Toulon, SI avril 1679..
Il 7 a deja longtemps, Monseigneur » que le sieur
Pujr^^^ maître sculpteur» cidevant entretenu à TArsenaU me demande son remboursement pour une despense sur laquelle il m'a donné un mémoire que vous
(1) Arnoul fils. Commissaire général de la marine à Toulon le 24 août 1671,11 en avait été fafit iniendanlquelque temps après la mort de son père. U semblait s*étre préparé à ces fonctions importantes p^r
trouverez ci-joint. J*ai toujours refusé de luyfaire pnycr jusques à présent» tant parce que je û*ay poiot de fonds pour ees sortes de despeuses que parce que la plus grande partie d*icclles ont été faites du vivant de M. De MatareL Cependaut» comme il a exigé de moy que je prisse au moins la liberté de vous en escrire, j'ay cru que je ue pouvois pas lui refuser cette justice, et j'espère que vous ne le trouverez pas mauvais; ftùssi. Monseigneur, j'attends les ordres qu'il vous plaira me donner sur ce sujet.
J'ay de plus à vous supplier très liumblemeut. Mouseigneur^ de me faire sçavoir à quel prix je pourray lui payer les desseins des différents battimenls de mer
les visites que le roi Tavait chargé de faire à la plupart des arsenaux de rEurope,et par son application à meure avec son père Tordre dans celai de Marseille; mais Colbert jugea bieDldtqo*il avait trop récompensé en lui les services de celui-ci. « J*advone,lui écrivait ce ministre le 21 janvier 1678, j'advoue que quand je considère toutes ces laules qui arrivent coiip sur coup, je m'eslonne nioy mesme de ma bonté de vous maintenir dans un employ de celle qualité ou dont vous ne voulez pas vous rendre capable ou que vous n'estes pas eu effet capable de faire. \\ faut que famitié que j'ay pour fea Tosire père soit bien grande pour résister à tout ce que je voy de votre conduit''. » Le nauf'-acp de plusieurs vaisseaux, fpu» Seignelay commença par atlribuiT à la néi^li^^ence d'Arnoul dans la surveillance des conslruclions, le fil révoquer le 11 décembre i()79. Mais, soit par le crédit de ses amis, soii par d*aulres considérations meilleures, il ne cessa d'occuper de hau les fonctions dans la marine jusqu*en 1719,ancéc où il mourulft Paris. (P. M.) — Ua public^ Touvrage suivant, dont raveriissemenl le déclare l auteur: « Description de la lêli; que .M. Arnoul, inleiidant du commerce et des j^alèrcs à Waiseille, donna à la reine d Espagne le lundi t9 octobre 171 4, à Toccasion de la salle d'armes de rArsenai des Kaièros que S. M. voulut bien venir voiri et d'une espèce de triomhhe qui avait Mé prèpaié pour elle. » HarseiUe, P. Mesnier, pièce in-4«. (A. DE M.)
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qu'il a faits sur du velin conformément à Tordre que vous in*avez donné. Cooime cet ordre porte de les faire faire par celuy qui avoit fait les autres que j'ay déjà eu rhonneur de vous envoyer et qu il en a lait une partie et le sieur de La Rose une autre, j'ay cru que j'en devois user de mesme pour ceux-cy. Le sieur de La Rose n'a rien à demander des siens parce qu'il est entretenu (1 ) , mais le siQ\xv Pugetf qui n'est plus sur Testât, demande cent cinquante livres pièce dë ceux qu'il a fait. Je suis persuadé quilseroit content de cent livret ; mais je ne sçay si vous trouverez bon que je les lui donne et je n'ose rien faire sur ces sortes de despenàes extraordinaires que vous ne l'approuviez. Vous pouvez^ Monseigneur, juger de leur valeur sur ceux que vous avez déjà dè sa main. Le sieur de La Rose et luy en ont présentement chacun six de faits que je ferai partir incessamment. Je ne puis point les envoyer par la poste parce qu'ils se conserveront assurément beaucoup mieux collés sur les mesmes plan-
(i) Y avait-il des peintres cntrolenus dans tous les ports , et depuis quelle époque furent-ils établis? C'est ce que je n'ai pas eu le temps d'éclaircir. Mais en 1773, sur la proposiiion de M. Daubenlon, le brevet de maître peiatre entretenu ë ait donné à Rochefort an sieur Lebrun, qui en remplissait depuis quatorze ansles fonotioiis. Les /•molnmenls de ces fonctions sVlevaient à mille livres. Lebrun était maître de des>in He l'Hcoie royale d'hydroc^raphie et mourut en 1783, époque ;\ iaqueUtî le sieur Pipi, pemlre et dessinateur, oblinl de le remplacer sur la demande de M. Uedon de Beaupreau. (P. M.i — Les Aicliices ont pubbé {Documenls, 1, 333- 37) le brevel de Micbel Serre comme peiatre des galères du pùH de Marseille.
chesoùils ont esté dessinés, vu que de cette manière le velin reste toujours tendu; et, si votre dessein est de les mettre dans des cadres» ils s y trouveront tout disposés.
DE M. VAUVRÉ(I).
Toulon, 3 janvier ISSI.
Il n*v a que le modèle de constructions, que M.Du-
qucsne (ait faire, qui le retienne ic^ , se portant bien présentement et le voulant emporter avecluj, pour qu'il arrive à bon port; il sera achevé demain et je crois que dans deux ou trois jours au plus tard il s'en ira. Le sieur Fuget a travaillé quatre moys par son ordre aux desseins de sculpture dont il vous prie de lui donner son payement. Il a fait de très beaux desseins; mais^ comme il y a quelque cbose qui n*est pas tout à Tait suivant les proportions de M. Du« quesne » il n a pas esté d advis de vous les porter (2).
(1) Girardin de Vauvré avait commencé à servir dans la marine comme enseigne de vaisseau; mais, fait commissaire en 1G70, il élaii devenu commissaire général en 1673, qualité en laquelle il avait servi dans trois campagnes, n avait été blessé dans la première au combat du 21 août 1673, qui eut lieu entre les flottes de France et d'Angleterre combinées et la flotte de Hollande. La nomination de Viinvré à riiilondance de Toulon est du 15 janvier 11)80. En 171 î>, il fut appelé aux fonctions de conseiller de manue, le poste le plus élevé de eu département. Il avait épousé Louise Beliinzant, fille, je crois, du dtrecleur général du commerce et créature de Mazarin, Bellinzani, qui mourut en 1684, à temps pour ne pas porter la peine de ses concussions. (P. N.)
[i] Publié en partie par M. Henry, p. 57.
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