ACTE DE DÉCÈS D*A2VDKÉ*CBJLllLEfl BOVIXB
Van 173!l. Dn Samedy premier. André Charles BouIIe^ ébéniste
du Roy, veuf d'Anne Marie Le Roux (2), âgé de quatre vingt dix ans ou environ, décédé hier à neuf heures du matin en son appartement aux Galleries du Louvre, a été inhumé en présence de Jean Philippe BouUe, de Pierre Benoit BouUe» d^Ândré Charles Boulle, et de Charles Joseph BouUe» tous les quatre ébénistes du Roy et fils da deffunct qui >nt signé : Boullb — Boullb — Bonus db Sbtb — Boullb lb jeurb — Rouget. {RegUIres de Saint-^emain VAuxeirois.
Nous finirons par l'article que lui a consacré le Mercure (3) dans son numéro de mars 1732, p. 552 : « André Cbarles Boulle» natif de Paris» architecte» peintre et sculpteur en mosaïque» ébéniste» ciseleur et marqueteur ordinaire du Roy, né en Tannée l6éS le 10 noyembre» est mort le S9 février 1732 à Paris dans les galleries dn louvre où il avoit Thonneur d'ôtre logé depuis Tannée 1672. Cet illustre artiste, dont le mérite éloit connu en France et dans les pays étrangers, est infinimont regretté par les amateurs des beaux arts. Il laisse des fils de sa profession héritiers de ses ta* lents et de son logement aux galleries du Louvre. »
(1) Vérifî( aiion faite, il faut substituer à ce résultat inexact le
total de 383780. (A. l. L.)
(2) Nos iec.lcurs l'ont déjà vue figurer comme femme de Boulle, ébéniste et marqueteur du roy, dans Tacle de baptême d'une fille du graveur Pierre Lochon, dont elle fut marraine avec Pierre Poitou, ébéniste (S3 octobre 1683). Voir ce volume môme, p. 133-4.
(3) C*est évidemment dans celte note qu*a été pris l'article inséré par Piganiol dans la table des artistes qui termine sa Description de Versailles» éd. de i75i» p. 311.
lUrielle n'éuit pu de cet aYii ; « Lm fit qnll a laitiéf b*mI été qM las tinnet d« leor père. • ÀbeeedariOf I, t07. Itoot re* narqoeroiis ptrmi eeu-eû dODt on icii pour la première fois les prénoms, It façon dont Fun dVax signe : BoulU de Sève. La re-
marque de Piganiol (éd. de 1775, Vil, p. 387) : x La me de Sève, autrefois do Sùvre, a 6lé nommée ainsi à cause du village de Sève, qu'on nommait anciennement de Sevré, auquel elle conduit, » nous montre que, se coofonuant à la prononcialion de son temps, le fili de BouUe écrivait Sève ponr Sè?rea. 11 est bien probable que eela se rapporte a la manofacUire royale. Hais en faal*il condurs qu*U fut allaebè an travail de la peinture sur poreelaineT Je croi* rais plotôl qu'il y dirigeait ta partie d*Abénislsrie de meables daas la décoration desquels on faisait entrer soit des figures en ronde bosse, soil des bas-reliefs de biscuit, solides plaques peintes ; mais ce n'est qu'une supposition qui aurait besoin d'ôtrc confirmée par des témoignages. Nous ajouterons que bien avant sa mort BouUeavaii cessé de travailler lui-même. Cela date pent-étre de Tèpoque des poursuites de ses erèaneiers, mais oela «t sdr an moina à partir de 1719, puisque le Père Orlandi a*eiprime ainsi sur ce point : c La fraude unione ciimulata di totte le sorte di disegni d*antiebi e mo» derni piltori e di tante slampe gli fu sempre utilissima, e cbiamava qucsta maravigliosa raccolia Sorgenle deliziosa^ che al présente li serve di dileiio c divertimcnto, avendo renunziatu i suoi ordegoi à quatlro suoi figliuoli, i quali, impiegali nci lavori, non sono inferioci di perfezione al padre, ma ben fondati per la cogniaiofle délie bnone artî. » ÀbeùuUuiû PUtarko^ p* 63«
JEAN CHAUFOURIER '\
L*Académie Royale de peinture et sculpture, établie par lettres patentes du Boy» Tèrifièes au Parlementt étant à présent sons la
(1) Cf. AHcedario de Kariette, I, 304-06; nœminis^ 417 et
protection de M onsefgiieiir le doc d'Anthi» pair de France, chevalier dea ordre» da Boy, gouverneur des ville et duché d^Orlèans» pato OrlëaDOîSy etc., directeur général des bftiimens et jardins da
Roy , arts et manufactures Roiales, — A tous ceux qui ces présenles verront, Salut. Le Roy, voulant assembler en un corps ceux qui excellent le plus dans les Ans de Peinture et de Sculpture, a fait plusieurs grâces et faveurs particulières à TAcadémie pour y atirer les plus habiles hommes de cette profesaion, et, comme oea aria aoni d*uoe très grande éleodae et que ceux qui s*y aplîqueni ne lea possèdent pu dans touiee leura parties, quelques uns s'att** cbantli des talens particuliers dans lesquels ils tachent de se pei^ fectionner, lesquels!! ne seroit pas juste de priver des assemblées, où ils peuvent beaucoup profiler, môme aider de leurs exemples et de leurs conseils, il a été jui^é à propos d'y adjouter ceux qui excellent le plus dans les talens pariiculiers qu'ils auroient embrassés. — À ces eauteSt TAcadémie connoissant la capacité et sufisance du sieur Iian CiAumiua de Paria, peintre en perspective par les diftrenls ouvrages quil a fait voir à la Compagnie, Elle Ta reçu et reçoit en quaKié d*Académicien, et Ta fait adjoint à professeur pour la perspective, pour avoir séance en toutes ses Assemblécb publiques et particulières, et jouir des privilèges, honneurs et prérogatives attribuées à ladite qualité, à la charge d'observer inviolablement les statuts et ordonnances de la Compagnie et d'obéir et ae soumetre à toutes ses délibérations, ce qu'il a promis et a prêté serment entre les mains de M. Coustou, directeur et recteur en présence de TAssemblée. En foi de quoi elle loi a fait expédier ces présentes lettres signées des officiers en exerdce» scellées de son sceau et contresignées par son secrétaire. — Fait à Paris le vingt-cinquiesme jour de jum, mil scpl ceus trente cin(}.
G. CODSTOU.
De LARGiLLiiai*
Restout.
4tt doi teeantmHng da: fti-GiLUiai 8/^.
p. GAETELUER.
LBTTIUE ADRESSI^E AU PHKSIDENT DE LA SOCttTâ DES AMIS DES ARTS.
Ciloymi président, — j*ai rboBneur de tous offrir mie fifore en
terre cuitle, représentant l'Amilié qui presse contre son sein un
ormeau sec qu'elle arrose en même temps, simbole des secours
que Ton doit à un ami malbeureni. — Ci cet ouvrage est agréable
à ïiUiUê foeiélé que vous présides» je désire en obtenir la somme
de deux eem cUuiwtmU fmmei, — Agréez eitoyaa président le teo-
timent d'estinie de votre eondtoyeiit *
Caitbliibi»
scalptenr*
De Paris, 2 germinal l'an tu de la R. F. (22 mars 1799.)