‹ Archives de l'art français (volume 2)Chapitre 49 sur 70 · SS · texte numérisé non relu

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lutin, de la main de Rubens, contenant les remar<|ttes p\ ètpdes sur la peioture et sculpture, qu^il avoii fait dans tous ses voyages, tant en Italie qtt*en Lombardie, Geunes et autres lieux, le tout & la plume, par figures démonstratives (1) ; Plus un in folio moien, contenant deux cent soixante quinze figures colorées, dessîgnées à la main par Elicnne la BeUCy représenlans loules sories de figures pour les opéra ei les ballets, venants de la succession de M' lîeinaelin, maistre de la chambre aux deniers (2) ; — Vingt trois manuscrits traitants toutes sortes de sujets d*éloquence, de poésie, tons venants de la succession de M" Perot (3), à son inventaire; tout le contenu de cette armoire estimé 18900 livres.

Sur des tablettes, qui servoient de eornicbe, au pourtour de la chambre, étoicnl plusieurs porlcfeuilles, papier de grand aigle, qui conlenoient : — Trois œuvres de le Poslre complètes en estampes choisies; — Un de Perelle, Uluêilu et Aveline; — Deux portefeuilles de desseins de Chauveaui — > Deux œuvres d'estampes complètes dudit S' Chameau; — Quatre portefeuilles^ contenant chacun une oeuvre de claire obscure, belle épreuve et bien choisie; — Trente six volumes de lliistoire de Pline, composés et remplis de toutes sortes de figures, animaux, fleurs, plantes, etc.,

(i) On n*attendra pas de nous que nous parlions ici longuement de ce fameux ms. que de Piles a eu entre les mains ei dont il a si souvent parlé ; nous ne pourrions que transcrire rexcellenie note dans laquelle notre ami M. de Chcnnevières a r^uni et discuté les témoignages qui s'y rapportent; aussi prélérons-nuns renvoyer nos lecteurs au troisième volume de ses Peintres provindaux^ p. 325-9, et à la note de Mariette sur Boulle, Abeeedario^ 1, 167, qui nous assure malheureusement de la perle de ce précieux manuscrit.

(2; M. Uesselin, maître de la Chambre aux deiiiers, célèbre amateur, qui avait à la campagne deux maisons, I une à Chaniemclle (sans doute celui prés de Hautes), l'autre à Essonne prés de Corbeil, où fut reçue Christine à son arrivée à Paris, et dont la 6a-> %etU parle souvent à propos des fêtes qui s'y donnaient. La maison de Paris, bâtie parLevau, élail dans l'île Noire-Dame, sur le quai des Balcons. Cf. sur celle-ci Hrice, II, 340-1 ; Piganiol, l, 288; la table des Mémoires inédits au nom de M. He^selin, et le P. Jacob, Traité des ptus belles bibUolhcqiies. L'émailieur Grilleta aussi parlé de la maison d'Essonne dans le rare volume de poésies qu'il a imprimé en 1647.

(S) C*est Charles Perrault, mort en 1703.

•oatisablM I èbteim des toIwmi, \% fùui dessigné et eolorè, b

plupart en tnignialare, à gouarcbe (sic) et à Thuile; — Huit volumes de la Bible, avec loul le discours de Richô (1), enrichie et ornée de figures dcssignèes, qui convenoient aux sujets, par tottlet aortes de maisirea» avec le papier blanc, du grand aigle, pour eoDlinner de leherer ledit oamge ; tout ces articles estimés 38900 livres.

Plosteors paqaels de desseins, de la succession deM'deDieo (S);

— Benx porlefeoilles de desseins, venant de la vente de M' Dozier (3); — Un autre porlcfcuille de desseins venant de celle de l'abbé Quenel (4) ; — Six portefeuilles de desseins des maislres de Fontainebleau; — Les ealampes de Léon Davant (5) et de ThuUU et antres qui les ont gravées; — Deux portefeuilles d'estampes du îiUen^ en bois et an burin ; — Huit œuvres Albert Durer, en bois et au burin ; — Huit portefeuilles contenant les œuvres, communément appelés : les petits maistres; — Idem, les petits maistres;

— Une caisse de trois pieds, conienant quantité de pierres de Florence, partie naturelle, et partie représentant des oyseaux, fruits et fleurs de pierres rapportées, de différentes couleurs; — Une autre caisse contenant plusieurs estampes ou épreuves de la sainte face de MeUan, du cabinet des beaux arts de M*" Perot, et de la

(1) Rieber publia à Paris, vers I6i0, une édition de la Bible în« folio ; c'est son volume que BouUe avait adopté pour en faire une

Bible iUiislrée ^ comme on dirait de nos Jours.

(2) La particule montre qu'il s'agit, non pas d'Antoine Dieu, le peintre, mais du sculpteur Jean de Dieu.

(3) Sans doute le plus ancien et le plus fameux de cette famille de généalogistes en titre , Pierre d*Hozier qui était mort en 1660, âgé de 68 ans. Son fils Charles René d*Hozier, né en 1640, ne mourut qu'en 1732.

(4) u L'abbé Qnesncl avoit acbelé les desseins de M. Dacquin, évéque de Secz, parmi lesquels il y en avoit de la main de Jules Romain ; il avoit eu les débris de la fameuse collection de desseius du Vasari; il céda Ton et Tautre à M' Crozat. » (Mariette, AbecedO" rio, II, 46.) a Cet abbé Quesnel, oui éloit un peu peintre et un peu broraniour, étoit le propre frère du fameux PéreQuesnel. » (Ibid.,

If, 220.)

(5) Celui qu'on appelait Léon Daven et qu'on nomme maintenant Léonard Tbiry.

ZUi

gaUarie de CBnfran (sic) (1) ; — Denx caisses de quatre pieds de long sur deux pieds et demi de large, qui contenoient les restes de tous les œuvres complets de tous les maistres cy-devant énoncés;

— Un portefeuille de vaisseaux de toutes sortes de maislres, comme Trsincisque Bolognèse (2), Puget.W le Brun^Berrin{^), Montagne {i), et autres; — Trois portefeuilles de pièces noires de Smith, et autres des meilleurs auteurs de ce genre; — L*œuTre de Martin Roita, parfaitement belle; — Un portefeuille, papier grand aigle, des desseins de Leli; — Plusieurs porlraits de sa main; — Plusieurs académies d^hommes et femmes, d'après nature , et autres études; — Un portefeuille de desseins de Laresse (5), partie desquels tous les desseins faits pour graver le livre d'analomie qui a été fait en Hollande; — Trois œuvres completles des estampes du mesme Laresse, avec son portrait; — Uu portefeuille de desseins de Cochin et de ùésson (6) ; — Un de desseins de BretfUUe^ en grand nombre;— Un portefeuille d'estampes du mesmeBreMetteetCo^/ifn;

— un porlefeuille de desseins de paysages de Cochin de VenUe (7) ;

— Un portefeuille de cent soixante desseins de M' le Clerc, dont peu sont gravés ; — Un autre petit portefeuille de desseins, de la main de GuitLem Bœur (8) du Verner, de Corneille Polembourg et autres; — Trois portefeuilles de Waterloo, d'histoire et de paysage ; — Un portefeuille d'estampes de Svananbourg, contenant ses œuvres, doubles;

(\) Lanfranc a gravé, conjointement avec Sixte Badalocchio, la galerie peinte au Vatican par Raphaël, et mieux connue sous le nom des Loges; c'est sans doute a cette suite de gravures que Boulle fait allusion.

(2) Giovani Francesco Grimaldi,le paysagiste, qui fut employé en France par le cardinal Mazarin ; On ne savait pas qu'il eûtdonné des dessins de vaisseaux.

(3) Jean Bérain, qui eut la charge de dessinateur de la Chambre ou des Menus-Plaisirs.

(4) Cf. Abecedario, IV, p. 8-9.

(5) Gérard de Lairesse.

(6) Ne voudrait-il pas parler du graveur Nicolas de Son, qui était de Rheims?

(7) C*est Noël IL Cochin ; cf. ÀbeeedariOt 1, 38S.

(8) Willbelm Bawr, de Strasbourg. Ibidem, T, 86-88.

— Un portefeuille é'estampe» de Vissecher, Austade, et Soubre (t), et aulrcs, répèlèos plu-^ieurs fois; — Quinze poricfeuilles, papier grand a'î?Ie, de plans de villes el de foriificaiions de M'^ de VauiMin, avec des manuscrils de sa maio, eison portrait; les plans, yeiii et élèvatioii de sa maison en Boortonnois (t), et antres qni y tToient rapport; — Trois antres portefeailles, papier de grand aigle, de desseins de feo M' Maruard et de son oncle (3) ; avec leors portraits dessîgnés par éê Naumur (4), et plusieurs plans, profils el élévations de sa maison de Sagonne 5) ; — Deux p-ands porlofeuilles de desseins do ponts el chaussées, de machines, et de forces mouvantes; — Trois portefeuilles de desseins et nianuscrits qni regardent la pbisique, dont les figures sont en partie colorées;

— Cinquante deux belles cartes, tant grandes qne moyennes, montées sur leurs rouleau et leurs gorges ; S0780 livret.

Mlenu pMi 9t àmlis, vue km korém»*

Un crucilix de Sueur ^ avec une Magdelaine au pied de la eroix, valant 150 livres.

(1) On reconnaît facilement Ostade, mais Ton ne voit pas d*a<* bord ce que peut être ce Soubre.

(2) Nous ne pouvons indiquer d'une façon sOre où était ce château de Vauban. Il éloil seigneur de Vauhan, Bazoche, Pierre Pertuis, Pouilly, Cervon, La Chaume, Épiry el le Creuset. La première localité est dans Saôue-et-Loire, la troisième dans l'Yonne; je ne sais où était la dernière, le trouve toutes les autres dans la Nièvre.

Biographie delabbèLadvocat(èdiL de 1777, 111, â 10), rapportant que le Dauphin, en rérofiip^nse de sesservices dans la campagne (le 1088, lui fit don de quatre pièces de canon à son choix à prendre dans les arsenaux de Mannheim, Philisbourg et Frankental, pour mettre en son château de Bazoclie, je croirais, par suite, que e*était à Bazoche (arrondissement de Clamecy, canton de Lorme , à quatorze lieues et demie de Nevers) qu^éiait le château de Vauban, et que dans son indiral'on Bo u Ile a confondu le Bour* bonnais et le Nivernais (pii sont limitrophes.

(3) Jules Hardouin Mai:sarl élail mort depuis 1708; son oncle François Man^art était mort quarante-deux ans auparavant, en l(>ô6.

(4) Louis de Nameur, né à Paris, de TAcadèmie de peinture depuis 1663 et mort à 68 ans, te 11 octobre 1693.

(5) A six lieues un quart de Saiui-Amand, dans le département du Cher. Dans rénuinëratioodes Ulres de Mansart, on trouve celui de comte de Sagouae.

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hè pMftnit 4ê ta niaa Mari» ThètéM, ftUà fm £i IrMi;

Mi IffTM.

JSn% sainte famine ëam on paysa^ éé fta w w» MO H?rei.

Une bataille de Bourguignoriy 100 livres.

Un tableau du Corrègê, d^ua pied, représentant Gephale etPr(H cris, 600 livres.

Un Berchetîi, 500 livres.

Bemt pelils Théodore (1), 400 livres.

Ud paysage de HM le père, 490 tlvree.

Ud Germanieus de Mignard (S), diaprés i^B^ustl», liOO Hma; Un lYll^tottf (3), 100 liTres.

Une nuit de M** le Brun, 200 livres.

Une débauche de figures à la mode, peinte par M' le Brun, !00 livres.

Un grand paysage de Paul BriUe, représentant une veOe du eanal de YilleTorde et de Brexelies, en Flandre» tOOO Hfves. Un tablean du eavalier lesèpin, 800 lima.

Benx tableaux de ftenrs I gonarebe, flOO lims.

Une chasse de Snêyders, 300 livres.

Deux paysages de Fouquerre (4), 200 livres.

Deux paysages de Bourdon, 150 livres.

Quinze paysages de Forets (5)» 1500 livres.

Tous ces articles faisant la somme de 9030 livres.

Un bnrean de flMrqoetterle, de boie de report, eovTert de Tetours vert, garny de trente neuf tiroirs fsrmanls à clef, remplis d» qmintilés de evrtesllès, comme : pierres gravées, petites médailles d'argent, au nombre de deux cent; — Trois bas-reliefs d'argent de six pouces de long, environ \ — Un petit bas-relief d'or de trois

(1) Peut-être Théodore de Harlem, qui vivait en 1642 (Florent le Ccmle, II, 238.)

(2) On voit ici combien Mignard était k la mede ; sa copie de Poussin est appréciée un prix bien plus élevé que tous les autres

originaux qui sont a côté.

(3) Probablement (iiiles van Tilborgh.

(4) Cf. ÏAbecedario, II» p. 255-9.

(5) Sur Jean Forest, babile peintre de paysage, cf. VAbecêdarié de Mariette, I, p. 33, à la note.

ptuaes;— Plusieurs modèles de Boutmy{\) ;«-8ept pettlsaMdeltde eire eolorèe encbisaés dini des bordures d*ébène, du Farriit(^;

— Environ eent einqninte ^aeet de boisles de penduUes» tant grandes que petites, de différentes formes; tous les^piels articles montent ensemMe à la somme de 1350 lims.

Plus, un serre-papiers de G pieds de long, sur 2 pieds de haut, conlenant huit tiroirs fermants à clef; et 16 espaces ou distributions» dont le corps étoil de marquelterie et de pièces de raport; •*Le premier des tiroirs étoil remply de différents ouvrages d'ivoir et de bronae; le second tiroir éloit remply de tabatières d*argeQt, d'acier, dlvoir et de bronze; — Trois autres tiroirs remplis de différentes entrées de serrures dorées, de plusieurs moddes, et deux de chspitaax et baze corinthienne, dorés d'or moulu; — Le huiliè:ne étoil remply de clefs neuves d'Anglolcrre, de toutes sortes de grandeurs pour les bureaux, commodes et armoires; — Les espaces contenoienl trois tableaux de migniature de Yemer^ cent cinquante petits animaux d^austres maistres, nn vaze, en deux pièces, de Serpentine Trois tasses émaillées, quelques cachets de pierres gravées ; cinq cachets d'Angleterre d'acier, à trois faces, plusieurs pièces d'agathe et de cornaline non gravées ; — Douze petites ligures et eiifans de bronze, sept petits chevaux et taureaux sur des pieds d'estaux d'ébeine ; Le tout estimé la somme de 1690 livres.

Item, trois bobtes d'ustancils de mathématiques, compas, équaires, porie*crayons servants à dessiner; — Huit boistes d'outils neufii d'Angleterre et d'Allemagne, d'acier et de fer; — Une table d'ardoise sur un pied, dans le tiroir de laquelle il y avoit

plusieurs petites boistes de la Chine, et autres petites curiositées ;

— Trois chapiteaux de bronze d'ordre corinihien, de 9 â 10 pouces de haut, dont un fait par Claude halLin^ et les deux autres de DutHii (3) ; — Deux bas-reliels de cuivre, de 18 pouces de long, représentant deux bacanalles; 13ii0 livres.

(1) Daniel Boulhemie, qui a aussi gravé.

(S) Sur le fameux Jean Varin, cf. les ArehioeSy DoeumentSy 1. 1, p. 287-300.

(3) Il n'y a rien & dire ici de Ballio* ftuant à Duval, Piganiol a

hem, une antre armoire séparée en deux eerps, d^enriren 6 ponces i/i (1) de taant sur «piatre de large, eontenoit un grand amas de portraits en taille doaee et antres recueils, savoir Sept

portefeuilles de papier de grand aigle, contenant sept œuvres de ïianicûil, parfaites et des plus belles épreuves; — Six portefeuilles de mesme grandeur contenant six œuvres de Masson^ parfaitement choisies; « Trois portefeuilles, papier de grand aigle» contenant trois œnvres de FondeiA, et des plus belles épreuves ; — Onze mille portraits de tons les empereurs, Roys, Princes et autres personnages de considération et de marque, tirés des œuvres des plus savants maislres; — Trois portefeuilles d'estampes de Faldn^ Dominique Barrière^ et autres, qui regardent les places publiques, palais, fontaines, et réjouissances de Rome; — Trois portefeuilles des œuvres de Lefevre de YeniUf qui a gravé et dessiné d'après le Titien, Paul Veroneze, et ce qui a été gravé à Venise, par les soins de H' Patin (3) ; — Douze assortiments de Silmlre^ complets;— Un portefeuille de desseins de cbapitesuz françois, de toutes sortes de maistres, dont un du S*" Boulle, fait lors de la construction de la face du Louvre, et un dessein pour le gros dôme du Louvre (dj ; Trois portefeuilles de portraits en pastel

catalogué un ouvrage de cet artiste dans la maison professe des Jésuites do la rue Saint-Antoine, c'est-à-dire dans l'église Saint- Paul; il élnii dans la chapelle mémo où le président Perrault fil faire par Sarrazin son lameux monument à la mémoire des Condé : a On voit sur l'autel de la chapelle Saint-Ignace, au lieu de tableau, un grand crucifia de bronze et saint Ignace à genoux. Ces figures sont à demi-relief, et ont été fondues par Du val, de même que les deux anges de bronze qui sont dans le fronton et qui tiennent le nom de Jésus enfermé dans un soleil, et les deux vases qui sont sur les acrolères des côtés. » £d. de 1765, t. Y, p. il.

(1) Ici, Tantenr on le copiste s^est évidemment trompé ; il fsnt lire : six fneds 1/S de haut sur quatre de large etc. (A. L. L.)

(2) Ce sont les Tabellœ Selectœ. Cf. Abecedario^ 1, 250; note 1.

(3) Il y aurait trop de clioscs à dire sur les tentatives failos au dix-seplième siècle pour- créer un ordre français pour que nous en pariions ici. I*(ous signalerons seulement, comme moins connu, un manuscrit indiqué par M. Paulin Pftris (Manuscrits françois, 111, p. U sera plus à sa place de cUer ici ce passage du P. Or-

èê UmaM mmmtttr, GribeUn (1), ifcniMilbfllailradifEàreiits OMislm ; — Trois portsfeatUat dt dmaioa tl « •q o ftCltt de M. X«

-* Deax ponefeaHlat d*éUidM de pciatret d après BtUirs, imi ds

figures que de payssjfes, animaux cl autres;— -Un portefeuille de Paul Bril, BarilioIom«'>e, Gausselin (2j et autres; — Un portefeaillede desseios de La Fage et Boelard{3 ; — Trois portefeuilles, ]Mtpier de grand tigle, d*6sUfnp«s d'antiquités de iloais; — Trois poriafauiilas da met aalif lit et moderass de tOM «liilies» MiMUfret.

Sla$ 4$$ (muragei ét eomnmiê^ bmlés et pérUt à quoy U$ B(^Ue faiioitiU aetueU mm U UavoUkr.

Premièrement : quinze boistes de pendolles, presque tontes de différent models, et quasy faites ; — Une grande table, dont le dessus étoît de marbre, de huit pieds de long, avec un pied de marquellerie de cuivre et d'écaillé de loriiic , et tous les bronzes faits ; — Cinq bureaux de cinq à six pieds de long, de marquetterie d*écaille de lortûe et de cuivre, et deux de bois de eoolear, très avancés; —Huit commodes différentes de marquetterie , de bois violet et autres couleurs , ornées de bronze ; — Trois armoires en bibliothèque, avec des glaces devant les portes» servant à meltre des livres ; — Huit feux ou grilles différentes pour

landi dans son article de Boulle : « Il cavalière Bemino venvto fai Prancia contrasse seco amicizia, e gli servi dl eoosiglio sopra i disegni d*architctiura cbe fece per oroameato dcl Louvre. »

(1) Isaac Gribeiin. Fêlibion, dans les ,Vom.f des plus fameux peintres (1679, p. 70) en parle ainsi : « Gribt'lin esloil assez en vogue quand il est mort. » Bernier, dans son HuUnt e de Blois^ p. 74, le cite comme une des gloires de la ville : « Gribeiin» admirable portraitiste en pastel, cravon et émail. » H était élève de lean Tontio, de Châteaudun. Cf. Dossienx, BéiMre dê la peinturé sa émail, i8(i, p. 12t-.S.

{"2} Il est évidemment question de Barthélémy Breemberg et de J. Asselvn.

(3) François Boitard, Télève de la Fage. Cf. VAhecedario de Variette, I, 145, et les Peintres proeineimm da H. da GheaBO* vières, 11, Ssa-e.

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des chemînées, sur des models neufs; — Neuf paires de bras de différentes grandeurs et différentes façons ; — Deux lustres de bronze, à huit branches ; — Deux mèdailliers de trois pieds et demy de haut; — Tous lesquels ouvrages poavoient monter, étant achevés, à 90000 livres ; snr qnoy îl a été donné à compte par ceux qui les ont commandés la somme de 18000 livres; reste 72000 livres.

Ouvrages qui ne sont point de commande^ brusUs ou péris.

Douze bureaux, de six pieds de long, plus ou moins avancés; Quinze armoires, dont douze de huit à neuf pieds de haut, fermant à deux portes pleines; — Cinq serresopapiers, de 0 pieds de haut snr quatre de large, à moitié f^ts ; — Yingt cabinets an* eitns, à plusieurs tiroirs, dont an étolt d*ébeine et de pierre de Florence, sur un pied doré; — Dix commodes, de différentes formes et grandeurs; — Douze coffres, avec leurs pieds, de différentes grandeurs et formes; — Soixante boisles de pendulles, de différentes grandeurs, de différents models, plus ou moins avancés; — Une dousaiae et denye de guéridons de marquetterie» garnis de bronze; — Douze tables, d'environ 4 pieds do long; — Six lustres de bronze, de différentes formes; — Tous lesquels ouvrages, en têtât qo*ils étoieftt, pouveientbien montor à 30000 livres.

Cinq caisses remplies de différentes fleurs, oyseaux, animaux, feuillages, et ornemens de bois, de toutes sortes de couleurs natnrelles, la plupart du S' BouUe père, faits dans sa jeunesse; — Douze caisses de toutes sortes de bois de couleur, rares, servants tnx ouvrages de pièces de report; — YalanI, les deux articles ensemble 8000 livres.

Item ; une petite gallerie, de vingt pieds de long snr six pieds de large, dans laquelle éloient toutes sortes de models de torre cire, piastre, de la main àns meilleurs sculpteurs : Michel Ange, François Flamand^ Girardon^ Le Comte (i) et autres; tous les mo-

(1) Louis Lecomte, celui qui ât en 1685 pour Charles du Dois

deit da cire et terre que le S' BoulU a fait faire, depuis q^*'û exerce la profession» loi et ses enfsDis ; — Tontes les figures antiqnes en petit, dont on a les liosses, très blanches et très conservées, et autres morceaux d*étude. Cet art*, montant à la somme

de 27000 livres, y compris deux chefs d'œuvre en bois, qui étoient deux tableaux de fleurs de Monbouge.

Item; lous les models en bronze de lustres, bras, et de grilles, qui se trouvent cassés et ruiués ; vingt bas-reliefs isolés, moulés sur les yroirs de foiiotlaf» qui sont dans le cabinet du Boy (1) , 9000 litres.

Yiuft établis et affûtages d^ouTriers, dont deux pour les menuisiers, et dix-huit pour les ébénistes, tons complets; les scies, les

presses, villebrequins, et autres équipantes bnilés; — Les outils et uslancils de six compagnons limeurs, monteurs et ouvriers en bronze, recuits, cassés et brisés; Ysiani» les deux articles ensemble, 4200 livres.

Tous les bois de sapin, de chesne, de noyer, de panneau ou malrin, bois de Norregue, amassés et conservés, depuis longtemps, pour la bonté et qualité des ouvrages, IKMH) livres.

Plus, tous les matereaux, bois de charpente, fers, plomb, thuille»

Guérin une statue pédestre de Louis XIY, qu*on connaît par la gravure faite par Vermeulen sur le dessin de BouloRne le jeune. Il

avait sculpté en bois, sur les dessins de Le Brun, la chaire de St- Euslache {Mémoiics inédits des Académiciens^ 1, 31). Ce du Bois Guérin, qui éiaitofficier du roi etqui avait fait faire celte statue pour sa maison de la rue Yivienne, la légua par testament à Louis XIY.

(1) «Van Obstal s*attacba particulièrement à faire des bas-reliefs et à travailler sur Tivoire où il a excellé... On voit de lui au cabinet du Roy, dans l'ancien hôlel de Grammonl, un crucifix de bronze d'environ 18 p. de hauteur, 17 bas-reliefs de marbre de différentes grandeurs sur divers sujets entre lesquels il y en a un qui représente les trois Grâces couronnées par dies petits amours. La plus grande partie des autres représentent des enlèvements de nymphes par des tri tous ou par des centaures. On y voit aussi quatre bas-reliefs d'ivoire appliqués ciiacun sur un fond de velours noir, représentant divers sujets, et neuf groupes de fii^ures d'ivoire ; quelques-uns de ces |i;roupes sont isolés et les autres en bas-reliefs, tout cela sur divers sujets. » Eloge de Gérard van Obstal par Guillet de Saint-Georges; Mémoires inédits des Académiciens, I, 174, 182,

qui appartenoie&t aux S" Boulle^ ayant fail tous ces baitlmenUa à leurs dépens.

Somme totale de toute laperte, 370770 (1).

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