ADDITIONS £1 CORRECTIONS
IBAN BOURDIGHON» DB TOURS.
M. Quicherat {Bibliothèque de l'Ecole des charies,A* série, tome II, numéro de juillet-aoûi 18S6, p. 572, à la note) a publié d'après le registre des Archives K, 298, 62, cet article, analogue à celui publié dans ce volume, p. 6, d'après un autre compte : « Â Jehan Bourdicbon la somme de 24 1. 1 s. 3 d. en quinze escu/. d'or, à luy ordonnée par le roy nostre siro an mois d'avril 1481, pour aTOir oaoripi et paint d'azur cinquante grans rouleaux, que ledit seigneur a fait mettre en plusieurs lieux dedans le Plesseiz, esquelz est escript: Misericordias Domini in œternum canlabo, et pour avoir painct et pourlraict trois anges de trois piez de haulteur, qu*ilz tiennent chacun un desditz roulleaux en leurs mains, et est escript ledit MiêeriemUa* » M. Qnîcberat fait là-dessos enriensement remarquer que ce verset paraît avoir été eonlinuellement présent à la mémoire de Louis XI dans les dernières années de sa vie; car dans le manuscrit interpolé de la Clxronique scandaleuse qui est l'objet du travail de M. Quicherat, il est dit à propos de la mort du roi que « ses derniers mots estoient toujours envers Nostre-Dame d^Embmn, en disant iNostre-Damed^Embron, ma bonne maistresse, aidez-moi, et si disoit: In te. Domine^ speravi; non canfundar in œterwm ; miuricordiM Dontini in œUmm eaitti'
UUfO» »
JEAN COURT, ÉMAILLËUR, 1558.
Nous avons trouvé dans la reliure d'un volume du seizième siècle une pièee en parchemin où figure le nom de Jean Goart. Ge n*esl malheureusement qu*une pièce de procès toute de style et inutile à publier en entier; il suffira d'en donner le passage où il est nommé et la date. C'est une procuration donnée par « honorable maistre Joseph de Beaune, lieutenant et commis en la sénéchaussée de Limosin au siège de Limoges » à deux procureurs, dont un seul, Bernard du Chastelart, est nommé, pour, entre autres pouvoirs, « par exprès à consentir, pour et aunomdud. seigneur constituant» comme il consent parlesdites présentes, que les nns et conclusions contre luy prinses en ladite court par Marcial Bachelier, marchand pintier de la ville de Limoges, en certaine cause et matière pendant en ladite court entre ledit Bachelier, appellantdudit de Beaune, floustitoant, et JMmi Vigier, dict Coiirf, appellé, et iceluy Bachelier, anltrement demandeur contre ledit de Beaune constitnauh
deiïendear (ftnltre pirt, le«Il6i eonelusiooc imiil a^tofta tadit
Htreitl Baehelier. • • • Donné el fàîct en la ville de
Limoges èz présences dliononî>le nuisln loaehin de Beaune lieencié ès loix et Arnaud Divei à présent serviteur domestique du COnsiiluanU tesmoings cogneuz ad ce requis el appeliez, le dixsepliesme jourde février i'un^mii cinq cenu cinquaole cinq (1556). Signé: Roussaud, notaire royal. » Ostbien de notre émalUenr qn il eal qoestion; H. de Laborde (livret 4t$ émaux du Louvre, p. 269)» adonné le foc-simile de deui sicnaturet avec le nom de Limoges et les dates 1550 et 1557, les deux seules qui se voient sur ses émaux. M. Maurice Ardant [EinniiLeurs el émaillerie de Limoges, p. 137) le iaii vivre jusqu'en iGOi, et M. de Frëviiie a remarqué (p. 89) que la pièce qu'il publiait le &i8ail Thrre jusqa^en leOO. le aeraia diipotè A croire qne le Jean Goart qui, en 1556, éuit ai moins un homme fait, n'est pas le même que celui qui existait en 1609. Cela n'est pourtant pas impossible, puisqu'il nV a entre les deux dates que cinquante-trois ans; mais, comme M. l'abbé Texier (Cf. Laborde) a trouvé dans une taille du seizième siècle : « Jehan Gonrt» Vigier, esmaiilenr, et petit Jehan» aOB fils » et qne Tott indiqie ee second leaa Court eomme vivant de 1611 à 16âi (voir Documents^ 111, p. 380), je crois que le Jean Court de 1556 ne devait plus vivre en I6OI9 et que le Jean Court de la pièce de 1609 est «on fila.
SUR LA COPIE DE LA VIE DE SAINT BRUNO, PAR LE SUEUR» QUI SB nom A LA OftAHBB GB&1TMU8I.
Notre ami et eoUaboraleur V. Lagrange nous écrit sur la copie delà suite du saint Bruno qui se trouve à la grande Chartreuse en Dauphiné, ce détail curieux, bon à rapprocher de l'Inventaire des tableaux du couvent des Oiartreux de Paris^ où il est ques« tion de rorigioal : « U y a à la grande Chartrense des copies trés- Mssablea des vingtnlenx tableaux de La Sueur. Le vingt et unième, la mort de saint Bruno, passo de tem|»8 immémorial pour un original, et en effet il est bien supérieur aux autres de la série. Mais il y a plus : la série se trouve close par un tableau de même dimension représentant la canonisation de saint Bruno. Or, ce dernier est vraiment trop remarquable pour n*étre qu*une copie. C*est une assemblée présidée par le pape Léon X, et dans le goût du treizième tableau (le pape Victor confirmant la règle proposée par saint Bruno), mais d'un ton doré et blond infiniment agréable. » Il n'est fait nulle mention de ce vingt-troisième tableau dans les biographies de Le Sueur, et il serait infiniment curieux d'en faire eonnattre la composition. Le Tableau Milortqueetpiiêafnquêéifê Gtande-Chmimuett éBmaimtourspar un reUgiiuxdummuuiin (tenotato, Bintier, 1637, iorS*) te sifoai^ fusantra-
marquer (p. 84) qu'entre le huitième et le neuvième se trouve un autre tableau représentant le songe de saint Hugues, évéque de Grenoble, qui voit sept étoiles s'avançant vers le désert de la Chartreuse, et que cette addition a sans doute été faite pour ne pas ItitMr de Tide du» la salle.