JEAN BAPTISTE PIGALLE
En préparant, sur l'un des sculpteurs les plus importants du dixhuitième siècle, une étude spéciale, j'ai dû, comme toujours, recourir aux archives de l'hôtel de ville, et, grâce au secours bienveillant qui n'y manque jamais aux travailleurs, mes recherches n'ont pas été vaines. J'y ai trouvé d'abord son acte de naissance, qui confirme en la complétant la date de 1714 donnée par ses biographes, et qui donne le nom de sa mère, omis par eux. J'y ai rencontré
(1) Un Noôl Gittard, dont j'ai trouvé le nom dans plusieurs actes authentiques, et qui tenait certainement de très-près a Daniel Gittard qui tait l'objet de cette notice, est indiqué dans l'Armoriai général manuscrit de 1698, à la généralité de Par is, au bailliage de Aie! un, comme capitaine des bourgeois de Mclun, et d'Hozier timbre ses armes : d'argent à un lion couché de gueules sur une terratse de sinople surmonté d'un arc d'axur et d'une flèche de gueules passés en sautoir.
aussi Tacle de décès de son père, le mariage de son neveu, le baptême d'un fils de celui-ci, d'où résulte le nom de la femme de Pigalle, que ses biographes disaient seulement être sa nièce, sans en donner le nom, et enfin son acte de décès. Toutes ces pièces appartiennent de leur nature aux Archives, et, plus qu'aucun autre, je leur en devais la primeur.
A. de H.