i (sic) septembre* Mi dispiace di non aver aoggietto
4fi — ' 29 octobre. Ho letto con più attentione quel poema
%i -i^ ll^noteiilbre. Y. S. mi ha obligato grandemente.... fr. — 42 — La miobbliga troppocolscrivermi.... li — 19 -^ lo roi trovo in perplessità di respondere...*
(Vendue sous le n<> 493 à la vente du 10 mars 1847.) ». 1627| 28 janvier. Diedi a Y. S. parte col ordinario passato.*..^ 9. — 18 février. Non potetti scrivere a Y* S. la settimana pas*
saïa. ...
10. «^22 avril . lo sono debitore di riposta. • . * li. -^ 28 juin. Ho ricevnto due leftere di Y. S.... — (Yendné sous le n* 5a4, à 1& vente du baron de L. L. Y&y. plos haut, p. 85, n<> 4.) 12. •*«• i*'' juillet. 6erU> che il re^ ha monstrato dresser justi-
ciero....
13; — 23^ septembre. Non potetli sorivere a Y. 8. par oaiisa^
délia mia absenza....
14. — 14 octobre. Sono duoi ordinari ch'io non ho avuto***.. ISi 1628, 9 mars. Il secretario di M. Le Glerq mi scrive*...
ntti ajouterons que dans une publicatfoil dé É. William fiôokfttt Carpenter , intitulée : PictoriaL notices consUUng 6f a memoif of sir Antony Van Dyck and a variéty of interesting particulars relaiing toother artists patronized by Charles I, Londoii, 1844, in-4*, on trouve p. 136-67, toute une correspondance tirée du State Paper office, et échangée en 1618;entre Ruoenset sir Dudlèy Carleton, relativement à des achatè de tableaux de Btibens, Les pages 168- 7^, offrent encore des documents sur les travaux du grtuid peintre pour TÂngleterre.
16. 1628, 13 avril. Spero clie V. S. avéra ricevuto col ordinario.... i7. — 27 — V. S. mi favorisée sempre conavisi.... 18. — l*"" juin. Il successo dei soccorso degli Inglesi....
Ainsi en résumé, sans même parler des lettres adressées à Peiresc, 45 lettres environ de Rubens ont été enlevées du volume 714 de la collection Dupuy. En les évaluant à 70 francs, prix moyen des ventes, c'est une perte matérielle de plus de trois mille francs que la Bibliothèque nationale a subie pour un seul volume qui ne devait pas contenir plus de 75 à 80 pièces. Sauf quatre que nous avons signalées plus haut (voyez p. 86, n«» 28 et 29, et p. 87, n~ 7 et 11), toutes ces lettres sont inédites. Les collecteurs d'autographes ayant rhabitude, pour ne pas en diminuer la valeur vénale, de ne point publier les documents précieux qu'ils ont entre les mains, il est probable qu'elles ne seront pas imprimées de sitôt. C'est ce qui m'engage à donner ici le texte de deux lettres deRubens àP. Dupuy, lettres en possession desquelles la Bibliothèque nationale a pu rentrer, grâce aux renseignements qui lui ont été fournis par deux de mes amis(l) et moi. La première de ces lettres a été rachetée à Londres à une vente qui s'est faite au mois de décembre 1848 (2). L'autre qui, quelques semaines auparavant, avait passé dans une vente à Paris (3), fut restituée à M. Naudet, administrateur général de la Bibliothèque.
Gomme la plupart des lettres adressées à Dupuy, la première ne renferme guère que des nouvelles politiques. Il y est, entre autres, question de l'expédition que les Anglais préparaient contre la France pour venir au secours de La Rochelle, menacée par Richelieu, expédition qui, le lendemain même du jour où écrivait Rubens, apparut devani l'tle de Ré, dont elle s'empara. La seconde lettre est plus intéressante. Rubens y porte un jugement assez piquant sur le célèbre marquis Spinola. Il y donne aussi quelques détails sur la galerie du Luxembourg.
(1) MM. Bordier et Bourquelot.
(2) Vente de la collection de M. Hodge, n<* 618. Yoy. p. 86, n* 25.
(3) Vente Laverdet, du 23 novembre 1848, n"» 575. Voy. p. 85, n** 9.
Molto 111 ustrissimo signor mîo osservatissimo,
V. S. mi tiendra (sic) per négligente nonhavendoricevuto délie mie nove la settimana passata. La prego pero sia servita di scusarmi perche mi Irovai in viaggio fuori d'ogni camino d'alcuna corrispondensa colla Francia, oaltre paesi pratticali dacorriere ordinarii. E quello che peggio mi dubito che la settimana prossima, io possia esser incommodato d'unsimil incidente, et percio scrivo questa anticipatamente con gran frettaydovendo andare fuori di novo perqualclie giorni quanto prima. Lascio perô ordine a casa pur il fagotto tante volte promesso a V. S., che sarà consegnato al istesso Anthoine Luriz, che non penso vorra intoppar due volte nel medesimo scoglio. — Io fui sforzato di partire tanto al improviso che non fu possibile di far questa pocafacenda prima cliio men'andassi; lasupplico sia servita d'usare délia solita sua discrétion e ad interpretar bene questa si longa dilacione di servirla che non conveniva al oblige mio. Qui nulla abbiamo di novo; il principe d'Orange, si trattiene tutta via a Arnem eti luochi circonvicini, come Nimmeghen, Schenckeschans(?), et alcunidicono che tira verso Grol; ma perche la maggior parte délie sue militie non e sbarcata ancora, si credi possa havere intentione di voltar subito le vêle al improviso, etattacar qualchepiazza che manco. Si pensa percio il nostro signor marchese (Spinola) non si move del centro e provede da per tutto et ha messo un ponte de navi sopra il fîume di questa
cittat pe# ctie le milîtîe di Pîandra e Srabafite possuno andsif t TeiieTe âd assistere Tuna TàlWa al bisogno con gî^âïid"'' facilMét. Et il conté Hennco de Befghei^ èé opjibiie (ia qùëlla bàtida cbe niàfcbia il ïîeitiico, il qiisti e forte havèndo ààsoldslti àiib «riHê méfceriarîî, cHe cfnattiàho Ndùfrsckj^tè^s (?) , per Is gtratfdîà délie ci ttâ , VôléHdosî sertîre dé glî presidiârii teterâni ifi qùesf a espéÉtîoûe. Qui rioti abbiamo aiiCorsl iioVâ certa deik ui^dta delîa artrlâtâ inglese , nôii potëtidd imâgînarsî alduno doté vadà i scarîgârsi qttei^â bdi^àsca. Vediâétio pero che la Francia en (èic) ha ttJaggîoi* apptêsiôile cbe hoi altri ; pare che tàdâ për vices ^ et al irfîô parer, si poterîa résolvere in fiitno, cômê îa passâta. Ne hàvetido altro, faro fine éon baciar a V. S. et aï S"^ suo fratéllo di verîSsimô duôl^ le tnâriî, et humifimenté mi^t'acôthmando nellà lo^ buohà gracia.
DiV. S.,môltôilîu8- Sefvitof é âfi^
Si àrtfétsà Égli ii ffi 6iulio teil.
Pietro PaiMlo Rrosm.
ffiolto lilustrisi^mio signer mid os^vatiMmo^^
Hd rîceVtito là tosttà grâtissittlâ dél 20 dî queétd mèsë, ihsiéme côh uàâ dél ndstro sig. ambâscîatdrè dâ thî lùaspettata, percb'îo credèVa ^a èa sign* ill^^ fôâfeé partita da Pâriggi, secdtido cbe ihî baveva avîsâto qtialcbe gîoriïi prima. Ho caro, chè il sîgnor màVcfit^é (Spinola)se ne Vadà sddisfâtto déUàydi^ côtte,
che veramente mérita d'esser trattato da per tutto da galanthuomo, corne io posso far fede che Fho pratticato fomicliarmente. Egli e prudente et accofto piû d'bttomo ch'io habbia giamai cogniosciùtô» molto' cdperto in tutti gK suoi concetti, et poco éloquente pi& tôstoper timdre dî dir troppo, che pér mancatnetito dî facundia o d'ingegno. Del Talore non dico altro, pei^ esser noto a tutto il mondo, et io, contra la mia prima openione, havendolo sospetlo per esser italianô e ge^ novese, Tho trovato sempre huomo fermo e sodo et di buonissima fede. Ma per conto délia mia Galeria non occoreva che S. Exe* si pigliasse Tincommodo d'andar a vederia, per che tion si diletta ne slntêhde più di pittura che un facchino ; per qnesto va a conto délia Regina madré. Il marchese de Leganes^ suo genero^ si {iiô aniloverare tra gU maggiori ammiratori di quest^ aHe che siaùo al mondo. Io ho coiHinciato hormai glî dissegni del altra galeria (1) che al mio giudicio secotidô
(i) Cette OMtre galerie dans laquelle» suivant les ordres et les données précises de la reine-mère, Rubens devait représenter Thistoire allégorique de Henri lY , en pendant à celle de Marie de Mé-^ dicis, qui! venait d'achever pour le palais du Luxembourg, ne reçut qu'un commencement d exécution , bien qu'elle ait lonfaëment préoccupé Rubens. Des intrigues de cour traversèrent et finirent par rompre cette grande pensée qui eût donné à la France une nouvelle suite d'oeuvres admirables. Dans les lettres que ce grand peintre écrit en '.France, de 16S5 à 1630, à Talavès et ft P. Dupuy, il fait de continuelles allusions à ce second travail^ et k la bonne ou mauvaise volonté que lui témoignent, à ce sujet, le cardinal de Richelieu et l'abbé de 8t-Ambroise, intendant de la reinemère. (Voir notamment les lettres à M. de Yalavès, du 26 décembre 1625, du 1^, du 20 et du 26 février 1626, et celle à P. Dupuy, datée d'Anvers en i^SO.^Lettres inéd. de P. P. Rubens , publièeë par £m. €lichet.)Gelle du 12 février 1626 est particulièrement re-
la qualita del soggietto riuscira più superba che la prima y de maniera che spero cirandaremo più tosto crescendo che calando. Resta solo che il signor Idio mi dia vita et salute per poterla ridurre a buon fine» et a la Reyna madré tempo di goder questo suo Palazzo d'oro longamente. Qui nulla abbiamo di novo ne in materia di pace o guerra, ne alcun altro negocio di rilievo. E venuto in questa citta il Résidente di Denimarcka appresso gli stati délie Provincie Unité et
marquable : Rubens , averti par Tambassadeur de Flandre , que Ton songe à « commander les peintures de la seconde galerie de la reine à un peintre italien, nonobstant les engagements })ris avec lui », se refuse à croire à cette étrange duplicité du cardinal qui, à ce moment même « voulait avoir deux tableaux de sa main. » H. Tambassadeur n'était pourtant pas si mal informé, lisez plutôt la curieuse lettre de Richelieu à la reine-mére, qui avait été indiquée à Mariette, et que M. DeLaborde {Renaissance des arts à la cour de France y p. 332) vient de retrouver dans les manuscrits de Bethuiie (vol. 9, 322) ; a Madame, j'ay creu que vostre majesté n'auroit pas desagréable que je luy dise que j'estime qu'il seroit à propos qu'elle fit peindre la galerie de son palais par Josepm, qui ne désire que d'avoir l'honneur de la servir et entreprendre et parachever cet ouvrage pour le prix que Rebens {sic) a eu de l'autre galerie qu'il a peinte... Suze, le 22 avril 1629 ». La reine-mère ne consentit point à faire cet affront au glorieux peintre qui avait immortalisé son histoire. Mais, pour quelque cause que ce soit, la Galerie de Benry-le-Grand ne fut point terminée. Au n« 316 du catalogue de la vente après décès de Rubens, se trouvent indiquées «six grandes pièces imparfaites, les sièges des villes, batailles et triomphes d'Henri IV, roi de France, destinées pour la seconde galerie de la reine-mère, à Paris ». La galerie des offices de Florence possède la grande ébauche de la Bataille d'Ivry et celle du Triomphe de Henri IV après cette bataille, toile qui devaitoccuperle fond de la galerie projetée. Deux esquisses de ce Triomphe se trouvent dans des collections anglaises. Voir les n^ 611 à 614 du catalogue des œuvres de P. P. Rubens, dans l'histoire qu'a écrite de ce peintre M. André Van Hasselt , Bruxelles, 1840. Les no*849 et 850 indiquent encore deux autres esquisses qui ont pu appartenir à ceite série. Nous y joindrons la belle figure de la France assise, sous les traits de Marie de Médicis, que possède, à Paris, M. Lacaze.
Pb. db Ch.
se ne passa col nostro passaporto in Ingliterra. — Ringracio Y. S. per quella Inscrittion Triumphale , ma
gli nostri Grammatici si dubitanno che la prima In furgatis sia brève. A mi pare assai magnifîca e bella. V. S. ricevera per un mercante délia fiera di S. Germano che si chiama Jan van Michelen (costui e tenuto per agente di gli Padri Gesuiti) il libre del Byœo (Jacques Bye?) e mandaro similmente colla prima opportunitsi Stemmata PHncipis Miraei. Et non avendo altro, bacio aV . S . et al suo fratello , con tutto il cuore , le mani •
Di Anversa il 37 di Gennaro 1628.
DiV. S. moltoIUus.
servitor afifet.
Pietro Pauolo Rubens .
Mi e sommamente caro che il signor Peiresio, si porti benCy ho gia consignato la sua scatola con gli impronti a quel amico che gli la consignara in persona.
Mi perdoni délia trascurataggine perchio pensava questo foglio di carta esser intiero, et havendolo depoi tagliato non mi resta tempo per ricopiar la carta.
Il signor Ambasciator non mi ha avisato corne io debba governarmi nel ricapito reciproco délie nostre letterCy pur io mando questa d'instinto proprio al signor secretario le Clerck con speranza ch'ella pervenera aile mani di Y. S.
Il freddo e cosi eceessivo che l'inciostro s'agaccia nella penna.
ÉTAT DES 6ltm
DES eUVMERS ITALIENS EMPLOYÉS PAR CHARLES «Il
BaUii è'apiès «n oauoscnt 4e U KbfiolhèqHe Nalwiiale.
PAR M. ANPOLB M M4NliTAl(|U)N.
Ce n*est pas rëcole 4^ Fontainebleau, qui a commencé Tinfluence de Fart italien sur le nôtre. Le mouvement n'a pas été donné, mais continué par François I" ; il avait été commencé bien avant lui, même en mejllajii de cùté le ipidi de la France, que le séjour des papes ^AvigAon^ — cette ville, pù.GjiQttp fr^v^iU? àif ^^, o^ mourut Simone di Hartîuo, — a rendu un moment presque i^lîen. Je parle de la France française, de celle du nord. Dans les miniatures du Joseph, de Jean Fouquet, le bon peintre et enlumineur de Louis XI (a), dans les statues allégoriques, mises en 1507 au tpaabeau du duc François II par Michel Golumb, alors frès-viejox, on ne peut méconnaître Tiniluence italienne. Je ne veux pas dire ce« pendant qu'ils aient été en Italie ; comme plus tard, pour Jean Goujon et Germain Pi|lon, je ^croirais plutôt le contraire. L'influence p'est pas entière et comme absorbante ; ils se complètent ^ar elle, ils ajoutent à leur valeur; mais celle-ci leur reste avec ses qualités natives. En général, il est, à cette époque, plus probable de croire à des leçons, plutôt encore À des exemples d'Italiens venus en France et restôs quelque .tejçnps près d'jeux, ou à 4^9 !^^^^^ op* portées d'au-delà des monts, qu'à un séjour réel de nos artistes en Italie; ils en fussent revenus bien autrement changés, et, au lieu d'être des maîtres, ils eussent pu n'ôtre que des élèves.
En parlant de Fouquet et de Golumb, j'ai dit que .9^ ii\£^UB(^e
j^t^i jf^tériç^r^ à Qpf f |f çrrgs 4'I|S^e? 4y w «Jl^? ^l? ieyienf bien iHu^ffande. Vote JeaaP4ttrôal et bien é'autres, sans doute, y eoivroDt l'armée (&), ei nos rois, nos grands seigneurs, ramènenl arec fi^ l4u9 d'artjstjsç iWejQS gu'Qi^ joii^ le sait ^eoppre (c).
Bans les eopaptes du ch&teau de Gaiiion,lf. Deville, qvi va bientôt les publier d«as la coliectioa des Documents inédits^ a trouyé rimp<Mrt,aAte mention de jUr^yaux d^e peinture bit» u>\x\ au comnencementdui^tiècle pour la maison d'Amboise, par Andréa Solarto, gui apportajl aii|4 ^n franche U pnanlère du I^éoiji^r^ ay/pf que le inattre 9*y ytnt IwHVuâme (cQ. Nous sonunes encore bien avant le Hosso et le Primatice.
|Sn 9itej9i<ji^t g^ç },^ pvb^ca^pn de M. Di^yiiUe ^fiim }^ rens^efgQiejn,eQt dans iMète boo exactitude, je vais lui ajouter par avaaee un renseignement i^aio^e et d'une importance à peu près éfpùf^ ,^ne pièce un. peju ai^^lèfieii^rer-reUe ^st 4atèe 4^ 1497,— et offr^pt l'état des liages des ouvriers italiens établis et employés en France par Charles VIII, état qui en suppose de précédents (e). C'est jfo. fiËfii iff^-SoUf^, siur parçb^e^, poweryé ftu.départementij/es maww- «Fits de la Bibliothèque Nationale {Supplément françai^^ n'* 17S^), et la copie même de iaCl^ambrp deç Comptes, ^on\ ^jijle porte liO^ies les mentions babituoUes.
G^t état ne comprend pas seulement des artistes; ^ côté des ar- ^^lUeçtef et des peintres, q^ffoixyf^ des charpentiers, un jardiiuor, des tailleurs , des brodeurs , des parfumeurs , un nègre pour ^rder les perroquets du roi, et L^caris pour finir. Tou.t ce q/ai y^eugif il d'it^i^ç s'y ^puye e^nsemble, /ei vous u'eA «vons rien retfanché. Il est curieux de voir des tailleurs payés 240 1., tandis que ][^cafis n'est payé que jiOO 1., et Joiçon^e que 500 1. Le pluspayé «st cependani un peintre, Guido Paganino, dont les gages sont de 900 1.
J|. IUii«(U)nd Thoxnassy a déj^.cionnu cette pièce ; au moins, nous -pensons que 4es lettres-patentes de Charles VIII, en faveur de ses ouvriers italiens, dont le Cpuiité des arts et monuments a dit dfms Aon B\/iUcHn, mais sa^s ajouter ni analyse, ni provenance, qu'une copie lui étaii envoyée par lui, doivent être la pièce que nous
(a) Nous trouvons dans le Vasari un curieux passage, qui nous montre Louis XI préoccupé de Fart italien et en faisant venir des morceaux, tout comme Louis XII ou François I'^''. C'est dans Ténum'éralion des ouvrages de Gentile Bellini : « A saint François délia Vigna, où sont les Frères du Sabot (del Zoccolo), il y avait, dans Téglise vieille, un tableau de Christ mort, si beau, que ces religieux, comme il avait été très-vanté à Louis XI, roi de France, furent, bien que contre leur gré et parce qu'il le leur demandait avec instance, forcés de lui complaire en cela. On mit à sa place, etc. » Un pointilleux pourrait nier l'importance de cette demande en me renvoyant à Comines (livre YI, chap. YII) : « Il faisoit plus parler de luy que ne fit jamais Roy, et le faisoit de peur qu on ne le tint pour mort; mais quand on oyoit parler des œuvres qu'il faisoit, et ne pou voit Ton croire qu'il fut malade. Hors le royaume avoit gens de tous costez. » Et après avoir énuméré toutes les bétes, qu'il faisait venir jusques de Suède et de Barbarie, Comines ajoute: «. Quand toutes ces choses lui étoient amenées, il n'en tenoit conte , et, la pluspart des fois, ne parloit point à ceux qui les amenoient; et en effet il faisoit tant de choses semblables, qu'il estoit plus craint, tant de ses voisins que de ses subjels, qu'il n'avoit jamais esté : car aussi c'estoit sa fin, et le faisoit pour cette cause. y> Qui sait, en effet, si ce n'est point alors que Louis XI demanda avec tant d'instances ce tableau du Bellini, et si Venise n'était pas un de ces pays, où U voulait qu'on Le cuidast sain^ comme le dit énergiquement Thistorien ; mais aussi, qui sait si ce n'est point avant. D'ailleurs, Louis XI s'est plus occupé d'art qu'on ne le croirait d'abord. On sait ses instructions pour son tombeau, publiées, d'après le ms. du fonds Gaignières, dans le troisième volume du Comines de M^^' Dupont (pag. 339-344) et déjà connues par l'article dnMagasinpitloreS' que (année 1845, pag. 363-4); il se peut aussi qu'il ait commandé luimême pour la grand'salle du Parlement le grand tableau, maintenant à la Cour de cassation, où il est représenté avec le costume de saint Louis. La vue du Louvre, du côté de la rivière, qui se trouve dans le fonds, a certainement été prise d'après nature ; mais on ignorera peut-être toujours le Flamand, venu à Paris, qui nous a laissé cette œuvre importante. Ce tableau a été récemment gravé.
{b) Quelques-uns s'y fixent même. Dans une pièce fort curieuse de la communauté des peintres de Rome, datée du 2 mars 1535 (c'est-à-dire 1536, Pâques ne tombait que le 28 mars), je trouve tous ces noms français : « Antonio da Avignone pittore, Pietro Franzese da Lione pittore, Luigi Franzese miniatore, Pietro Franzese pittore al canto di Parione, Jacopo Chauvell {sic) Francese, Poncio Francese pittore, Adamo Francese pittore, Andréa Helini Francese pittore. » Quelques-uns étaient peut-être revenus dans leur pays, car le rédacteur de la pièce, consul en charge, prévient qu'il a mis dans cette liste « quelli che al présente vivono, o che non vi e certezza délia morte. » Il est regrettable que Missirini, qui nous a donné cette curieuse pièce (p.3-6 desMemorieperservire alla storia
délia Romana aeademia di San Luca fino alla morte di Antonio Canova, Roma, 1822, ïn-À* de 8 et 484 pag.)^ n*indique pas ce que devait chacun d*eux ; nous saurions par là lesquels ont été reçus avant 15â7, lesquels après, les premiers devant payer un écu et les autres deux.
(c) Quand ils ne ramènent pas des artistes, ils rapportent au moins des ouvraj^s. J'en citerai un, parce au*il date de 1496, Tannée de notre pièce, et aussi parce que le livret du musée Gluny, où ce morceau précieux est conservé, en signalant sa provenance italienne, établie par Tinsciiption qifil porte, ne dit ni le nom de son auteur, ni le lieu où il se trouvait autrefois. Je veux parler de la mosaïque, placée d*ahord dans la salle basse delà chapelle et représentant, sur fonds d*or, la Vierge assise sur un si^ge élégant entre deux anges adorateurs, d'un charmant goût de dessin et d'ajustment. Le livrpi (n» 1795) la désigne sous le nom de mosaïque de sainte Geneviève, ce qui est faux. Elle a été au musée des Petits- Augustius, et M. Leiioir en a parlé d'une façon vraiment singulière (IV^ I6K): (c Ce tableau, exécuté à Florence, en 1560, >*— ceci n'estqu*une faute d'impression ; il ne dit que 1500 dans son livret (n** 156, édition de 1810), — fi a été apporté en France par un nommé David, président au parlement de Paris, ainsi que Tannonce l'inscription dont il est chargé, qui a éié fabriquée avec le tableau liii-môme. » Le mosaïste %crd\i fort éionné s'il se voyait ainsi devenir Français et président de par M. Lenoir, et R!an<'hard, Fauteur de VHistaire des premiers préàidentx, se serait donné au diable pour retrouver celui-là dans les registres.
Depuis le seizième siècle, cette mosaïque a été à Saint-Merry, où Sauvai Tindique (I, 438), avec sa bonhomie ordinaire : « Mosaïque d'un chancelier, toute de pièces de rapport et de ditïÀrentes couleurs. » Elle y est restée jusqu'à la révolution ; car la dernière description de Paris, celle de M. Thierry f Guide des amateurs et des étrangei*s, 3 vol. in-li, 1787), que nous indiquons d'autant plus qu'elle est très-détaillée sous le rapport artistique, et de beaucoup supérieure, bien que moins connue, an Voyage pilloresquey de d'Al*genville, signale encore (1, 548} notre mosaïque à Saint-Merry, comme étant « dans la seconde chapelle, à gauche, près le chœur. » Brice (éd. de 1752, II, 21-2) l'indiquait « dans une chapelle, à droite, en entrant, assez proche de la porte. » Elle avait été donnée à cette église par Jean de Ganay, président an parlementde Paris depuis le 27 juin 1490, chancelier de France en 1507, mort à Blois en 1512, et inhumé le 4 juin de la môme année dans cette chapelle de Sainl-Merry. Le recueil ms. des épitaphes de Paris, celui de l'ancien fonds*(II, 932>3) donne sonépitaphe envers français, deux autres en vers latins, et, avant la première, cette indication : « Epilaphe écrit en un petit tableau de bois attaché proche la cha* « pelle de Saint-Martin dans la paroisse. >' Une inscription en deux lignes, qui existe encore au bas de la mosaïque, conservait le sou- ▼enir que Jean de Ganay l'avait rapportée d'Italie. La voici, en ne
tfiQan) pas cpnipue 4e r(u:ifrel^ea^ept (}e$ lettre^ g^ d^§ ^\>T^kn$z tipnç; quèlqi^ea rapjs mnqutnt à droite, ndusleç remJlaMÎif 31grèç le tfixjfi 4^ ?nce et celp^ dç PiçaPiol (6(1. 4^ J7^5, flï, 44$) ; « Dominus Joannes'dé Gannai presidens Pa'risiénsîs ]^r|mus àd- « duxit) — de Italiâ Parisium hoc opus inu(saicum). » Piganiôt 4<ppe nu^ftiacimy qui doîn ôlr^ plus ^tl^I. S} Bricç ^l Piganioi ne dpDoa'iQQ; tipus deuiL p^Hmm a44u3çif^ ou r^tituér^u pluipt pcivrtivk; car il y aurais pa^ grajud ^ps à dire : Il appçrta U VTfpUx^ céUê mosa^gue^ et e^i môme ternps, il q a ^té preqaier présidep| qil*e» 150$. jLa mosfiïque est aqt^ri^pi;^ 4e plusieurs ^ppë§a, ain^ quQ r^tle^juiit celte seconde ipsçriptioD, maf)ieai:fuseme^i perdu^» S$ placée 4e pâme au bas : « Opus Magistri Qavidis Floreptipi. « |i.cccc).xxiivi. »Ifp9 lecteurs put recoauu ce maître David, 1*10- Tftnûu ; 0-e$t Pajride GhirUpdj^jo, Tun des frères de PppÂemcQ. A|>rès ayoir p^rlé de celijii-ci d^u^ sa seconde partie, Ya^^ri a parl^ eo ftarticalier de Davide et 4e penedetto diuis sa troisième, et môni^ il indique 99tre mosaïque, ep la orpyan^ faite pour le roi : a Sur yp^ iptiise table de noyer, pavide, pour l'envoyer au roi de France, fi^ une Vierge de mosaïque avec quelques anges, qui fnt très-go<)tée. >^ C'eat bien évidemment de la môme qu'il tist questiqp, et elle est encore fixée sur une table de boi§. Dayide pe yint pas en France, mais Benedetto y vint, ainsi que nous TaUQStp cet àptrç passage du Y-asari : a Benedetto étant ensuite rçsté plusieurs ^nées ep « Fiance, où il travailla et gagna pas m^U s^en revint i Florence % avec beaucoiip de privilèges et de présents, qu'il avait eus de c^ « roi en témoignage de ses talents. Enfin, et np s'étant pas seule- « meut appliqué i la peinture, mais encore à W guerre» il mourut « âgé de 50 ans. » Ce voyage en France es^ pp^sLé.cienjr à 1499, daie de la mort de Domenico ; car, un peu av^p^ Yaçari vient dç dire : « Davide et Benedetto ne suivirc^pf paa dans les choses dq « l'art Domenico leur frère, parce qn'aprè^ la mort de leur dit « frère, ils cessèrent de bien travailler,* TiiP, c'est-^-dire Bene* «F detto, parce qu'il perdit un long temps en V4>yage ; T^tre, parce « qu'il tquma follement son cerveau à la mosaïque. 9 Bans Tarbra généalogique, que les savants et soigneux éditeui> d|i Y^^ri dQ Florence ont mis à la fin de la vie de Domenico, ils topi mourir Benedetto vers 1499. Ces deux passagea d^ Ya^ri «ont çoQtraireii à cette opinion, puisque, parlant de lui, après la mort de son frère, il dit, une fois, v< qu'il passa un Ipng temps à voya^r, >i et Tautre, «f qu'il reste plusieurs années en France. » Ils reviendront sijir cq point, quand ils en seront à cette vie de Benedetto.^ 9ims npç notç de la traduction française duYasari (YIII, 1842, p. 359), on a donné à tort à cette mosaïque la date de 1485, époque |i laquelle Jeap deGana! n'était pas encore premier président. On ditaussi que ('inscription se Ut — sans qu'on indique l'ancien emplacement de la mosaïque ni où elle existait encore, le musée Gluny n'était pas encore ou- ▼ert — au dessus du tableau, sur une plaque de marbre noir. S'il ii*y avait que cette différence de au dessus pour 0u deJi$ouSy ce pourrait n'être qu*une faute d'impression; mais il est regrettable
^ L*çn niait pas cité i quelle aulorjité Ton pcenait ce détail, qui, sans eile/tra pas de valeur et que noiis aVons en vain cherché dans bien des liîi^ sur Paris. Ce détail serait d'autant plus important, qu'ii en faudrait conclure que Davide Ghirlandajo n'avait pas signe sa mosaïque et qup le nom avait été ajouté par le président de Ganay, qui ep aprait voulu garder la mémoire. — Pour avoir rev^ la mosaïque, J'^ontefài qUe Bricé et Pigisitiiol n'ont jamais eu à lire jfrimus en entier ; \\ n'v avait jip leur temps, comme lïiainlen^ntv qu\itii JD'i^éc iin trait li'abféviàtiôh danis sa panse; on pourrait
Ô^h^K^ P)^{^^ faire c^ suj^stituer pç^rlfam^niU çiui ap soulèverai) aucune o1)je'ction dé dates, comme pnmm le faisait. Depuis peu dfB ti^mpfe e^tte'înosaSque a été fixée sur pierre, et on Ta mise dans la salle d'entrée.
il ~n
rf fcfi P^J^\i 44 mjré(àal d'Ap^bqise, trou Iwigtçipps app^ft Charles VIII; peut ainsi être du Solario, bien pius que du Léôbaril^ 4^ {4 |Df i|i'd))q)(^ i\ ^(.évidl^pf qu'il ne sort pas, çt c'es^ une |it^$« bution, dont peu de gens contesteront la probabilité, en (a voyant dansr la piroichalne édition du livret de M. Villot. Cette vierge au coussiavert, datée de 1S03, ef prise un siècle après par Marie de iRlScis sur •lé'rfâhrê-aiiiei dès-Cordfelîërs de B16îs,t— (en \6^\ Beraiçr flanj- sMHUtMrf d^ BM, POus appr^jid gu'ellç élaif çhça le duc de Mazarm; quelques lignes écntes derrière le tableau, et ûs^ ua |c!ajaj(}ài8 pli^ qi)^ f>i9f^u)i^ir, par le prj&cf de Carigna^, montrent qVelfe passa ensuite dans sa collectiffia)— peut ainsi avoir élé fiaiié 8«r M lieminémes,' à la suitie de la eour, etn'avôir jamâij^ été à une autçe nlaçe. —- Sur le changement de nopi du personnage du tiQrtrait, Je renvoie àla lettre deTi. Chafies Le Blanc, publiée' dans le ijupéro ))ç flWWC^ft^ dtf 15 déç,e«ibrp 1647, p. 2i3-Êi,
{é) Gomme il est dit que le roi a fait venir des ouvriers d€ son myawnddB Sicile^ et que l'expédition dé Ifaples est de 1495, t)n ne peut faille rehion ter plus haut l'époaue à laquelle Gharles YIII les a dû prendre à son service. —> dans des inventaires, publiés pat* M. Leroux de Lipçy à la suite ()u ^^^ge à part d'un article 4e l^. Abliôtlii^e' (de PËcole des Chartes, mtituié : Détails sur la' vie prfv4^ 4'Afryi '^ Btetç^ffne^ 1850, :p-f ? de ^0 pages, on troi^vci pages 52-'3;'de curieuses mentions de tableaux et de portraits de toutes sortes, avec l'indication qu'ils sont apportés de I^apies, qu'ils sçnt à la lyode, à la forme italienne, ou qu'ils représentent ^es personnages italiens. Bieii qu'ilS^së trouvent'dans des inventaires postérieurs, w\W^ l'^^\ ^ *a "t^ori de Charles yill, puisgfie la premier est du i^ septembre 1498, et le second du 28 juillet 1499; il âs( Gfr^ qupf^ian^ le nombr^, quelauçs-f^nis, surtout ceu^|j)^ portés de Saples, viennent de Charles "Vni.
CoPMC DES LCCTRCS pacteDtes da Ro} Dostre sire, données à amimse , le xxn^ jour de Jannier, L'an mil cccc iiii '* dix sept. Expédiées par messeigneors les généraolx des finances Le Tm* jour de fcnrier ondiet an. Par leqnelles, et pour les causes en ieeDes contenues, Ledict seigneur a commis, ordonné et depputé Jaques Taillandier, nomme esdictes lectres a tenir le compte et faire le payement des gaiges et entretenemeot de certains ouuriers, gens de mestier et autres personnaiges, que Ledict seigneur a fait Tenir de son Royaume de siciile, pour ouurer de leur mestier, à lusaige et mode d*ytallie. Laquelle commission souloit tenir et excercer maistre Jehan du bovs, contrerolleur gênerai, secrétaire des finances dlcelluy seigneur, Lequel, de son bon gré et consentement, sen est desmis et désiste, pour et au prouffit dudict Jaques taillandier. Les gaiges desquelz ouuriers il sera tenu payer chacun an, selon Testât et ordonnance qui lui en sera faicte, aux gaiges et tauxacions, qui luy en seront pource tauxez et ordonnez, a commencer du premier de Januier mil gggg un " dix sept, comme plus à plain le contiennent lesdictes lectres desquelles la teneur ensuyt :
Charles, par la orage de dieu Roy de France A nos amez et feaulx les generaulx conseillers par nous ordonnez sur le fait et gouuernement de toutes nos finances salut et dillection. Sauoir vous faisons que pour la bonne et entière confience Que nous auons de
la personne de noslre cher et bien anié Jaques taillandier et de ses sens, expérience, loyaulté, preudommye et bonne ^ilUgence, Icelluy, pour ses causes et autres à ce nous mouuans, auons commis, ordonné et depputé, Commectons, ordonnons et depputons par ces présentes a tenir le compte et faire le payement des gaiges et entretenemens de certains ouuriers gens de mestier et autres personnaiges qu'auons fait uenir de nostre Royaume de cicille pour ouurer de leur mestier a lusaige et mode d'itallye, que souloit tenir et exercer nostre amé et féal conseiller Maistre Jehan du boys contrerolleur gênerai et secrétaire de nos finances lequel de son bon gre et consentement sen est desmis et désisté pour et au prouffit dudict Jaques taillandier. Les gaiges desquelz ouuriers icelluy Jaques taillandier sera tenu payer selon Testât et ordonnance qui luy en sera par nous fait chacun an à telz gaiges ou tauxacions que par nous en bons luy seront pour ce tauxezet ordonnez. A commencer du premier jour de januier dernier passé. Si vous mandons et enjoi-> gnons par ces présentes que, prins et receu dudict Jaques taillandier Les serement et caucion en tel cas acoustumez, vous luy laissez et souffrez exercer le fait de ceste présente charge et commission et luy tauxez et ordonnez sesdits gaiges ou tauxacions, touteffoys que requis en serez. Et auecques ce souffrez, permectez et consentez que tous et chaeuns les payeniens, qu'il fera ausdits ouuriers, gens de mestier et personnaiges
dessus dicts selon ilostre dit estât et ordonnance , en- Bëiïible ce qu'il retiendra par 6ëâ mâids pour sesdits gaigés ôtt tâtixàdotis, soiétit allouez èi^ ëdtnpfëî et rabatilz dé i^a recëpte et cditifhission par M^ afiiâ et feaulx gens de hok comptei^, Aùsqtielz noua manSBifà ainsy le faire sans difficulté, Etl rafiportâlfat, quant àiH [iayettiënts qu'il fetà aux dessus diti; iiostre dit iàiàï et ordotinslnfce et lèill^ quictàrices, Et; quant à ëë é[i111 retiendra par iéi nriàitii!; pouf* sësidits gâiges ou tàUx^-
bioils, les lectréây î^uipoùr ce Idj^ en seront expédiëëâ
avec cèsditéâ pffesëiltés où vidiniiis dicelles. fait sdilbz scel royal tarit sétileiiient, car tel est nostrè {>}àiâif hôn obstant quelzconcques ordonnances restrinctiôtis mahdedfieris ou défenses à ce contraires.
Donné À àmbôysèy le xxix ibur dé Jautiier, lâii Aê grâce ttlil fcccc quati^e vings et dix sept, et de tiôàtfd teglie le t(uinziesttië. Ainsi signé : ^a^ le Hcfy, itiaiiitfêf pifeirë pàrënt, tt'èsorier de frâncé, et âùtWs plrësëûà. Pëàttiitieàù.
itÈM «'ëtiàu^t la teneur de MàëHé de riiëssëigrfèufS lëii gëfaéraùk deà finaticës.
Lëi^ generaulx cdàseillers du Roy iiostré si^e kir M fait et gëtiùelrriemënt de âes fihariees Teués par iiàHk fës iëëtres paëtëtitës dudict seigneur, ausqùellës ëeé présentes soiit atacbées soubz lun de noz signétz, par lesquelles, et pour les causes en icelles contenues, Lëdicf àeigneur à ëdrJïniis, ordonné et deppùté fdquèS
taillandier noidmé esdictes lectrfes a tenit lé compte et faire le payement des gaigeâ et entretbnemens de cettsdns ouariers; gens de mestier et autres personnaiges^ <{Ue ledict seigtieur a ^t venir de son Royaume de SeciUe^ pour buurer de leur meëtier a l'ubaige et mode d'yfalië, laquelle commission éoùloit tedir et excercer maistre Jehan du boys , contre^ollelir gênerai secrétaire dès finances dicelluy seigbeur; lequel de son bod gré et conâentehient s'en est desmis et désisté pour et au prôufiSlt dudit Jaques taillandier ; Les gàigès desquelz ouuriers il sera tenu payer; selon lestât et ordonnance qui lui en sei*a faicte chacun an, aux gaiges ou tduxdbions qui lui en seront pour ce tauxez et ohdonnezy a commencer du premier jour de januier dernier passé. Noiis, après ce que dudict Jaques taillandier avons prins et receu le serement éh tel cas acoustunlé; Cohsentons; en tant que à tlous est, leti^ terinetnent et accomplissement desdifetes lëctres; tbttt ainsi et par la (orme et manière que ledict àeigneti^ le Teiilt et itiande par icelles . Donné soubz l'un de nësdlcife signetz^ le tiii* jour dé fetiufieK l'art niil cctc im " et dix képi. Ainsi Sigtlé P. Bricôitnet:
Autre copptE b' autres lectres pafctentes dtt Roy iiostre seigneur, qui à présent est, données à paris le xxtii* jour d'aoùst Lan mil cccc nu " dix huit, signées de sa main et de maistre florimont Robertet secrétaire de ses finances» eipé iées par messeigneurs lei
generaulx desdictes finances lexxvin^ jour dudit moys audict an y Par lesquelles, et pour les causes en icelles contenues y ledict seigneur a voulu et ordonné tous les payements y faiz par tedict taillandier ausdicts ou* uriers durant ladicte année, estre allouez es comptes et rabattuz de la recepte d'icelluy taillandier, sans que icelluy taillandier soit tenu rapporter sur ses comptes autre acquit, ordonnance ou commission fors lesdictes l^ctres et lestât fait audict taillandier par le feu Roy Charles, dernier décédé, que dieu absoille, Et lequel estât ledict seigneur a pour ce auctorisé, et les quictances sur ce souflSsans seullement, ainsi que plus a plain le contiennent lesdictes lectres desquelles la teneur ensuyt :
LOYS, PAR LA GRACE DE DIEU roy de fraucc, A nos amez et feaulx les generaulx conseillers par nous ordonnez sur le fait et gouuernement de toutes nos finances, salut et dillection. Receu auons humble supplication de nostre cher et bien amé Jaques taillandier, contenant que, ou uiuant de feu nostre très cher seigneur et frère le Roy chartes, que dieu absoille, il fut par luy commis à tenir le compte et faire le payement de certain nombre douuriers, deuiseurs et gens de mestier, uenus du Royaume de secille, et dont a esté fait estât, sign^de sa main, pour ceste présente année, depuis lequel estât fait, ledict Jacques taillandier, pour subuenir aux affaires desdicts ouuriers, lesquelz sont estranges et indigens et n'ont aucune
cdngnoissance en nostre royaume, dont ilz puissent auoir secours ny ayde a leurs affaires , icelluy Jaques taillandier y considérant leurs nécessitez , leur a fait aucuns payemens sur leurs dicts gaiges, et mesine-^ ment depuis le trespasde nostre dict seigneur et frère, en ensuyuant le contenu d'icelluy estât, sans auoir de nous aucune nouuelle ordonnance ne commission. A ceste cause ledict taillandier double que, à la reddicion de ses comptes du fait d'icelle commission, on face difficulté luy allouer et passer les payemens quil leur a faiz depuis ledict trespas et quil fera ou pourra faire durant ceste présente année par uertu d'icelluy estât, sil n'auoit de nous sur ce nostre déclaration, et prouision conuena})le humblement requérant , pour- QUOY nous, considéré ce que dit est, uonlans lesdits ouuriers et gens de mestier estre payez entièrement de leursdicts gaiges selon le contenu et en ensuyuant Tordonnance d'icelluv estât. Et ledict tallandier relejuer de toutes pertes et dommaiges, nouions et vous mandons que tous les payemens, qui par ledict Jaques taillandier ont esté ou seront faiz durant ceste dicte présente année a iceulx ouuriers et gens de mestier pour leursdicts gaiges, vous permectez, souffrez et consentez estre allouez en ses comptes et rabatuz de sa recepte pas nos amez et feaulx gens de noz comptes, ausquelz nous mandons ainsi le faire sans difficulté, pour laquelle chose ne voulons icelluy taillandier estre tenu rapporter sur sesdicts comptes autre
Ordonnande, ac(|uit ne commission, fors ces présentes signées db nostre niàin auécqiiés ledict estât, leqaei {idtir ce aiions diitorizé et autoHzon^ et les quictanbel^ sur ce souffisans seullerhent, car tel est nostre uouloir et plaisir; non oblstdnt que leQict taiilaiidier li'àit eu lie lious aucune tiouuelVe ordonnance ni commission; comme dict est; us, stille et ri^eur de comptes et ^élzcoiicques ordonnances; restHnctibiis} mandeolens ou défenses à ce tontrai^e. Dbntfé à paris le xivii^ jour d'aousti L'âri de grâce ifiil cfccc lîh " dii huit él de nostre regiie le phemief; Ainsi siighé Loys. Pdr lé fldjr en soii conseil où quel leâ genersiute dès fihattcel festoierit. Robertët.
iTfiM ensuit la teneur de làtàclië éë mesi^éigflétl^s iei^ geheraulx dei^ finances;
l£s GEivERAULx couseillers du Roy nostre seigneur tar le fait et gouuernetnent de ses finances, Yeues paf ndus les lectrès pïictebies dudict Seigneur ausquetleé «s présentes sont ataehées kottbt Tufi de no2 sîgnetz; Promëctohs et consentons que toub les payemens^ qui {far Jaques taillandier; ou uiusmt dti feh Roy charles^ que dieu dbsoille, commis à tenir le comjpte ded gaiges tle trertain nombre douuriers et gens dé mestieis ueiluz du Royaume de Secille ^ ont esté ou seront Mi ceste présente année a icéulx ouuriers et genil de mestiër pour leurs dicts gaiges, soient aloueslï es comptes ^t l^abatuz de la rëcepte dudict taillandier, selon et 4BII ensuyuant testât qui pour te lujr en s esté fait; û^
gné de la main dudict feu ^i^eur; satfs i(îiiil soit pour ce tenu rapporter sur sesdicts comptes autre ordonhance, acquict ne commission, fors seuUement lesdictes lectres cy atachées auecques ledict estât et les quictances sur ce souffisans, comme plus à plain est contenu esdictes lectres, Et que le Roy nostre dict sei- ^eur Le ueultet mande par icelles ; donné soubz l'unde nosdicts signetz Le xxviii^ jour de aoust lan mil GCGG iiu " dix huit. Ainsi signé P. Briconnet.
coppiË DE l'est AT, FAIT par le Roy nostre seigneurs audict Jaques taillandier pour le fait des gaiges et entretenement des oùuriers et gens de mestier qu il a fait de son Royaume de Secille uenir pour édiffier et faire ouuraiges à son deuis et plaisir à la mode dytallie pour une année entière fmye le dernier jour de
décembre mil gggg un " dix huit, signé de sa main,
donné à Molins le xxvi^ jour de février l'an mil gggg iiii *' dix sept; duquel estât la teneur ensuyt :
ESTAT DES GAiGES, QUE Ic roy uostrc Scigueur a or^ donnez aux oùuriers et gens de mestier, quil a fait uëfiir de son royautne dé secille, pour édiffier et faire ouuraiges a son deuis et plaisir, à la mode dytallie, et ce, pour ung an entier, commencaiit le premier joilr de jaiivièr mil gcèg iiit " dii sept, et firiissâùt Ife dernier jour de Décembre mil gggg iiii " et dix huit. Lesquels iedict seigneur veult et entend estre payez par Jaques taillandier, à ce commis, en la manière que s'ensuyt :
iÔ8
Et premièrement
A frère Jehan Jocundus, deuiseur de bastimens (1) pour ses gaiges et entretenement ou service dudict seigneur durant ladicte année commençant et finissant comme dessus, a trente ducatz de carlins par moys» à la raison de dix carlins pour ducat, uallent xlyiL. xviis. "vi d. t., qui sont par an v*^ lxii L. x s. t.
A Dom passoUo Jardinier, pour semblable cause et au feur de xx ducatz de carlins par moys, a ladicte raison, uallent par an incLxxvL. t.
A guido paganino (21), paintre et enlumineur, pour semblable cause a ladicte raison de l ducatz par moys, de carlins uallent ix® xxxviiL. xs. t.
A Charles fanicon, orfeure, chargé de femme et de deux petits enfants , nouuellement crestiennez , à la raison de l. L. t. par moys, uallent par an. vi^ L. t.
A dominico de cappo, faiseur de bardes, à la raison de XX L. t. par moys, uallent par an. . . ii <^ xl L. t.
(1) Sur les travaux faits par Joconde en France, voyez dana la Bibliolhèquc de TEcoIe des Chartes, deuxième série, t. II, p. 38 et suivantes, un article de M. Leroux de Lincy, sur la construction du pont Notre-Dame à Paris. Une phrase de Joseph Scaliger nous apprend que Joconde a été le précepteur de son père, Jules César Scaliger; c'est dans sa première épîlre, où, avant de parler de lui -m Ame, il parle de son père, né en 1484 : « Puer in agrîs avi- « lis eductus, una cum Tito fratre, prima liiterarum et ^ramma- « ticae éléments didicit, preceptore Johanne Jocundo Vcronensi , (c clienti familise nostrae, domini doclissimo et probisbimo, qui « postea ad monachos Franciscanos iransiit. » Dans le recueil de ses lettres : (EIzevir 1627, in-8*>, p. 28.)
(2) Voir sur cet artiste, pag. 125, à la fin du document*
 Jaques de Dyanno, faiseur de journades, pour son entretenemeoty à la raison de xx L. t. par moys, uallent par an. • ii<^xlL. t.
A henard de saint seurin, son compaignon, aussi faiseur de journades» à ladicte raison de xx L. t. par moysy uallent ii ® xl L. t.
A roaistre bernardin de brissac (1), ouurier de planchers et menuisier de toutes couleurs (21), à la raison de xx L. t. par moys, uallent par an ii ^ xl L. t.
A Jerosme passerot (3), ouurier de maçonnerie, a ladite raison de xx L. t. par moys valient par an II *2 XL L. t.
À Paulus de olîveris, faiseur de sauteurs, a la raison
(1) C'est évidemment une erreur de copiste pour Brissia^ qu'on lit plus loin (p. 119) dans le compte particulier; c'était un homme de Brescia.
(2) Nous devons entendre parla qu'il faisait des marqueteries avec des bois de couleurs différentes.
(3) Cette mention est précieuse en ce qu'elle nous explique peut* être une confusion commise jusqu'à ces derniers temps. Felibien, et tout le monde après lui, avait dit que le Passerotli, sauvé de la corde
Î>ar les Pères de TObservance de Sienne, où il avait été le chef de a révolte de 1535, était venu en France et avait travaillé avec le Rosso. Une monographie spéciale, et fort bien renseignée, de Giacomo Pacchiarotti, lue par l'abbé Luigi de Angelis à la distribution des prix de T Académie des beaux-arts de Sienne, le 11 septembre 1820, etpubliée l'année suivante dans la même ville (in-8<* de 68 pages), avec toutes les notes possibles, prouve, sans réplique, que le Pacchiarotli n'est jamais venu en France et que nos historiens se sont absolument trompés. Ne serait-il pas possible que Felibien, chargé par Colbert, ainsi que nous l'apprend Mariette, d'écrire rhistoire des châteaux royaux, ayant trouvé, sans prénom peut-être et sans autre désignation, le nom de Pacchiarotti, dans des comptes, l'ait appliqué à celui qu'il connaissait et en ait con* élu à sa venue en France.
àe xfx L. t. piMT moys vall. par an. . • . m il L. t.
A Domenico de courtonne, faiseur de chasteaidx, et menuisier de tous ouvrages de menuiserie (1), à la raison de %% L. t. par moys vallent par an ii^ xl L. t.
A jeronime nigre, qui garde les papegaulx, à la raison de dixlivres tournois par moys, vallent vi ^f L. t.
A. Maistre siluestre abbast, faiseur d'abillemens de dames à lytallienne de toutes sortes» a ladicte raison de XX L. t. par moys vallent. ii^^xlL. t.
A jeh^n armenaris, decouppeur <|e velloux à )ytali^ni^e, seruant aux habillemens des dames à la dicte raison de XX L. t. par pfiôis vallent. . . . ii^ xl L. t.
(1) Il ne faut pas croire que ces expressions n^indiquent qu'un cbarpenU^r. jG/io^^eau^:, co.mme \^ nol^ Roquefort (^qs §Qn Gio^mir^j ^ignifiç 4^s tqujrs de})pi$ çcfiplo^ées 4&n$ les V^ff^qufi^ ; cç Dominique de Corionne serait doiic au moins un ingénieur. Ûji^aii} à ce mot de menuisier il est, encore plus ici qu'ailleurs, synonyme dé ces désîghàtîotis de lighaiuolô eidelignatore^ queiious trouvons dans les documents italiens appliqués à certains architectes. On peu! voir cette appellation donnée au Gecca dans les documents cités par les derniers éditeurs du Vasari&u èas de la vie du Cecca.i^V. 1^9, p. 36.) — A nos yeux il n'est pas douteux que ce Dominique de Gor« tonne ne soit le même que F-artisté qui donna les dessins de notre H6tel-de-Vllle de Paris et fut chargé de son exécution; on a nommé Dominique Bocadoro de Cortonne; ou ditCortonne, comme on rappelle quelquefois. Les Italiens suppriment si souvent le nom propre qu'on ne peut arguer de son absence contre Tidentité ; de plus, la première pierre de THÔtel-de-VilIe ayant été posée treiite*cinq ans après, le 23 juillet iS33, cet espfice de temps n'est pas assez long pour que le Dominique Cortonne de notre pièce ne vécût encore; ' enfin, nous savons qu'à partir du premier étage son dessin ne fut pas complètement suivi, probablement parce qu'il était mort, ce qui cadrerait très bien avec l'&ge déjà avancé qu'il devait âVoir en i533. Si c'est le môme; ses g^ges n'avaient guère augmenté, car nous savons que l'architecte à{e THôtcl-de- Ville n'avait que 250 i. de gages. (Leroux de Lincy, Histoire de Caôteirde^YUle^ iiHl% p. ^.)
À Alphonse damasse, tourneur darbalestre (1), le-» quel est seruiteur du maistre tourneur, qui est allé à napples quérir sa femme, à la raison de xlL. t. par moys ▼alient ... . . . . . . ... . . .• .* vi " L. t.
ÀDomino Johanne degranna, prebstre, faiseur d'orgues, a laraison de xxL. t. par moys,vaIlent. n^ xLL.t.
A Mess® Luc becjeame, jollier ^\ jp^Qntei:}r ^blil a faire couuer et naistre poulie tz, a xx ducatz de carlins par moys, vaHent. m ® lxxv L. t.
A Pierre feucon (2) et Hélène sa femme, h la raîson de xx L. t. par moys vallent . . . . ii® xl L. t.
A Panthaleon conte, ouurier de broderie et a sa femme, ouuriere de chemises a la façon de cathelongne, audict pris de xx L. t. par moys ii*^ xl L. t.
à JohannesLescaris, docteur des pays de grece, a k raison de xxxiii L. vi s. viii d. t. par moys, qui font iin^L. t. par an. Pourcecy. . . . .
pour ses gaiges de deux années, finissans le dernier jour de décembre mil cccc un " dix huit, ia somme de Tiri® L. t.
à Jaques taillandier, commis dessusdict, la somme de troys cens fiures tournois, pour ses peines et vaccacions de faire le payement des dessusdicts ouurièrs et
leçon ; on y ni en effet tourneur d'aluasire^ ce qui est pins comprfebéûsibie et en ferait un sculpleur.
gens de mestier, et aussi pour le recouurement de lassignacion à luy pour ce baillée, durant ceste dicte présente année commençant et finissant comme dessus.
Pour cecy iiic l^ j.
Somme toute de ce présent estât vu °^ et quatre vings dix liures tournob.
De par le Roy
Jaques taillandier , par nous commis à tenir le compte des gaiges et payemens dessusdicts, nous voulons et vous mandons que des deniers, qui vous ont esté ou seront ordonnez et appoinclez pour conuertir et employer ou faict de vostre dicte commission durant Tannée commençant le premier jour de ce présent moys de Janvier et finissant le dernier jour de décembre ensuyuant mil cccc un " dix huit, vous payez, baillez et délivrez aux ouuriers et gens de mestier cy dessus nommez, lesquelz nous auons faict uenir de nostre. Royaume de Secille, les sommes de deniers en chacun article cy devant declairees ausdicts ouuriers et gens de mestier ausquelz nous les auons ordonnées et ordonnons par ce présent estât pour leurs gaiges et entretenement en nostre finance durant la dicte année. Et aussy retenez par voz mains la somme de troys cens Livres tournoys que vous auons ordonnée et ordonnons par ces mêmes présentes pour voz peines sallaires et vaccacions de faire ledict payement et recouurer les assignacions qui vous ont esté ordonnées pour
lis
ceste cause et par rapportant cedit présent estât signé de nostre main aaec quictance diceulx ouuriers et gens de mestier seullement. Nous voulons toutes lesdictes parties et sommes de deniers» mon tans ensemble à ladicte somme de Sept mil cent quatre vings dix Hures toumoys, estre allouée en vos eotaptes et rabatue de vostre recepte par nos amez et feaulx gens de noz comptes y ausquelz nous mandons ainsy le faire sans difficulté. Donné A molins le xxvi® jour de féurier lan mil gggg iiii " dix sept. Ainsi signé : Charles. Robertet.
Compte partigullier de Jaques taillandier» commis par le Roy nostre seigneur et par ses lectres pactentes» données à amboyse le xxix^ jour de janvier mil CCGG un " et dix sept» expédiées par messeigneurs les generaulx des finances le viii® jour de février oudit an» à tenir le compte» et faire le payement des gaiges et entretenemens de certains ouuriers» gens de mestier et autres personnaiges» que icelluy auoit fait venir de son Royaume de Secille pour ouurer de leur mestier a lusaige et mode d'ytalie» que souloit tenir et excercer maistre Jehan du boys» conseiller du roy» contrerolleur gênerai et secrétaire de ses finances» lequel de son bon gre et consentement sen est desmis et désisté pour et au prouffit dudit Jaques taillandier» comme par lesdictes lectres coppiées» transcriptes et
fendues au commencement de cedict présent compté, peut apparoir, des receptes et despenses par luy faictes pour le payement desdicts gaiges et entretenemens q[ue ledict feu roy diarles, que dieu absoille, a ordonnez auxdicts ouuriers et gens de méstier, et ce pour ung an entier commençant le premier jour de Janvier mil cccc nu " dix sept et finissant ie dernier jour de décembre mil cccc ini " dix huit, cedict présent compte rendu à court par ledict commis en personne.
REGEPTE
Et premièrement
p(3 o^aistre francoys bricoopet, cppçpiller du roy gqsitr^ seigneur et receveur gieneral de ses fiiiapce$, par çéfïulle dudjpt Jaqu^ç taillaï^djer, e^cripte $oubz $p» seing naaoïipl k xyi® jour de feurier mjl pccc pu " 4if ^fpt, l^ ^m^ ^ ijepj; m\ qu^tye cçjm liures tourlipys eft i^x 4esc|^rg^, le^^ l'une sur le recei^m! dps taiUi9« Qu p^ys de touraine «np^t^ut yj "" L. tt ^1 Tai^tr^ wir le receveur de$ tî^i}|es en aqjfl}^ wputapt )UfU ^ L« t., lesdicte^ dpf^ de^charge^ n^ntjani jadicte i^o^ipe de vu '^ ^ *^ L* t- à luy or4oupée par ledicj /Ifjigqeîir pour poq^ertir pt emplpyer ou feil de Éia diçt^ Qpmoi^u^ipQ dnraut; ceste pre$eute année* Pour pe cy lipte wuMue de. vf» "* ipi p L. f .
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