DU SÉJOUR DE GUIDO PÀGANINO EN FRANCE
Bien que dans ce compte , Guido Paganino soit qualifié pein-* tre et enlumineur, sans y être, en même temps, indique comme
ses neveux, Guillaume Regnault, sculpteur comme lui, et François Golumb le peintre? N'est-ce pas sur la Loire que nous trouvons encore, en fait de sculpteurs, Martin Cloistre de Blois, François Marchand et Benott Bonberault, d'Orléans, les frères Juste et Pierre Bontemps, de Tours? Pour parler des peintres, Jean Perrëal, Jean Barthélémy Gnéty et Pierre Pilaty, ces derniers peut-être Italiens, sont venus à Tours d'ailleurs ; mais c'est de Tours même que sont Robert Pinaigrier le vieux, Jean Fouquet et ses deux fils, Louis et François , Jean Poyet, l'auteur des heures d'Anne de Bretagne , Jean Bourdichon et enfin Janet. Les bords de la Loire , Paris et Lyon, étaient alors les trois grands centres artistiques de la France. La Bourgogne est comme en dehors ; c'est un rayonnement des Flandres.
Uniptmtf U c^est pa$ douteux que ee ne soit Guido Ma%%<mi dette Paganino ^t A«i»si Âfçd^uino^ f>$tree q/nTil ètaU (}# llodéoe. La Franefi, ingrate e^ oublieuse, n*a pas conseryë de sopTenir d'un homnae, qui y a trop longtemps demeuré, et trop près de ses rois, pour ne pas y avoir kissé beaucoup d'ouvrages de sa main, beaucoup d>xemiri?s, beaucoup d'^làveç ausial, et qui, de tomies manieras, n'a pu manquer d'y $y(Qir ii^e Y,ëjj(!^blç influç]iç)9. Gç ^pt des auteurs italiens qui ont conserve le souvenir de sa venue et de son séjour dans notre pays. Tout ce que nous en allons dire vient, §n «fffe4, de l'ouvrage l^ee care du Yedriani {Rtocolta de^ pittori, ^cultori , et ^rcl^^etti m^odpneçi piu celebri ^..^.. p^f l^O^ Lodovico Yedriani daModena. Mpden^, i662, in 4o de iS(2 pages — p. 26-33) et de celui du savant abbé Tiraboscbi : Notizie de* pittori, scultori, iscisefi, e arekitetti naUi degli stati del serenissisio sigopr Dite» di Vpc^a^. Xqde^^a, i^, fn A"* 4p 399 p^g^.??- fi. 2f»(r 61. Nous y renvoyons, pQur tout ce qui regarde ses travaux en Italie, àModène, à Ferrare, à Venise et à Naples. C'est seulement de ses travaux à liaples que s*pccupe le Vasari, dans la^vie du sculpteur i^^U^no M Jttoiano , oA il parle ^e lui k pi^pos du nf vçti é^ celui-ci, Bepede^^o^ c[ui fut son concurrent dans sa jeunesse. (Vq^ le Vasari, édition iu-i2 de F'iorence, tome IV, 1848, p. 6 et là note des éditeurs.) C'est aussi à Naples qu'il fut connu du roi Charles VIII, et de ses travaux antérieurs , aous remarquerons ceci seulement, qu'il tr^vfi.illait .^urtout ep terre cuitç et peignait gé^ér^len^ent les ouvrées. Ne pourrai t-on pas voir là une dej^ raisqps du goi^ de Charles VIII pour le mérite de cet Italien. On aime surtout ce que l'on comprend, et l'on co;nprend bien mieux ce qui se rapproche de c^ que l'on pst habité à voir. Perréal, en Italie, a dO niieux aimer le Mantégne que ee qu'il a pu voir du Léonard et du Sansio, parce que le premier se rattachai! bien plus à l'art doiit il ét^it lui^ môme un 4e$ rejetons ; les commencements de nqtre seizième siè? de français ont bien plus imité l'art italien du quinKiéme , qui tenait encore au gothique, que l'i^rt italien contemporain, qui pou-r vait cependant leur être aussi bien connu. Quoi qu'il ea soit » Charles VIH s'attacha Guido aussitôt qu'il le connut ; car il le comprit dans la création de chevaliers quli fit le 12 mai iÂd^ \pàWf
même de son entrée solennelle à Naples, — elle lui avait ouvert ses portes le 21 février, — dans la cathédrale de cette ville. Ce fait est connu par une attestation de Gilbert Château, dit Montjoye, roi d*armes de France, traduite d'une copie latine en italien par Tiraboschi, qui imprime, en sa qualité d'étranger, Chautau^ detto Mon Soyr. Cette attestation , dans laqu lie notre artiste est appelé Messer Guido Guido di Paganiniy mtivo da Modenay a été délivrée sous Louis Xn, entre 1498 et 1515 ; car, en disi^nt qu'il fut fait chevalier par Charles Ylli, on ajoute, coiqme dans les préliminaires de notre pièce, ultimo defuncto , aL quai Dio perdoni, A propos de cette phrase, Tiraboschi rejfparque, et ^vec raison , que la date da 1490^ mise à la fia de cette pièce dans la copie qu'il a connue, est nécessairement fausse, et il suppose ç^ne le scribe, trouvant dans Torij^inal MGGCccxvi, ^ pensé qu^l devais y avoir vccccxcvi et Ta écrit en chiffres romains. Je croiras plus simplement, en voyant à la fii) cett^ date du 1^ nmi 1496, qu'après avoir reproduit Tacte dressé lors de la création de Guido comme chevalier, le roi d'arn^es a reprp^ duit la date de cette création, s^ns donner celle de son propre certificat f en effet , il dit quje cet liQnneur fut conféré h Guido « le jour de rentrée de Charles VIII à Napie^ le 12 mai f 496, » — en quoi il se trompe, car Ventrée est de i495, — pi il serait singulier que« des (années après, le certificat se trouvât précisément délivré 1q 12 mai^ Cet honneur eut, au reste, beaucoup de retentissement; BipiU^iQ Trimbocchi , modenais , dans sop livre DelC origine e délia dignita ^lUt cavakrUj^^ i{nprimè ^ j^lodène en 1549 (Tirabpsçhi, Ri- ]»lipUi9.C^ n)odaoese,y. 299), paf les soins de Japopipp Lancillolo, Iç fil9 du ç}irpj;iiqueur doQt il ser^ question plus loin , demande si la digaitë de chevalier se peut conférer aux bommei^ de mérite a' vvriw>^i^ e\ répond affirmativement par cette preuve : « Nptre Guidp « yazzpni. pour des ouvr^ge§ de sculpture qui n'égalent pas seua lemept l'antique, mais la iiature même, fut très justement décoré « de ce titre p^r Charles, roi de frsfpce. » Yedriani ea prend mén^p texte pour rappeler tous les honneurs faits aux artistes par les souverains. Guido suivit donc alors le roi de France dans son royaume, on l'a vu par la date de notre pièce, et, en dehors d'autres témoignages, sa présence y serait constatée par une phrase du Napolitain Pomr
ponius Gauricus, dans son petit traité De sculpturâ (Florentiae 1504, in-8°, E, vi verso) ; il y dit de lui, quand il parle des sculpteurs qui ont travaillé en terre : u lu Italia laudatissimus, quondam Turanius Fregillanus, nostrà œtate Vitus Mazon Mutinensis, quem nuper nobis Gailia cum plerisque rébus abstulit; uxor enim ejus finxit et filia. » Une chronique manuscrite de Tomaso Lancillotti (voir sur celui-ci la Bibliotheca Modenese , t. III, p. 7 et 199), connue par Tiraboschi, non pas en original, mais par une copie faite dans le XVI* siècle par Giambattista Spaccini (Bib. Mod. lY), nous apprend que sa femme s'appelait Pellegrina Discalzi, que Charles VIII ramena en France avec son mari, qu'elle y travailla et qu'elle y mourut, sans dire en quelle année. Mazzoni demeura en France tout le règne de Louis XII, et la quitta, chargé d'honneur et^d'argent, un an après l'avènement de François I*r, car, dans la chronique manuscrite de Beliardi , Tiraboschi a trouvé, à la date de juin 1516, ce renseignement précieux : « M. Guido Paganino, le 19 dudit mois, vient se fixer à Modëne , et arrive de France, où il est resté plus de vingt ans avec le roi. » Le dire du chroniqueur est d'une exactitude qui va jusqu'à l'invraisemblance, car si, comme il est probable, Guido a suivi Charles VIII , il y est venu en U95, et par suite, il y est resté à peu près vingt et un ans. Il mourut deux ans après et fut enterré dans l'église del Carminé, où se voyait son tombeau avec ses armes, auxquelles Charles VIII avait ajouté une fleur de lys, et cette épitaphe, rapportée par le Vedriani : Hic ossa quiescunt Magnifici Ëquitis Domini Guidonis Paganini alias deMa%onibus qui obiil xii septembris mdxviii. Sa fille était morte avant lui, car il n'en dit rien dans son testament analysé par le Lancillotto ; ce document nous apprend qu'il avait épousé une seconde femme nommée Isabelle; il serait curieux que ce fût une Française. En tous cas, n'est-il pas regrettable de ne trouver de renseignements, nécessairement sans précision, sur sou séjour en France, que dans des auteurs étrangers, alors que la France n'a conservé aucun souvenir des travaux de vingt années d'un grand artiste italien?
Non DB M. ànat. de montàiglon sur lb tombeau m
CHARLES TIII, PAR GUIDO PAGANINO.
Uo ouvrage au moins de Guido Paganino, et peut-ôtre le plus important, a existé jusqu'à la Révolution. Use trouvait à Saint-Denis, et son indication complétera la note précédente. C'était le tombeau de Charles vni. Il était naturel que Tartistciulien, amené et protégé par lui, fût chargé de la sépulture de son protecteur. Heureusement pour la mémoire de Paganino, la signature qui s'y trouvait a-t-elle été relevée par les anciens historiens de Saint-Denis, qui pouvaient tout aussi bien l'omettre. Leur soin est arrivé à nous conserver au moins le souvenir de cet important morceau , qui » entièrement disparu dans les dévastations révolutionnaires. La note qui de celles-ci a été écrite par un religieux, témoin oculaire, et qui a été reproduite bien des fois,— elle se trouve notammentdana les appendices du Génie du Christianisme de M. de Chateaubriand, —>a conservé la suite desa destruction : «Au bas du sanctuaire et des degrés, du côté de l'évangile, le massif du monument de Charles VIII, dontl'enîgie et les quatre anges, qui étoientaux quatre coins, avoient été retirés en 1792, a été démoli le 8 août 1793, » et plus loin : a Avant la nuit (le jeudi 13 octobre 1793) , on a ouvert le caveau de Charles VIII ; son cercueil de plomb était posé sur des tréteaux ou barres de fer ; on n'a trouvé que des os presque desséchés. « Comme les figures du monument étaient de bronze , elles auront été fondues comme tant d'autres, et nous n*en avons plus que des descriptions et quelques gravures que nous allons indiquer.
Dans le second livre des Ântiquitéz de Paris de Corrozet , augmentées par Bonfons , qui comprend les sépultures et qui est orné de figures en bois dessinées par Jean Rabel, (Paris, Nie. Bonfons , 1588, in-13 de 119 feuilleU) , il n'y a pas de description du monument, mais l'épitaphe, <c extraite du tableau estant près la dite sépulture », à la fin de laquelle se trouvait le nom de l'artiste : tt Opus Paganini Mutinensis, » et une face latérale du tombeau. L'édition de 1608, de laquelle le nom de Corrozet et celui de Rabel
ont disparu, redonne (p. 69, v<^) la môme planche, Finscriplion, et ajouta que to tombeau est de cuivre doré. Bubreutt, «q \fiA%i ne fait, dans ses Ar^iquitéT!^ d€ PifrU, que répéter la même chose.
Mais le Père Dom Germain Millet, dans son Trésor Sacré de Saint- Denis (^Paris, Jean Billaine, 1615, iq-l^ p. 347-8), fait de ce monument une description très-précieuse : « Son ccp*p$ (il parle de Charles Vllï) fut apporté d'Amboyse ^ Pari^ en grande poim^ e, puis a Saipt-Denys , où il fut ensépulturé au bas des. devrez du grand autel, au costé du septentrion . $on sépulchre est le pWs beau qui soit dans le chœur, sur lequel on voit son effigie représentée à, genoux près le naturel, une couronne et un livre sur un oratoire ; eX quatre anges à genoux aux quatre coins du tombeau , le V)ut do cuivre doré,'sauf Teffigie, dont la robbe est d'azur, semée de fteurs
de lys i'oT On voit son épitaphe aux pieds de son tombeau» en
un tableau de cuivre doré, attaché ^ Fun des quatre piliers de la brovsée de réglise, contenant ces vers, etc. » Pojn Germain ne répète pas le nom de Far liste ; mais ce détail, que Finscription est aus£(i de cuivre doré, est important, parce qu'il montre que, quoique séparée , elle fait corps avec le tombeau, et que la signature Opus Paganini s'applique, non pas seulement à la plaque de Finscription, comme on pourrait le soutenir strictement, mais k Fensemble. Une phrase aussi est ambiguë, le tout de cuivre doré y sauf C effigie^ dont la robbe est d*a%ur. Le sauf ne se doit appliquer qu'à la dorure et non pas à la matière. Puisque la figure était de bronze, elle devait être émaiïlée; cela rentre dans les habitudes de coloriage, que nous avons signalées chez Guido. Ici (ë marbre était noir, la statue de couleur , les âgures de bronze doré, et il n'est pas probable que les. armoiries que portaient les anges n'aient pas eu leurs émaux et leurs couleurs.
L^ description du frère Jacques bouMet, dans s.ôri Sisloire de l'abbaye de Saint-Denys en France (Paris, iKichel JoTy, i62!s, în-4**, p. 1:^92-4), ajoute à celle de Dom Gerraiaîn : a A costé du tortitéau ju àoy Karlomàn et de la tieyne ïtyrmîntrude, te void lé septilchrè du Roy Charles Vllï, tout de marbre noir élabouré de plusieurs devises.
« Son effigie, revestuë à la t^oyaie, et de genoux âû dessus du
tôiiAèJkà, et rklp^eûHêë éprë^ lé nàtufél, hiittiellé m éë fôntè* le ftànt dttdH tbnÂeàtt couvert de cuit^e doré, et att detiltit de Yéf-i S^e f a titië bîaUnr'é, ou àppuy, coirrerte de enine dofé< 9nt le^ (fad est posée ûûé couronné avee tin Htre ouvert vûisfj ûè cuivt^ doré.
« ^âMHéintièlnt fiàxd cpxtité cofns ^tiatt^ iti^ëir de toute biMf Abréz ei ësiabotirèz, îe^quel^ tiéîinént le ^ armoiriésr des^ Royaume» dé lYapléd et Sicile, aUss! dé fcmte, dorées et pehités. kttt eo«tés ém (ôitfbéàtt y a des tiictaé» rondes, et an dédans des bassins de euirrê déré, ^t eti icéut bassins de belles figures de fonte bien dorées.
«c ..... il y a un tabFeflU de cuivre doré, attacbé contre le pilHer proche du ntaistre âiltel, aucfuel se Hsent les vers qui suivent:
« Hic, octave, jaces, etc.
« Opns I^aganinî Mutinénsis. v
Enfin, YBisioire de l'abbaye de Saint-Dénis, de FéllbîeU (t^afirf, 1709, in-folio, p. S(32-3), ajoute encore d'autres détails :
« Le tombeau^ qui se voit au bas des degrez du sanctuàitè' HÛ costé de révangile, est du roy Ct)arles VIII. Ce tombeau est dé marbre noir enrichi d'oraemens et de figures dé bronzé ddré. II i près de huit pieds et demy de long sur quatre pieds et démy de large. Au dessus de son soubassement il y a sur lé plinté de la basé des doubles KK qui marquent le nom du roy Charles. Ces mêmes lettres sont répétées de symétrie dans les quatre faces du tombeau, où Ton a placé tout autour dans douze enfoncemens ronds autant de figures de femmes représentant des Vertus ; et dans les intervalles de ées enfoncefnens, ainsi qu'aut extrémitéàf des faces âne épêé côurotùéé d'une branché de larirfer, pouY mart^tter les coiN questes de ce Prince. La figure du Roy est à genoux sur le tOtnbéiM, vestue de ses habits royaux devant un prie-dieù, ii àcèond'p'aghée de quatre figures d'anges portans chacun un écusson aux armes de France et de Jérusalem. Au pilier le plus proche est attachée une table de cuivre doré où sont écrites en lettres d'or les deux epitaphes suivantes (que Félibien termine aussi par l'inscription) : Opus Paganini Mutinensis. »
Dans son plan figuratif du chœur, dressé par Alex. Le Blond, et gravé par Giffart le jeune, on voit la plate-forme du tombeau, mais
peu exacte; car les petits anges, sauf un seul, n'ont pas d'armoiries dans leurs mains. Il n y aurait pas à se fier à la planche de Bonfons, si elle était seule; car, à côté des planches exactes, comme celles des tombeaux de Louis XII et de François I^, il y en a de pure fantaisie, comme celui de Valentine Balbiano. Mais il existe une planche, du commencement du dix-huitième siècle, aussi évidemment inexacte comme caractère, que fidèle comme vue, avec un plan et une échelle. Elle est sans nom de graveur et doit venir d'un ouvrage, bien que nous ne la connaissions encore que dans le recueil de la Topographie au Cabinet des Estampes. Cette planche représente rélévation latérale; le soubassement est très-bas, sans rien aux angles ; les médaillons, cinq sur chaque grand côté, offrent des figures de Pleureuses plutôt que de Vertus, assises et vues seulement jusqu'aux genoux, comme les moines de Michel Columb. Le roi est téie nue, et la petite figure de Rabel doit mieux en reproduire la jeunesse et le caractère. Pour les petits anges, ils sont uniformément à genoux, avec de grandes ailes, de longs cheveux retenus par un ruban, entièrement vêtus, et ayant, outre leurs grandes manches qui s'arrêtent k mi-bras, de petites manches qui leur vont aux poignets. Ils n'ont rien de l'élégance païenne de la renaissance et appartiennent beaucoup plus à Fart antérieur.
Errata.
P. 09, ligne 19, effacez : datée de iS03, et vojrez sur rhistoire de cette Vierge au coussin vert du Solario un article spécial dans VÀrtiste du 1*' mai 1851.
P. 121, ligne 17, appela lisez : appert.
P. 126, ligne 25, les ouvrages^ lisez : ses.
JEHAN SOLAS.
MARCHB PASSÉ LK 3 OCTOBRE 1505 ENTRE JEHAN SOLAS, SCULPTEUR DB PARIS, ET JEHAN TRONSSON, MARCHAND DRAPIER ET BOURGEOIS DB
PARIS, POUR l'Érection d'un monument représentant le sépulcre DE NOTRE-SE!GNEUR, DANS LA CHAPELLE DE NOTRE-DAMB» 81TUÉBAU GHBVET DB l'ÉGLISE SAINT-GERMAIN-l'aUXE&ROIS.
Communiqué et annoté