MINISTÈRE DE LA MAISON DU ROI
A M. le comte de Forbin.
Paris, le 12 novembre 1824.
Monsieur le comte , par décision du 10 de ce mois, j'ai approuvé les dispositions que vous avez cru devoir prendre pour vous rendre maitre, au nom de la Couronne» du tableau de Géricault représentant le Nau^ frage de la Médme. La somme de six mille cinq francs que vous avez été obligé d'y mettre sera imputable sur l'exercice 1825; et je vous autorise à vous rembourser sur la caisse du Musée de pareille somme que vous avez avancée pour cette acquisition.
Recevez, monsieur le comte, l'assurance de ma considération distinguée,
Le V® DE LA Rochefoucauld,
chargé du département des beaux-arts.
Les nécessités d^impression de notre recueil ne m*ontpas permis de publier, dans ma première livraison, la lettre par laquelle le directeur général des musées, M. le comte de Nieuwerkerke, m'autorisait à publier la correspondance de M. le comte de Forbin, relative à Tacquisition du Naufrage de la Méduse. Cette lettre, qui honore autant celui qui Fa écrite que celui dentelle fait si noblement réloge, doit trouver place ici tout d'abord ; elle y suivra, sans interruption pour nos lecteurs, les généreux rapports de K. de Forbin.
Paris, le 1*'' janvier 1851.
Mon cher Ghennevières,
Je n'hésite pas à autoriser la publication des lettres de monsieur le comte de Forbin. Elles prouvent qu'il avait compris Géricault et deviné que ce nom devait illustrer Fart français. Les sentiments qu'il exprime sont nobles et patriotiques, et je saisis avec empressement cette occasion de mettre le public à même d'apprécier, une fois de plus, les qualités éminentes de mon honorable prédécesseur et d'ajouter un fleuron à la couronne immortelle du grand peintre du Naufrage de la Méduse.
Agréez l'assurance de mes sentiments affectueux et distingués.
Le directeur général des musées nationaux,
NlEUKERKE.
DEUX LETTRES IMDITES DE RDBENS
Pli & UMVIC LAUNMB (1).
%fk imp, M. Eçiik i}ache^ fUUché è la ^Q^mmûsiop iO|s|e d*Hi8toire de Belgique, publia en un volume in-S"" un heçutH ife leUres inédiles de Rubens (2). Cette publication offrait d'autant plus d'intérêt que jusqu'alors on n'avait imprimé que bien peu de lettres de ce (jand pi^intre. Ainsi, on en trouve une, moitié en latin, moitié en flamand, et du mois d'août 1637, en tête du Traité de
pictura veterum, de Franççiç J^wiç^ ^^4' ^'^P^Pf W^^ seconde, dans le tome II des Mélanges de Chardon de la Rochette (3). Le facsjmiiiie d'une autre a <è(é donné danç Vlsograpkie (^). hfi recueil de M. Cachet renferme 85 lettres (jiout 13 seulement ne sont point de Robens (5). Les autres sont toutes écrites par lui à divers perêQf^mgf^ '• i^ 9f^irfm{H lettres), à Yalavès, beaHr^rère de Peiresc (^0 l^ttres)y ç^.9 e(/Biij^à Pierre elà Jae^jfi^e^ Vupuy, g^des dje^a Bibliothé()ue du roi. — Cet dernières sont au nombre de 4S. Les lettres de Rubens à Peiresc et à Valavès ont été publiées d'à-
(1) Notre ami, M. Ludovic Lalanne a bien voulu enrichir notre pubUc^Moç /le deu;^ lejl^eii in^édil;^ de JBU^ns ^,4ç r^ress«int travail bibliographique qui leur sert d'introduction. Quoique la fru|C|B9'aitj^ 4r<H^ 4e i^éiplape^ i^i^idns ^epar fion adinurable galerie de Médicis, nous avouons que les deux lettres, du |^rand maître flamand nous ont paru être, pour nos lecteurs, «n bien aussi légitime que si elles avaient été écrites par Le Sueur, ou par Puijet. Ph. pp Ç«.
(^) Lettres inédites de Pierre-Paul Rubens, publiées d'après ses autographes, Bruxelles, 1840, in-^^"— Les lettres en iiatien oa. en flamand sont accompagnées d'une traduction française.
(3) L'original se trouve au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale.
(4) L'original fait partie du tome 714 de la collection Dupuy à la Bibliothèque nationale; cette lettre est en français.
(5) Les autres sont des lettres adressées à Gevaert par PeiresCi ). Dupuy, Boutart, Alexandre, U, Brandt.
lîf^^e^l'^ (i)' he^m^jwnx (ç0 queU. Gacbet paraît avoir ignoré) 0|istaie)D^4Bi)CQre, il y a une quinzaine d'annéea, à la bibliothèque 4e Cçffpenlrai où ^e trouve la plua grandie partie des manuscrits de Peiresc (S); malh^reuç^meu^, ainû que j'ai pu le constater moiméqoijs» ils .ont disparu de ce^ éyiablissement, et, depuis cette épo- ,g\x^, qi^elques-uus d'entre ^x ont passé dans des ventes d'autogj^j^l^ £BÎ|yçs à P^ii ^3).
Jj^ }^e» aArdSsé^ 4 Pupuy ont été copiées en 1838 à la JBiji>]|Qt^èqu.e xM9ttiftA9lCj par JI* Packard, archiviste général de M- £iqu§ M» ^W 1§§ aut^gigxapbes renfennés dans le ^ome 714 de /a collection Dupuy<($).
)f9isi^^^ Ja itrap^ipljon j^te par H. iGachard, de déplorables soustractions avaient déjà été commises dans ce Jllecueil. Le nombre des lettres de Rubens à Dupuy qui, depuis 1837, ont tout à coup apparu dans les ventes, où jusqu'alors on n'en avait vu figufer ^upuus, 1^9 tr^ee» évidentes de mutilation et d'arrachem^t, que l'on aperçoit dans le volume, dont la reliure actuelle remonte seulement à ,1^99, ne p^)r9lelUeu^ pas le ou^indre doute sur la r^iité, ni sur l'époque 4^ c^ premières aous^tili^n^. — filles n'.Q^t pa^ été h^ i&eulçf , car djx-jhv^iil jdes tetyce9 Xiopiées en )833 par jH. /[ïiachajrd, ,çt pidPiUées e« 19^ par M. iQachet, oiit disparu avant 1848, époque où j'eus l'occasion de faire l'inventaire des pièces qui ^yaien^ éçbs^pé ^ ces mutilations.
De l'examen du recueil de Peiresc et de la collection Dupuy, il
(1) Cette cppie^ que le président Mazaugues avait ffiit faire dans l'ihtentioù dé la publier, se compose dé iS volumes în-f».
(2) Ces manuscrits, en partie autographes, forment environ 115 y^çlumes in-l®.
' (3) C'est par erreur que M. Gachet donne, comme étant autographe, la lettre de Peiresc à tlubens, en date du 9 août 1629, conservée au lome 714 de Dupuy. — Ce n'est qu'une copie, ainsi qu'il est facile de le reconnaître à la première vue.
(4) Voy. l'avertissement du livre de M. Gachet.
(5) Ce volume porte le litre suivant écrit de la main de J)upuy : lettres du sieur Pierre Paul Ruifens, des années 1626, 1627, 1628. Ce titre est inexact, car le voluçie renferme encojre des lettres dfitèesde m9 (et 'dé 1630. '
est résulté poor moi la conyiction que ums les ëmtûgrmpket de Inbens, mis en vente à Paris depuis IS37, ont été enlerés à des dépôts publies. — Les lettres adressées à Peiresc pronennent, soit de la bibliothèque de Garpentras, soit du tome 688 de la eoUectioD Dopuy 'J). Celles qui sont adressées auxDupuy proviennent du lome 714 de cette même colleetion. Comme à Texception de trois (S), elles sont restées inédites, je crois nécessaire, avant de parler de celles qui font le sujet de cet article, dVn donner ici une liste ansû exacte que possible. Elle pourra être fort utile aux biographes futurs de Rubens et aux bibliothécaires, qu*elle mettra à même de revendiquer tôt ou tard les pièces précieuses si audadensement enlevées aux établissements confiés à leurs soins.
Nous indiquons, pour chaque pièce, la vente ou les ventes auxquelles elle a figuré.
LETTRIS ▲ PKUUESG.
I. 1617. (Vente d'un officier général étranger, 24 janvier 1838,
n» 96.) î. 23 avril 1624. (Vente G***, février 1846, n» 289.)