RSGISTHE SECRET DU PARLEMENT
Du umedi SB iTril 1663, da mitlii.
Ce jour, toutes les chambres assemblées, M. le premier président a dit que, suivant l'arrêt du 23 de ce mois, il avait vu le Roi, mardi dernier, sur le sujet des taxes faites sur les grefflers, qu'il lui avait dit et allégué toutes les raisons possibles pour lui faire connaître le peu d'apparence qu'il y avait de faire lesdîles taxes; qu'aux raisons il avait joint les prières et supplications, mais que tout ce qu'il avait pu obtenir dudil seigneur Roi était qu'ayant, par arrêt du conseil, réduit lesdites taxes faites sur les greffiers du parlement à la moitié, il remettait encore un tiers de ladite moitié, et ce seulement en faveur desdits greffiers du parlement ; que, comme il n'y avait qu'un greffe de la cour, c'était à toute la compagnie d'aviser en ce qui était à faire en cette rencontre, et, sur ce, a été arrêté que toutes les chambres seraient assemblées vendredi prochain et qu'il en serait délibéré. (B. M.)
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L'AMBASSiDEUB filUH&HI AU DOGE DE VENISE.
Paris, 3 mû 1063.
Sérénissime PriAce, on a répandu beaucoup de billets avec des vers remplis d'expressions les plus mordanles et les plus haineuses contre le Roi et les ministres. On y compare le gouvernement actuel aux plus lyranniqueS' qu'il y ait eu au monde. Les soupçons sont tombés sur un certain abbé Marigny', autrefois créature du prince de Coudé, mais qui, depuis quelques mois, n'est plus dans ses bonnes grâces. S. M. en a été très-fîchée, et a Tait mettre l'abbé à la Bastille, où il reste bien gardé et enfermé sans pouvoir parler à qui que ce soit ni voir personne. S'il n'est pas coupable, il fait uue pénitence nouvelle d'un ancien péché.
(Arceives de Vbhise.) {Traduit de ritalien.)