‹ Archives de la BastilleChapitre 19 sur 98 · LB ROI A H. DE BESHAUS · texte numérisé non relu

LB ROI A H. DE BESHAUS

Mons de fiesmaus, je vous fais cette lettre pour vous dire que vous permettiez à M. Cousinet, notaire au châtelet de cette ville, d'entrer dans mon ch&teau de la Bastille, et de faire signer au sieur Bernard, qui y est détenu prisonnier, une procuration en forme, donnant pouvoir à sa femme de régir et gouverner leurs affaires domestiques pendant sa détention, sans y apporter aucune difficulté. (BsiTfSH Muséum.)

Ecrit i pari», le 3 mai 1602.

Le même au même.

Mons de Besmaus, je vous fais celte lettre pour vous dire que je trouve bon que vous donniez au sieur de la Haye, détenu prisonnier en mon chlteau de la Bastille, la liberté de se pouvoir promener en la cour de mon château, ainsi que les autres qui jouissent de pareille grâce. (Britisd Museuu.;

Ëcrit k Pu-ii, le 3 mai 1663.

1. Jacquet Carpentler de Harigny, mort en 1670. Après BTOir éié attaché ati cwdinft] de Reli il avait gulvi le prince de Coudé en Espagne. Les Haiarinadea le-s plus mordantes étaient son ouirage ; il est probable qu'il fui soupçonné d'avoir écrit le fameni sonnet de Hénai^t conire Colben. Sa di»grïcp ne Tut pas longue; en 1664 " rédigeait la description officielle des fèies de Versiiillo».

M. PETIT À H. VILUAHSON.

i mai 1M3.

Le poète Marigny est soupçonné d'avoir Tait un sonnet où il rappelle les siècles de Tibère, de Néron, de Richelieu et de Mazarin, se plaignant alors de celui où nous sommes, qu'il attribue h MM. le Tellier et Colbert.

Le sieur Terrât, trésorier de feu M. le duc d'Orléans, a élé mis à U Bastille, et quelques autres que l'onatrouvés saisis de quelques écrits diffamatoires contre la personne du Roi.

(StATB PAPER OFFICE.)

u. DE JONZAC' A GOLBERT.

Le 5 mii 1062.

Monsieur, je me persuade que vous aurez conservé quelque souvenir de la conQance que feu M. le cardinal prenait en moi, et que, par les diverses lettres que nous nous sommes écrites, vous m'aurez conservé quelque part en votre amitié; je m'assure que vous aurez plaisir de m'en donner des preuves au rcn6ontre où mon fils a été conduit à la Bastille, vous adoucirez le crime d'un homme de son Age et de sa condition, si, ayant entré dans une alliance par la seule considération d'y prendre de l'argent pour acheter une charge auprès du Roi % voyant évanouir de toutes parts le Tonds où était la sûreté de ses deniers, peut-être avec trop de chaleur il en a demandé la distraction de son dû ; un plus sage que lui pourrait s'être emporté dans une pareille conjoncture, et je m'assure, Monsieur, que vous voudrez obliger le père el le fils, non-seulement k vous employer auprès du Roi pour sa sortie, mais que S. M. lui rende cette justice, ou que, par un don de sa libéralité ou par une main-levée de l'opposition qu'il doit faire sur les biens de M. Catelan, jusque à la concurreuce de son dû, la somme lui en soit conservée et acquittée, et qu'il ail, jusque-là, la liberté de la solliciter auprès des juges, si le Roi ne veut qu'il la tienne de sa main, comme j'ose très-humblement supplier Sa Majesté et vous. Monsieur, de nous rendre vos bons offices. (6. I.)

1. Léon de SainU-Haure, comte de Jooiac, marquis d'Oiillac, lieutenant général aui gouTernemiDls de Saiotonge, d'Angoomoiï et de La Rochelie, couseilter d'Élat, mort le 12 Juin 16T1.

3. C'est-à-dire une diarge d'£cuyer daiia la maison do Honalear, fiera du Riri.

REGISTRE SECHET DU FAHLEHENT.

Du vendredi 5 mat 1662, du. matin.

Ce jour, la cour, toutes les chambres assemblées pour délibérer sur l'arrêt du 9 avril deraier, sur les taxes faites sur les greffiers de toutes les juridictions du ressort, ouï les gens du Roi en leurs conclusions, pour ce mandés, a arrêté de surseoir la délibération jusqu'à mercredi prochain, et que cependant M. le premier président sera prié de continuer les offices particuliers envers le Roi pour obtenir la décharge des taxes. (B, M.)

LETARDIP' A COLBEKT.

A fuis, ce e mal 1663.

Monseigneur, comme il n'y a rien de si précieux que la liberté, et que je tiens de vous celle que je possède aujourd'hui, je vous supplie très-humblement de me permettre de vous en remercier par écrit, puisque j'ai été assez malheureux pour ne l'avoir pu faire de vive voix , quelque soin que j'aie pris pour avoir cet honneur depuis que vous avez eu la bonté de me faire ouvrir les portes de la Bastille.

Que si ma bonne fortune me favorise au point que cette lettre paisse tomber entre vos mains, souD'rez, Monseigneur, que je vous représente, avec tout le respect possible, que, depuis dix ans, j'ai employé tout mon temps , le bien de ma famille et celui de mes amis, à défricher l'affaire des offices * auxquels il n'a été pourvu Ou qui sont exercés par matricule et sans lettres de provision, et que, soit en avances faites dans les coffres du Roi, ou en frais, il a été déboursé près de cent mille écus pour la soutenir. Elle était sur le point, l'année dernière, de prendre un cours très-avantageux au bien du service de S. M., lorsqu'elle fut traversée par ceux mêmes qui avaient plus d'intérêt de la proléger, et cet obstacle

t. Od Jit dans 1« Calaloyne des Partisans : « Lïtardif a t»,\t le Traité des loiséi de$ maisons, entuite de pimieurs autres Traités, comme celai de l'éUbliMement dD loi poar livre, et autres miliiltee de celte <iu>lilé. s

9. Il s'^it probablement de la recherche & faire de ceai qui aTaieul, pendant les iroables, Dsarpé des places de Haance aa de Jiidicature; comme tout cela avait une valeur pécaDÏaire, on aTalt adjugé cette ccclierche & des [ernilen, dont LetardiF était le chef, et qoi ataieiit pa;é une auei fo'rte arance au gouTeraenient.

36 FOUCOtlET.

ne sert qu'à arrêter des secours considérables qui étaient prêts d'en revenir à l'épargne, et à suspendre l'effet de mon travail.

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