LE BOI A H. DE DESHAUS
Mons de Besmaus, je vous fais cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous permettiez au sieur de Beringhen età la dame de Beringben, sa femme, accompagnée d'une damoiselle, de voir et d'entretenir, seuls, ensemble ou séparément, de fois k autres, le sieur de Lonne, détenu prisonnier en mon château de la Bastille, sans y apporter aucune difficulté. [Bbitish Museuh.)
Ëerlt & Paris, le SO mai 1663.
Le mime au viénie.
Mons de Besmaus, ayant été ordonné par ma Chambre de justice que le sieur Jeannin de Castille ^, détenu prisonnier en mon cb&teau de la Bastille, sera interrogé par les commissaires députés par ma chambre, pour cet effet, je vous écris cette lettre pour vous dire que vous ayiez à laisser entrer dans mon château de la Bastille les commissaires, pour ouïr et interroger le sieur Jeannin de Castille, toutes fois et quanles vous en serez par eus requis, sans difficulté; je vous ordonne aussi de tenir ledit sieur de Castille sons bonne et sûre garde jusqu'à nouvel ordre de moi '. (Id.) Écrit à Paris, le SI mai 1663.
1. Heori de Berlni;lieii, teigncar d'Armilnvilliera et de Grei, ïcufer de la pelile écurie da Boi, goa*«mear des cîladelleB de Marseille. Hort à Pari.i le 30 avril 1693, Igé de quaire-Tingt-near ans.
3. NicoltM Jeaonln de Castille, marquis de Hao^ea, conseiller an parlement de Paria so 1631, maître des reqaStee, trésorier de l'épargne, lecrétiire des ordres da Roi. Il avait épousé N. Fienbet, Slle d'an ancien iri'sorier de l'épargne. Jeanolp était an bomme de phisir, il avait été l'amant de la maré>:bile de CastelDau, de Madame d'Olonne et de Mademoiselle de Guercby, fitle d'bonneur, reodue rameuse par la sonnet de l'Avoi-lon, l'ait par Bénaiit. Jeannin de Cnstille était flls d'an receveor de P.iria, ancien marchand du soie de la rue Saint- Denis.
3. On avait découvert qu'un projet d'ordonnance de sii millions, faite pour une aUénatioa de rente demeurée sans eiécatiou, avait tlé roucljé au Trésor, et que l'oD arait volé cette somme au Roi. Jeannin avoua le Tait, mais 11 prétendit avoir «u la maio forcée par Foucquet.
40 FOrCQUET.
Le même au même.
Mons de Besmaus, je vous fais cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous donniez au sieur de Ricbemont, détenu prisonnier en mon château de la Bastille, la liberté de se pouvoir promener en la cour de mon châleau, ainsi que les autres qui jouissent de pareille grftce; je trouve bon aussi que vous permettiez à la mère et sœur du sieur de Ricbemont, de le voir et entretenir seules toutes fois et quantes qu'elles le désireront. (Britisq Muséum.) Écrit t Ptrii, le 33 mii mes.
M. DE POMMEREU A COLBBRT.
A Paris, ce jeudi 25 nsi ices.
Ayant cherché le procès-verbal dont j'ai eu l'honneur de vous parler contre ce Launay, avocat du Roi d'Évreux, qui est à la Bastille, je trouve que dans le temps que lelieulenant général d'Évreux me l'envoya, je le donnai à M, le Tellicp, et ainsi je ne l'ai plus ; s'il était nécessaire, celui- qui l'a fait en donnerait encore une expédition; il ne contenait guëres autre chose, si ce n'est que ceLaunay avait parlé contre le gouvernement, et avait dit que la France serait bien mieux en répubbque qu'en monarchie. C'est un homme que je crois un peu fou.
J'ai trouvé ce matin le lieutenant général d'Évreux, qui m'a dit que M. le premier Président l'avait mandé, à la prière de H. de Bouillon ', pour accommoder cette affaire, et que le comte de Saint^Aignan témoignait n'y avoir aucune part, quoique ce fût lui qui l'avait fait venir sous main en cette ville, ayant * apparemment le don de la confiscation de ce Launay, contre lequel il avait informé par commission de la chambre de justice, Rassent lui ayant produit les témoins en partie, touchant des dégradations daus les forêts et autres choses. [B, I.)